La Stella Alpina est l’un des plus vieux rassemblement Européen. Il se déroule chaque année en Italie, non loin de Bardonecchia, juste à la sortie du tunnel de Frejus, le deuxième week-end de juillet.

Seul au monde
La grande particularité de cette concentration est qu’elle se déroule en totale autonomie. Il n’y a ni inscription, ni organisation, chaque participant vient avec sa tente, sa bouffe… et sa bonne humeur.

Vers le sommet
L’apothéose de ce rassemblement a lieu le dimanche. Il s’agit de prendre la direction du col Sommeiller, situé à 3.009 mètres, par une piste bien « dégueu » qui peut, certaines années, s’avérer impraticable si la neige est de la partie. Le but ultime est de monter le plus haut possible pour aller chercher la médaille et le sticker. Et cette tradition perdure depuis plus de 51 ans !

C’est le cirque
Dès le vendredi soir, les premiers participants affluent au campement de base. Il se situe dans un magnifique cirque entouré de cascades et d’un lac au lieu-dit « A la Grange du Fond », au refuge de Rochemolles, à 2.160 mètres d’altitude. Pour s’y rendre, la piste est praticable, à la condition d’avoir un carénage ni trop bas, ni trop fragile. Sur place, il n’y a rien hormis l’eau, très fraîche, coulant de la source. Les participants en profitent pour se désaltérer ou se laver.

Rencontre au sommet
Le samedi, pas moins de 500 tentes étaient comptabilisées, avec en prime un soleil et une température dépassant les 30 degrés. Quel contraste par rapport à certaines années où la neige tarde à fondre. (Voir notre reportage sur l’édition 2015 de la Stella Alpina)

Sur place, les rencontres multiculturelles sont garanties avec de nombreuses nationalités représentées. Majoritairement nous retrouvons des Italiens et des Allemands, mais aussi des Français, des Suisses, des Espagnols, des Belges, ainsi que des Anglais et des Hollandais. Autrefois la montée du col s’effectuait principalement sur des motos de route mais aujourd’hui ce sont plutôt les BMW GS ou les KTM qui s’amusent comme des petits fous. Il reste malgré tout quelques routières et anciennes à l’instar de cette jolie Velocette 350 MAC de 1936, conduite par un Anglais, de cette BSA A 50 sur laquelle Yves est venu de Moselle.

Douce nuit
Dans ce cirque, c’est un peu « l’auberge Espagnole » ! À la nuit tombée, les feux de camps se dressent et chacun fait découvrir aux uns et aux autres les spécialités culinaires de son pays. Le tout au son des guitares et harmonicas, qui resonnent dans la montagne jusqu’à très tard dans la nuit…

Allez plus haut
Routières, enduro, quad… Le dimanche matin, c’est parti pour la montée vers le Sommeiller, avec ou sans « gueule de bois ». Au début, la piste est plutôt belle et docile, mais rapidement les participants doivent braver différents obtacles de taille. Le chemin praticable se tranforme rapidement en champ de pierres, de cailloux, de rochers, sans compter la neige éternelle, présente pour nous rappeler que la « montagne est belle… » Au final, très peu d’élus, obtiendront la fameuse médaille.

Malgré tout, avec ou sans médaille, tous les participants repartent de ce week-end avec le sentiment d’avoir vécu une belle aventure humaine.

Un peu d’histoire

La Stella Alpina est née à la suite d’un pari, en 1966. Harry Louis, alors directeur de la revue The Motor Cycle et éditeur de renom, soutenait que le plus haut col d’Italie était le Stelvio. Mario Artuso, de son côté, prétendait que c’était le Sommeiller.
Nos deux compères seront donc départagés par l’altimètre. Le pari sera remporté par Mario. Le Sommeiller, situé à 3.009 mètres d’altitude est bien le plus haut col italien, devant le Stelvio, situé à 2.758 mètres. C’est ainsi qu’est née cette concentration, le rassemblement moto le plus haut d’Europe.

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