Après plusieurs phases d’expérimentations sur route et piste, Triumph finalise enfin sa TE-1 et nous dévoile ses caractéristiques finales ! Pour rappel, elle est le fruit d’une collaboration inédite avec Williams Advanced Engineering, Integral Powertrain, WMG et l’Université de Warwick, elle-même financée par l’Office for Zero Emission Vehicles.

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Plusieurs mois d’études et d’essais ont permis de calibrer la puissance et l’arrivée du couple, d’optimiser l’autonomie et la température de la batterie, de développer les différents modes de conduite et de peaufiner la régénération par freinage. Brandon Paasch, pilote et champion du Daytona 200, a contribué à améliorer les performances et le comportement global de la moto.

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Triumph annonce "dépasser les attentes (...) atteignant tous les objectifs du projet, établissant de nouvelles normes pour l’ensemble du secteur, y compris les performances finales de la batterie et l’autonomie". Voyons voir cela de plus près...


Triumph TE-1 : une E-Speed Triple de 175 ch

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Parlons performances ! La TE-1 est propulsée par un moteur à refroidissement liquide de 130 kW (177 ch !) développant 109 Nm de couple. Elle abattrait le 0 à 100 km/h en 3,6 secondes. Triumph précise que ces résultats peuvent être perfectionnés en travaillant l’électronique, notamment sur le contrôle de traction et l’anti-wheeling.

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Toujours sur le plan technologique, la moto s’agrémente aussi d’un corner ABS 6 axes, de 4 modes de conduite et d’une marche arrière. Coté poids, la machine affiche 220 kg sur la balance, un record ? A titre de comparaison, le poids de la Zero SR/S (modèle caréné) culmine à 235 kg, tandis que la Harley-Davidson LiveWire s’affiche à 249 kg. La Ducati V21L de MotoE de son coté, obtient une pesée de 225 kg.

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Les sensations de conduite (couple, ergonomie, géométrie, répartition du poids) se rapprocheraient de son alter-ego thermique, la Triumph Speed Triple 1200 RS. La TE-1 est entièrement conçue dans cette optique... Mais quid du son caractéristique du 3 cylindres ? Pour répondre à cela, Triumph a particulièrement étudié le son de sa nouvelle machine, en jouant sur la transmission primaire à engrenages hélicoïdaux. En revanche, propulsion électrique oblige, la boite est automatique.


Triumph TE-1 : et l’autonomie ?

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En utilisation mixte (ville, routes et autoroutes), la TE-1 et ses batteries de 15 kWh offre 161 km d’autonomie. Un résultat plutôt satisfaisant pour une moto dite "sportive". Selon Triumph, optimiser le freinage régénératif pourrait la prolonger. Enfin, la moto dispose d’une charge rapide qui la remettrait d’aplomb après seulement 20 min (0 à 80% de charge)... Pas mal !

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Triumph TE-1 : vers un avenir électrique ?

Alors certes, la TE-1 garde (pour l’instant ?) son statut de prototype, mais elle fait figure de point de départ vers d’autres expérimentations "sur prises".

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« Première étape de notre voyage vers le développement de notre approche future de la technologie du groupe motopropulseur électrique, le prototype TE-1 et les résultats incroyables qu’il a obtenus dans le cadre de son programme d’essais intensifs ont fourni des informations et des capacités cruciales qui guideront finalement notre développement futur, explique Steve Sargent, chef de produit chez Triumph. Bien sûr, la moto de production finale ne sera pas exactement ce que vous voyez ici aujourd’hui, mais soyez assurés que les modèles que nous développerons engloberont tous ses enseignements et son esprit dynamique passionnant. »

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