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MX : Pichon dans le doute MX : Pichon dominé

Il s’attache alors les services d’un ancien champion français, Jacky Vimond, et signe pour Honda, dans le team semi-officiel Tiscali, pour rouler sur la 450 CRF (4 temps), une des meilleures motos du plateau. Mais il lui faut s’adapter au 4 temps et composer avec un moteur beaucoup plus puissant et coupleux qui nécessite de doser alors que son pilotage naturel est plutôt « d’ouvrir en grand ».
Il s’entraîne dur et compte parmi les favoris en début de saison, mais les circonstances ne lui sont pas favorables : Déjà, avec 3 épreuves en Belgique et 2 aux Pays-Bas (pistes sablonneuses), le calendrier avantage les Belges, « C’est évident » confirme Mickaël, « Mais on ne peut rien faire contre ça ».

Un début de saison difficile

A Zolder, en Belgique, dans la 2e manche, il est le seul favori entraîné dans une chute au 1er virage et repart dernier. En 1ère manche à Bellpuig (Espagne) il se retrouve... embourbé (!) et abandonne. A Teutschental, en Allemagne, il chute lourdement aux essais, « par excès de confiance » , alors qu’il a déjà la pole position en poche, et se blesse aux épaules.
A Saint Jean d’Angély, en Charente, c’est le frein avant de sa Honda qui le lâche et le contraint à l’abandon alors qu’il se bat en tête de la 2e manche avec Everts. Enfin, alors qu’il est souvent le plus rapide aux essais, il a du mal à résister aux Belges en course malgré sa très bonne préparation : « Les Belges sont trop forts, ils semblent ne pas se fatiguer » Lâche-t-il plein de sous entendus. Les belges sont d’ailleurs 5 parmi les 8 premiers du championnat du monde !

Bilan à mi-saison : sur 16 manches disputées, Mickaël n’a terminé que 6 fois dans les 3 premiers et il n’a remporté que 2 victoires de manche. Insuffisant et décevant pour un candidat au titre. Après le GP de France, il est 4ème au classement général mais avec 104 points de retard sur son grand rival S. Everts. Découragé, Mickaël ? Ce n’est pas son genre : « Je suis un battant, j’y croirais jusqu’au bout, tout peut arriver ». C’est vrai, mais il serait temps que la roue tourne et que la réussite revienne.

Thierry Dupuis correspondant Charente

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