En sortant dans la rue ce dimanche matin vers 11h30, force était de constater qu’il y avait quand même beaucoup de voitures sur l’axe Gare du Nord – Porte de la chapelle pour une journée sans voitures. Nul doute que la municipalité n’a pas jugé utile de se déplacer dans ce quartier du Nord de la capitale pour immortaliser le bonheur retrouvé de tous ces Parisiens enfin réconciliés avec leur ville sans nuisances sonores, sans stress et sans pollution.
Pour Anne Hidalgo, cette journée a été un vif succès.

Pour Christophe Najdovski, adjoint aux transports, l’heure est aussi aux réjouissances.

Certains Parisiens ont pu exprimer toute leur créativité à l’occasion de cette journée sans voitures.

Derrière le triomphalisme du discours officiel se cachent pourtant plusieurs cafouillages qui n’aident pas à une bonne compréhension des vertus de cette journée sans voiture. En effet, s’il s’agit de réduire la pollution de l’air, difficile de comprendre la raison pour laquelle les autolib électriques n’étaient pas autorisées à circuler contrairement aux taxis et aux VTC à moteur thermique. Certains ironisent sur le visage sinistre d’un Paris vidé de ses voitures et donc d’une partie de sa vie. Une situation à laquelle n’est pas étrangère la météo en demi-teinte de ce dimanche 1er octobre.

Sur Twitter on se plaint aussi beaucoup des transports en commun. Sans cesse présenté comme l’alternative numéro 1 à l’automobile ou à la moto, le métro s’est attiré de nombreuses critiques ce dimanche. Les usagers auraient souhaité plus de rames en circulation, tel Greg de Fun radio.

Certaines auraient aussi souhaité des tarifs préférentiels voire la gratuité des transports en commun pour cette journée. C’est le cas de Sourya Zinnoury...

et de Brut qui rappelle que Niort, notamment, a décidé de rendre ses transports en commun gratuits pour réduire la pollution.

Enfin, nous avons même trouvé un motard heureux qui remercie chaleureusement Anne Hidalgo pour lui avoir permis de s’initier au Vélib

et un dessinateur plus bougon qui suggère un nouveau thème pour le prochain "Paris sans..."


Et, comme il se doit, le mot de la fin revient à un psy dont le propos nous éclaire sur nos diverses frustrations selon que l’on a bien ou mal accueilli cette journée sans voiture.

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