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Heitz persiste et signe

vendredi 18 novembre 2005

Les contrôles concernant les remontées de files vont être intensifiés

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Remy Heitz, le délégué interministériel à La Sécurité Routière, est connu pour ses prises de positions anti moto. Cette fois-ci il le dit clairement dans « Action Auto Moto » du mois de novembre. (photo G. Matthieu)

On savait que Rémy Heitz, le délégué interministériel à la Sécurité Routière, était particulièrement motophobe. Après ses déclarations lors du Mondial du deux-roues, il récidive dans le journal « Action Auto Moto » (N° 128) de novembre 2005.

Page 33, il livre au journaliste maison la position du gouvernement concernant les remontées de files : « La remontée de files est interdite par le Code de la Route. Il est hors question de la tolérer. » Plus loin il affirme que « ce comportement est dangereux. Nous allons intensifier les contrôles ». Il n’y aura pas d’indulgence, car même si « les forces de l’ordre font preuve de discernement. Elles verbalisent les comportements les plus dangereux. Mais attention cela ne signifie pas qu’il y ait une tolérance pour les remontées de files à vitesse modérée ».

Remy Heitz, ne lit même pas le rapport publié par ses propres services intitulé « Les motocyclettes et la Sécurité Routière en France en 2003 », où il est clairement énoncé que la pratique des remontées de files n’a provoqué « que » 7 décès cette année-là, soit moins de 1% des 785 cas d’accidents mortels concernant des motards.

Le souhait du gouvernement est d’abaisser le nombre de motards tués sur les routes. Actuellement ce chiffre atteint 15% (du nombre total des tués) alors qu’il n’était que de 9% en 1996. Cette intention est louable, mais plutôt que de s’attaquer aux causes comme le « mobilier urbain » au milieu de la voirie, la mauvaise prise en compte des motards par les automobilistes lors du passage du permis de conduire, etc… Rémy Heitz et le gouvernement qu’il représente sortent la matraque. « Nos orientations sont plus à la fermeté qu’au laxisme. » On a vu ce que cela a donné dans les banlieues.

Résultat, une fois les forces de police dégagées de l’état d’urgence (qui a été prolongé jusqu’en février 2006), il est fort à craindre qu’elles ne passent à l’offensive et fassent du chiffre en alignant les P.V. le matin, quand les motards iront travailler.
En conséquence, des opérations comme celle du 8 juin 2005 sur l’A4 risquent de se généraliser.

T.L.

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