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Ornières, ralentisseurs hors-norme, revêtements glissants, mobilier urbain dangereux… la liste est longue des points noirs pouvant apparaître dangereux pour les usagers en 2-roues motorisé (2RM).

L’opération Motard d’un jour, menée par les antennes départementale de la Fédération française des motards en colère (FFMC) en ce mois de juin, consiste à montrer aux élus, techniciens et responsables de voirie locaux, non motards mais circulant le temps d’une balade déterminée à l’avance par les militants en passager sur une moto, les dangers que représentent certains aménagements routiers.

Jean-Michel Sénéchal, coordinateur de l’antenne FFMC de l’Hérault, explique à Motomag.com l’utilité de cette action, qui est organisée depuis une douzaine d’années par son antenne.

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Depuis une douzaine d’année, la FFMC de l’Hérault, avec à sa tête Jean-Michel Sénéchal, coordinateur de l’antenne, organise des opérations Motard d’un jour.

Comment se déroule une journée Motard d’un jour de la FFMC 34 ?
Les techniciens sont invités à une balade éducative le matin, et les élus l’après-midi. On commence par un briefing sur le parcours et les points noirs rencontrés. En amont, sur le parcours, nous avons identifié ces infrastructures. Chaque demi-journée se termine par un débriefing.

Pourquoi séparer les techniciens des élus ?
Avec les techniciens, nous abordons des problèmes plus concrets d’installation, de normes à respecter. Avec les élus nous orientons le discours vers les spécificités de la conduite d’un 2-roues : le fait que l’on peut facilement être déséquilibré et glisser, par exemple en roulant sur des pavés en marbre, comme il en existe beaucoup dans la ville de Montpellier.

Une moto ne se conduisant pas comme une voiture mais étant par définition en équilibre avec deux pneus comme seul contact, le choix du revêtement, celui du mobilier urbain et d’autres infrastructures sont très importants.

Le public que vous interpellez répond-il facilement à votre invitation ?
Malheureusement non… En 2015, nous avions invité l’ensemble des maires de la future métropole autour de Montpellier. Quatre élus seulement se sont déplacés. En revanche, les techniciens sont plus ouverts à ce genre d’opération.

Au total, combien de néophytes sont initiés de la sorte à la balade en moto ?
Chaque année, nous sensibilisons en moyenne une quinzaine de techniciens. Les élus sont en moyenne une demi-douzaine. Cette année, nous avons prévu d’axer l’opération en direction des techniciens des mairies et de la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) de l’Hérault.

Nous invitons également le nouveau préfet et son directeur de cabinet. Comme leurs prédécesseurs ont toujours décliné l’invitation, ce sera l’occasion de les rencontrer.

Avez-vous obtenu des avancées lors des précédentes opérations ?
La réponse est complexe. Le jour de l’opération, les élus se montrent très intéressés par ce qu’on leur présente. Ils nous disent : « c’est bien ce que vous faites, il faut nous signaler tout cela, nous envoyer des courriers pour signaler ces points noirs »… Mais les paroles sont rarement suivies des faits. Ce dossier peut tomber dans l’oubli. L’antenne FFMC doit en permanence revenir à la charge.

Mais à l’arrivée, des points noirs sont-ils résorbés ?
Bien sûr, même si cela peut prendre du temps. Quand il s’agit de reboucher un trou, d’enlever un mobilier dangereux, l’intervention peut être menée rapidement, mais quand on demande à débloquer 400 000 euros pour modifier une infrastructure routière, comme cela nous est arrivé sur la route de Saint-Aunès près de Maugio, à la suite d’un accident mortel, c’est plus compliqué.

Les élus qui voudraient bien aller plus vite sont confrontés à des problèmes de budget, de priorité, de lourdeurs administratives.

Motard d’un jour reste une opération importante pour la FFMC 34 ?
Oui, parce que même si, par la suite, les infrastructures ne sont pas rapidement modifiées, l’antenne départementale de la FFMC a réussi à faire prendre conscience à ces élus des réalités de la conduite d’un 2-roues.

L’avis des participants en vidéo

La FFMC 34 a réalisé des interviewes vidéo des participants à l’opération Motard d’un jour. Des entretiens qui révèlent l’utilité de ce type d’opération de sensibilisation :

. Motard d’un jour : Dominique Jaumard, directeur des routes du Département de l’Hérault

. Motard d’un jour : Jérémie Malek, conseiller municipal de Montpellier en charge du plan de déplacement

. Motard d’un jour : Stéphane Pic, Monsieur Moto du département de l’Hérault

. Motard d’un jour : Nicolas Pierre, expert auto-moto et adhérent FFMC 34

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