Du virtuel au concret. Pour la troisième année consécutive, près d’une centaine d’amateurs de motos anglaises « classiques » se sont donnés rendez-vous dans le Loir-et-Cher, les 3 et 4 juillet derniers pour un week-end rythmé par de bonnes vibrations.
Dès le vendredi, les 900 habitants de Fréteval pouvait tout à loisir distinguer si les mélodieuses pétarades qui résonnaient sur les bords du Loir étaient émises par des monocylindres, des twins ou des trois-pattes. BSA B31, B33 et B44, A7 et A10 ou encore Rocket 3, Norton Commando 750 et 850, Triumph T100, T110 et Bonneville T120 ou T140, TR7, T150 et T160, Royal-Enfield Bullet, Super-Météor, Constellation ou Interceptor sans oublier une Sunbeam, une Matchless et trois Velocette… l’essentiel de la production anglaise des cinquante dernières années était bien représentée.
Mais pourquoi à Fréteval ? Parce que c’est là que les Anglois menés par Richard Cœur de Lion infligèrent une défaite au roi de France Philippe Auguste le 3 juillet 1194 ? Sans doute faut-il y voir un clin d’œil à l’Histoire de la part de « la bande de Blois ». Cette bande, c’est des copains amateurs de « motos anglaises classiques d’avant 1983 », piliers du forum Internet éponyme (voir liens). Pour la troisième année consécutive, Annie, Patricia, Pascal, Luc, Redback et Rickman ont donc donné rendez-vous à leurs potes de forum pour une rencontre amicale, histoire de passer du « virtuel au concret ».
sympathiques bouilles et chouettes bécaones !!
Pas rancuniers sur la déculottée subie 816 ans plus tôt en ces lieux, tout ce petit monde a chaleureusement accueilli un couple de sujets de sa Gracieuse Majesté venus du Somerset en Norton Commando. La palme de la plus longue distance parcourue est revenue à Ramon « The Beamer » arrivé des Bouches-du-Rhône sur sa Sunbeam 500 « long-stroke » de 1928… en plusieurs étapes, dont une à Romorantin pour acheter un sac de bouchons en liège pour regarnir ses disques d’embrayage. L’Alsacien Michel n’aura pas démérité non plus avec sa BSA 500 A7 Shooting-Star en proie à des problèmes de magnéto, l’obligeant à accomplir les 650 km de la route du retour sans arrêter le moteur, même pour refaire les pleins.
Pour Yves « Tricati », venu des monts du Lyonnais, la balade a été l’occasion de tester sa Triumph trois-cylindres T150 qui n’était encore qu’un « basket-case » (littéralement « un tas de pièces dans un carton ») l’hiver dernier. Quant au vieux « Barbe-en-Zinc », figure side-cariste des courses en anciennes, son voyage en BSA B44 Victor n’aurait été qu’une formalité s’il n’était arrivé de l’Oise trempé comme un chien mouillé… la faute a une météo typiquement britannique le samedi matin.
Tout le monde est reparti content sous le soleil, après deux jours où l’on a bien mangé, bien causé de bécanes (anglaises, of course) et bien dansé aux rythmes du groupe Las Vargas au répertoire 100% rock n’ roll.
Marc Bertrand - 09/07/2010
220 km de petites routes montagneuses, plus de 8000 mètres de dénivelé positif cumulé sur 12 cols, tel était l’alléchant programme de la seconde édition du Rallye des cols, organisé le 19 mai dernier.
Il y aurait, paraît-il, autant de deux-roues que d’habitants au Viêtnam. Et ils sont 86 millions… C’est dire que la moto – et plus sûrement la célèbre 125 Minsk – est l’engin idéal pour partir à la rencontre de ce pays riche d’incomparables beautés naturelles et historiques. Dix motards de l’île de la Réunion en ont fait l’expérience.
L’endroit idéal pour buller. Entre breuvages festifs et terres meurtries par les grands conflits armés, la Champagne-Ardenne cumule les atmosphères délicates et sombres. Itinéraire croisé mêlant une histoire mouvementée et le charme d’un vignoble que le monde entier nous envie.
La Monster n’a pas initié un concept, elle l’a sublimé. C’est celui de la moto à l’état brut : un moteur, un twin bien sûr, une partie-cycle épurée. Une formule simple, presque élitiste, qui a pourtant fait fureur : la Monster est l’une des rares machines à être entrée vivante dans la légende.
L’engouement pour la moto ancienne outre-Manche donne lieu à des expositions, des bourses de pièces et des ventes aux enchères bien plus intéressantes qu’en France. Un succès porté par la passion mais aussi par des tarifs abordables. Petit tour dans les allées du CBSS…