En janvier 2007, concernant la limitation à 100 ch des motos en France, la FFMC appelait à porter plainte contre l’État pour non-respect du droit communautaire. Les plaintes de 15.399 citoyens viennent d’être envoyées à la Commission européenne.
Le paradoxe de la spécialité française
« En imposant le bridage des motos vendues et immatriculées sur son territoire à 73,6 kilowatts (soit 100 ch), l’État français viole le principe fondamental de libre circulation des personnes et des marchandises », indique la FFMC (Fédération française des motards en colère).
Aussi juge-t-elle que ce bridage porte préjudice aux motards hexagonaux.
En effet, un Français ne peut par exemple acheter une moto dans un autre pays de l’Union, car il se retrouverait hors-la-loi dans son pays !
« Pour le moins paradoxal [...], alors que c’est justement l’État français qui ne respecte pas la législation européenne », note l’association de motards.
Bonjour à toutes et à tous, Je pense que l’important est de faire un bon usage de la puissance et que la finalité doit être l’amélioration de la sécurité.Aussi, je trouve que quitte à dépenser de l’énergie dans une action contre l’état les associations devraient peut être commencer par attaquer les (...)
L’opération de "collecte" des plaintes est terminée.
Si vous souhaitez participer à cette action, adressez directement votre
plainte à la Commission européenne :
Secrétariat général de la Commission européenne
Service des plaintes
200 rue de la Loi, 1049 Bruxelles, Belgique
Soutenez les démarches de la FFMC en remplissant le bulletin d’adhésion disponible sur son site.
Retrouvez le communiqué complet : « Loi des 100 chevaux : la FFMC appelle à la mobilisation ». Tous les détails qui légitiment cette action y sont exposés.
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Brider pour le bien-être des motards
La FFMC, rappelant que le bridage est motivé par la « sécurité » sur route, souligne l’absence de justification de la mesure : « L’Etat français n’a jamais pu établir de corrélation entre la puissance des motos et l’accidentologie des motards. » Et de souligner que, comparée à d’autres pays européens, la mortalité des motards en France est encore supérieure.
« Imposer une restriction matérielle sans fondement sur les véhicules, c’est aussi refuser de reconnaître le rôle capital du facteur humain dans les accidents. » L’association réaffirme donc sa conviction que la baisse du nombre de tués doit passer par « la responsabilisation et l’éducation des individus ».
Mais tout le monde ne donne pas le même sens à l’éducation : pour trop de nos dirigeants, éduquer en matière de sécurité routière signifie inculquer la peur de la sanction.
« Des citoyens comme les autres »
Pourtant, « les motards sont des citoyens comme les autres, conscients de leur vulnérabilité, et non des irresponsables que l’on doit protéger d’eux-mêmes », ajoute l’association.
C’est sur la base de ces arguments que les Motards en colère ont décidé de saisir la Commission européenne, avec le soutien de 15.399 citoyens.
Ils affirment ainsi « leur ras-le-bol d’une politique de sécurité routière aussi liberticide qu’inefficace », conclue la FFMC, qui remercie les signataires.
Grégoire Acerra - 10/07/2007
À l’initiative de la FFMC 63, plusieurs rails de « sécurité » ont enfin été équipés de lisses basses dans le département du Puy-de-Dôme.
Dans l’Yonne, grâce à la FFMC 89, le Conseil général a décidé de doubler une partie des glissières de sécurité du département, afin qu’elle ne soient plus des « guillotines à motards ». Une grande satisfaction de l’antenne locale de la FFMC.
La première réunion des États généraux de la moto s’est déroulée ce vendredi 5 juin 2009. Présentées par Michèle Merli assistée du préfet Régis Guyot, auteur d’un rapport pour le gouvernement, les associations des représentants de la moto (FFM, FFMC, SMA,…) ont eu quelques minutes pour intervenir…
Le tunnel de l’A86 entre Rueil-Malmaison et Versailles, devant être interdit aux deux-roues motorisés, devrait ouvrir le 27 juin 2009. Pour Laurence Moroy, de la FFMC, cette interdiction pourrait devenir la première d’une longue liste. Interview.
La déléguée interministérielle à la sécurité routière, Michel Merli a répondu à nos questions présentes sur l’organisation des états généraux de la moto, prévus pour se tenir en avril. Réponses trop vagues pour être rassurantes !