Les Assises nationales de la FFMC 2010 battent leur plein au Cap d’Agde (34). Ce dimanche, motomag.com fait connaissance avec deux jeunes militants (ils ont 29 et 31 ans), Fred et Fred (devinez leur prénom...). Ils s’occupent des antennes de l’Yonne et du Vaucluse, mais se présentent devant l’assemblée des Motards en Colère dans l’espoir d’être élus, le 24 mai, au bureau national de la FFMC.
Les deux Fred ont un parcours motard différent, et une pratique de la moto différente. Ils se retrouvent pourtant dans le militantisme, et sont candidats à l’élection au bureau national de la FFMC. Dans le cadre d’un mandat de deux ans bénévole, ces deux jeunes trentenaires, menuisier et informaticien de profession, tenteront de faire comprendre aux autorités de notre pays que non, la moto ce n’est pas une passion dont l’unique but est de dessouder sur la route...
Fred et Fred bonjour, racontez-nous brièvement votre parcours à la FFMC !
Fred (FFMC 89) : J’ai créé l’antenne FFMC de l’Yonne en 2003. C’était au moment où Sarkozy annonçait l’installation des premiers radars automatiques. Je me suis dit qu’il y avait urgence à s’engager, ça ne pouvait plus attendre. J’avais 22 ans. Aujourd’hui j’en ai 29, et l’antenne FFMC 89 compte 54 adhérents.
Fred et Fred, bravo pour votre engagement militant au service de la communauté des usagers 2RM..Y-a-t-il un rapport avec le Fred du forum Moto-Mag ?
Frédéric (FFMC 84) : Je revenais des États-Unis. Quand je suis rentré en France en 2003, je me suis remis à la moto et me suis rendu compte que tout avait changé. Il y avait des contrôles de police partout, des radars automatiques, mais aussi une motophobie ambiante propre à me mettre en colère. J’ai rejoint l’antenne FFMC de Paris et Petite Couronne (FFMC-PPC). En 2008 j’ai déménagé à Avignon. Je suis désormais membre du bureau de l’antenne FFMC 84. J’ai 31 ans.
Qu’est ce qui vous motive, depuis tant d’années, à passer des soirées et des week-end bénévolement à faire vivre cette association ?
Fred : C’est vrai que parfois, on regarde le temps passé, et on se dit que les autres pourraient le faire aussi. D’un autre côté, se contenter de râler sur les forums n’a jamais fait avancer les choses. On ne peut pas rester passif face aux attaques dont est victime la moto. Militer à la FFMC ne rapporte pas d’argent, et génère même des moqueries au boulot, du genre : « tiens, vlà le motard en colère ! » avec les ricanements qui vont avec... Mon intérêt premier reste d’éviter la frustration. Je préfère ne pas rester chez moi et être actif.
Frédéric : Je n’ai pas toujours ressenti cela, mais plus ça va et plus je trouve que c’est notre devoir de citoyen de nous engager pour défendre nos droits. Je milite à la FFMC, mais aussi pour les droits de l’homme, au Réseau Éducation Sans Frontières (RESF). C’est une façon de résister. Je suis atterré par le manque de bonnes volontés actuellement, le manque d’implication des motards, et des Français en général.
Qu’appréciez-vous à la FFMC, et qu’est ce qui vous motive à vous impliquer au plan national ?
Fred : On fait beaucoup de rencontres dans ce mouvement. Les motards militants viennent de tous horizons, de tous milieux sociaux, c’est extrêmement enrichissant. On échange, on débat et on apprend beaucoup de choses.
Frédéric : On rencontre même les journalistes de Moto Magazine ! Et puis on est un peu masochiste. Durant les manifs, on se fait engueuler par les autres motards, ils râlent, nous disent que c’est mal organisé. Il arrive également qu’on se retrouve dans une salle avec 150 képis autour pour discuter sécurité routière… Mais on aime ça, et on y retourne, par conviction.
Parlons moto, maintenant : vous roulez sur quoi et quelle bécane aimeriez-vous posséder ?
Fred : Je roule sur une Aprilia RSV 1000 depuis l’année 2000. Dans les sportives, c’est une moto qui reste un bon compromis entre les sensations et l’esthétique. Bien sûr, je rêve d’une Ducati 998 mais ce n’est pas abordable…
Frédéric : Je conduis une Suzuki V-Strom de 2004. Ma moto doit être polyvalente, car je l’utilise au quotidien mais aussi pour parcourir l’Europe. La moto qui m’attire est la BMW GS Adventure mais c’est deux fois le prix de ma Suzuki. Voilà c’est réglé…
Nicolas Grumel - 23/05/2010
La Direction à la sécurité et à la circulation routières (DSCR) lance, le 23 mai, une campagne de sensibilisation sur le risque à moto en rase campagne. Alors, rasante ou non, la campagne ?
L’Assurance mutuelle des motards (AMDM) a fêté, le 21 mai, les 10 ans de l’opération « Ouvrez les circuits », prolongée en 2008 par les « Open Mutuelle des Motards ». Grâce à cette organisation, pour une somme modique, n’importe quel conducteur peut profiter des conseils de pilotes professionnels sur un circuit fermé, et parfait sa conduite.
La constitution du nouveau gouvernement va avoir une incidence sur la Sécurité Routière et espérons le sur la perception de la moto. D’après plusieurs sources, Jean-Luc Névache, actuel délégué à la SR, devient le directeur de cabinet de Marisol Touraine, ministre des Affaires Sociales et de la Santé.
Les premiers décrets tombent pour imposer les Zapa dans plusieurs villes tests. Interdisant les motos et scooters anciens dans les centres villes. Grenoble fait partie des villes concernées. La FFMC locale suit le dossier de près et s’oppose à l’expérimentation… et en découvre de biens belles !
Quatre motos au lieu d’une voiture : la mairie de Cholet a trouvé le moyen de rentabiliser ses places de parking ! Samedi 5 mai 2012, à la veille du second tour de la présidentielle, la FFMC 49 a réuni 120 motards pour manifester leur refus de voir créer des places de parking moto payantes.