Passé de Honda à KTM durant l’inter-saison, Fabio Quartararo semble avoir un peu de mal à s’adapter à sa nouvelle monture. Il a même chuté au Grand Prix de Jerez et pointe à la 19e place du classement général Moto3. À l’aube du Grand Prix de France moto qui se tiendra au Mans ce dimanche 8 mai 2016, Moto Magazine a pu rencontrer le jeune prodige de 17 ans.

Quel bilan fais-tu te ton début de saison ?
Le bilan, c’est trois fois treizième, donc de mauvais résultats. On a encore du mal à s’habituer. Mais le plus important c’est de m’améliorer à chaque fois. Je pense qu’à Austin on a fait un grand pas en avant. Dès le vendredi on a trouvé de bonnes solutions. Malheureusement en course, j’ai cassé la boîte de vitesses alors que j’étais troisième. Alors même si au final je finis 13, je retiens surtout le fait d’avoir pu me battre à nouveau aux avant-postes.

On t’as vu très performant aux essais qualificatifs au Qatar et en Argentine, et pourtant en course, tu n’as pas réussi à concrétiser. Comment expliques-tu cela ?
La moto est très performante sur un tour, mais sur la durée d’une course c’est beaucoup plus difficile d’être constant.

Notre erreur, au team et à moi-même, est d’avoir trop cherché la performance pure au lieu de bien mettre la moto au point pour la course. Du coup en qualifications, j’arrive à sortir un temps assez facilement mais sur 20 tours c’est beaucoup plus compliqué. Heureusement depuis Austin, nous avons vraiment progressé sur ce point. Maintenant on travaille d’avantage pour la course.

Tu es passé de Honda à KTM cette année et les motos semblent très proches. Mais quelles sont, en réalité, les différences entre elles ?
Avec n’importe quel setting, la Honda est vraiment bien, plutôt facile à piloter. En revanche, avec la KTM, dès que tu modifies un petit réglage, cela influe énormément sur son comportement.

En termes de performances, les deux machines sont assez similaires. La KTM demande juste d’être plus minutieux dans la mise au point. Si le réglage n’est pas bon, ça devient assez compliqué. C’est une moto plus difficile.

Quel effet cela procure de rouler au Mans devant le public français ?
J’ai déjà eu l’occasion de remporter une course au Mans, il y a deux ans lorsque je roulais en championnat du monde junior (CEV). J’ai tellement savouré ce moment ! C’était presque plus fort que le titre. Cela fait toujours plaisir de remporter un championnat, mais quand j’ai gagné ici au Mans, c’était vraiment exceptionnel.

Maintenant, il va falloir essayer de reproduire cette performance dans cette catégorie. Je me souviens que l’année dernière pour ma première saison en Moto3, c’était très impressionnant. Lorsque je travaillais avec mon équipe dans le box, j’entendais des centaines de personnes scander mon nom, ça donne vraiment la chair de poule. C’est génial.

As-tu déjà des pistes pour l’année prochaine ? Vas-tu rempiler en Moto3 ou monter en Moto2 ?
Tout dépend des résultats que j’obtiendrai cette année. Le moto2 est une possibilité. Il est encore un peu tôt pour en parler. Pour l’instant je suis vraiment concentré à 200 % sur le Moto3 avec toute mon équipe.

Photos : Motogp.com

Dans la boutique motomag :

- Le chrono ne ment pas…1 de Steven Casaer (guide sur le pilotage)

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