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Tu aimes la moto sur circuit, aussi. Tu pratiques beaucoup ?
J’ai une moto de piste, une Yamaha R6. Malheureusement je n’ai jamais le temps d’en faire. Peut-être une ou deux fois par an, c’est tout. Le problème, c’est qu’il y a à chaque fois six ou 8 mois entre mes sessions de roulage.

Donc c’est un peu inutile, je ne progresse pas trop et en plus ça me fait perdre un peu de temps dans mon sport. À l’avenir, je vais essayer de moins m’éparpiller. Mais plus tard, pourquoi pas en faire d’avantage.

Que penses-tu de l’arrivée des motos électriques dans le cross ?
L’électrique peut-être super performant. Je sais qu’ils arrivent à faire des moteurs avec beaucoup de couple. Il peut y avoir plus de puissance à l’accélération. Ça peut aussi être plus léger qu’une moto « normale ». L’électrique peut être l’avenir du sport.

En plus c’est moyen bruyant, ça pollue moins. Ça pourrait plaire à tous les écolos donc pourquoi pas. Après c’est sûr que sans le bruit, il y aura beaucoup moins de charme. Mais si ça nous permet de continuer à faire notre sport.

De nos jours, les terrains de cross ferment les uns après les autres. On est constamment confronté aux écologistes, alors si l’électrique peut être la solution…

Depuis le 1er juillet il est interdit de circuler avec les vieux véhicules dans Paris. Évidemment les motards sont aussi touchés. Qu’en penses-tu ?
Le politique tape toujours sur les pauvres. C’est le pauvre qui paye… Si tu as une vieille moto c’est que, de manière générale, tu n’as pas les moyens de t’en payer une nouvelle…

Après toutes ces années, comment fais-tu pour rester motivé ?
Ma motivation première est la recherche de nouvelles figures. C’est vraiment ça qui me stimule. Essayer d’être différent, de me démarquer des autres. Ça me rend meilleur et c’est ce qui me pousse à continuer.

Peu de pilotes travaillent à l’élaboration de nouvelles rampes alors que toi tu es très investi, pourquoi ?
On est peu à vouloir investir, dépenser son argent personnel pour développer de nouvelles rampes. Et forcement, les pilotes qui n’arrivent pas à suivre disent qu’ils ne sont pas pour ces évolutions. Ils n’ont pas la motivation, l’envie, le talent. Mon but est de faire avancer ce sport mais je crois que ce n’est pas le cas de tout le monde. Certains essaient de le tirer vers le bas.

Où est-ce que tu te vois dans dix ans ?
Je n’ai pas encore trop pensé à l’avenir. Ce qui est sûr, c’est que j’aimerais garder un pied dans le monde des sports mécaniques, de la performance. Peut-être dans une voiture au Dakar, ça pourrait-être cool mais ce n’est pas gagné !


À lire la première partie de cette interview de Tom Pagès

Dans la Boutique Motomag.com

- Retrouvez le portrait de Tom Pagès paru dans Moto Magazine n°299 (juillet-août 2013)

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