Chaussées glissantes, obstacles latéraux mal placés, plaques d’égout dans les virages… Les usagers vulnérables sont particulièrement sensibles aux aménagements routiers. C’est pour cette raison qu’a été organisée, par la Fédération française des motards en colère des Côtes-d’Armor (FFMC 22), l’opération « Motard d’un jour », le 26 septembre dernier. L’occasion, pour les élus locaux comme pour les fonctionnaires en charge de la voirie, de découvrir le quotidien des motards face aux dangers de la route.

12 élus, fonctionnaires et un député
Cette 3e édition est une réussite pour la FFMC 22 : pas moins de 12 personnalités - élus, techniciens, représentant du préfet - se sont assis sur la selle arrière d’une moto conduite par un militant de la FFMC 22. Marc Le Fur, député des Côtes-d’Armor, s’est même rendu disponible pendant une heure pour participer à cette action.

En passager pour comprendre
Après un briefing autour d’un petit déjeuner, les apprentis motards sont passés de la théorie à la pratique. Sur un parcours d’une quarantaine de kilomètres, élus, agents techniques, décideurs… confortablement installés en passager sur une moto, ont concrètement pu se rendre compte des spécificités de la conduite d’un 2-roues motorisé.

Marquer les esprits
« Comme lors des opérations précédentes, nous avions préalablement marqué les infrastructures d’un smiley vert lorsque l’infrastructure était bien pensée, et d’un rouge en cas de danger, explique la FFMC 22. Cette méthode permet d’identifier, en roulant, les endroits que l’on veut mettre en exergue. Cette année, nous n’avons mis aucun smiley vert, ce qui prouve bien qu’il est urgent d’agir ».

Ralentisseurs hors normes, rond-points glissants
Après quelques ronds-points dangereux, des ralentisseurs hors normes à foison, des routes remplies de gravillons, l’ensemble des protagonistes s’est retrouvé autour d’une paella. Une façon de continuer à échanger sur les spécificités des 2-roues motorisés.

Des promesses à tenir !
« Certains des participants ont promis de revenir l’an prochain, et surtout d’informer leurs collègues de ce qu’ils ont découvert lors de cette balade pédagogique, poursuit la FFMC 22. Ils nous ont également informés qu’ils regarderaient les moyens qui peuvent être mis en place pour baisser le nombre d’accidents dans la région. On ne demande qu’à les croire ».

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