La dernière réunion des États généraux de la sécurité des motos a eu lieu le 16 novembre à la Grande Arche de la Défense (92) en présence de la FFMC. Vu les dernières annonces gouvernementales sur l’augmentation de la sinistralité des 2RM, on craignait des mesures anti-moto. Il n’en a rien été… pour l’instant !
La déléguée interministérielle à la Sécurité routière, Michèle Merli, a annoncé, le 16 novembre, son intention de prolonger d’une année les États généraux de la sécurité des motos, afin de mieux connaître les problèmes liés à ce mode de transport. Elle a également renouvelé son intention de mener un test sur la circulation inter-files des deux-roues motorisés (2RM), mais aussi sur la possibilité de rouler dans les couloirs de bus.
Les idées loufoques, comme le port d’un gilet fluo, l’obligation d’utiliser un casque intégral, l’installation d’une plaque à l’avant des motos, ont été écartées.
Définitivement ou provisoirement ? On ne sait pas encore si tout cela est seulement repoussé d’un an…
En tout cas, le ton donné par Michèle Merli était à l’apaisement.
le mieux, pour être en sécurité totale, est d’arrêter de rouler, en moto, auto, vélo, roller, patinette, etc parler d’équipements en plus ?? pourquoi pas des roulettes, une carrosserie, un pare-choc,.... la moto est une liberté, point (...)
Une réunion du Conseil interministériel de sécurité routière (CISR) devrait se tenir début janvier prochain. Espérons que le gouvernement, qui envisage de transférer la Sécurité routière du secrétariat d’État aux Transports vers le ministère de l’Intérieur, n’envisage pas de nouvelles mesures répressives.
Un revirement dû en partie à la pugnacité du Mouvement FFMC, comme l’atteste Philippe Leduncq, élu au bureau national de la « Fédé » : « Nous travaillons depuis le mois de juin 2009 au sein des Etats généraux ; nos idées orientées vers l’éducation et la prévention ont retenu l’attention des participants. Le gouvernement doit en tenir compte. »
Pression. Parallèlement aux Etats généraux, la FFMC rencontrera, mercredi 18 novembre, le secrétaire d’Etat aux Transports, Dominique Bussereau, avec Michèle Merli. L’association lui a d’ores et déjà envoyé une lettre ouverte (disponible en PDF, cf. ci-à droite). Elle attire leur attention sur la nécessité de trouver des avancées constructives pour la sécurité des deux-roues, sans pour cela tomber dans l’habituel cliché du tout répressif.
Elle interpelle ainsi le secrétaire d’État : « Ne laissez pas passer cette formidable occasion que représente la mise en commun des efforts déployés depuis six mois dans la concertation engagée par ses services. » Et de rappeler quelques axes de travail, majeurs à ses yeux pour une amélioration durable de la sécurité des usagers de 2RM :
Formation, dont un renforcement de celle-ci pour l’équivalence Permis B/125, le maintien de l’accès à la conduite à 14 ans, apprentissage et non examen, lors des montées en puissance.
Equipement : sensibilisation des néo-usagers à l’importance d’un équipement de protection corporel.
Communication : promotion du partage de la route.
Réglementation : intégration des nouveaux usages dans le code de la route, autorisation sous conditions de la circulation entre les files et d’usage des voies de bus.
Infrastructures : prise en compte du 2RM dans la conception et la gestion des infrastructures routière et urbaines.
Même si Michèle Merli concluait, lors de la réunion plénière du 16 novembre, à la nécessité de poursuivre recherches et concertation sur ce sujet, l’initiative semblait nécessaire. Afin, comme on dit, que nul n’ignore…
Frédéric Brozdziak - 17/11/2009
La procédure de référé-suspension déposé par la société NavX, devant le Conseil d’État a été rejetée, mercredi 8 février 2012. La nouvelle vient de nous être communiquée par l’avocat de la société, Ron Soffer (avocat d’affaire au barreau de Paris et New York, spécialisé dans le contentieux international).
Depuis le 1er février, le tarif autoroutier augmente de 2,5 %, en moyenne dans l’Hexagone. Les exploitants privés expliquent que c’est l’administration qui fixe le barème. Mais ils profitent aussi de la situation…
Le député UMP de la Loire, Yves Nicolin, vient de proposer un contrôle technique pour le deux-roues à moteurs de plus de 50 cm3. Et bien non ! c’est pas une blague ! Une simple proposition de loi qui intervient dans le cadre de la lutte contre le bruit.
La circulaire interne de Honda France concernant le contrôle technique, et publiée par motomag.com, a attiré des commentaires incendiaires. Qu’en est-il au juste des positions des uns et des autres ? Nous revenons sur un dispositif qui grâce à la mobilisation des motards a pris l’eau, mais n’est pas encore complètement coulé.
Honda France réagit à l’article paru sur Motomag.com, le 18 janvier dernier ! Nous affirmions, doc’ à l’appui, que l’importateur japonais incitait son réseau de concessionnaires français à créer des structures en vue du contrôle technique 2 roues. Voici la réponse de Honda France.