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Le nombre d’agglomération qui ont ou auront bientôt recours à la circulation différenciée en cas de pic de pollution ne cesse de s’accroître en France : après Paris et les banlieues de la petite couronne, Grenoble, trois préfectures de département annoncent qu’elles appliqueront le décret publié par le ministère de l’Environnement le 5 mai 2017, qui rend obligatoire la vignette Crit’Air : celle du Rhône (agglomération lyonnaise), du Nord (agglomération lilloise) et du Bas-Rhin (Strasbourg).

Lyon dans la course
Début juillet 2017, le préfet de la région Rhône-Alpes a annoncé la mise en place d’un arrêté zonal pour fin septembre ou début octobre 2017, afin de permettre à la ville de pratiquer la circulation différenciée à la place de la circulation alternée.

Pour la directrice d’Atmo Rhône-Alpes, Marie-Blanche Personnaz, la circulation différenciée « est une mesure qui a fait ses preuves. Elle permet de toucher un minimum de véhicules pour un maximum d’efficacité. 20 % des véhicules roulant aujourd’hui produisent à eux seuls 80 % des émissions polluantes ».

Lille et Strasbourg en sont aussi
La métropole lilloise (MEL) a elle aussi annoncé que le préfet du Nord aurait recours à la circulation différenciée lors d’un pic de pollution. Elle entend également créer, dans les semaines à venir, une Zone à circulation restreinte (ZCR), qui concernerait les 90 communes de l’agglomération, et définirait des interdictions de circulation permanentes en fonction de la classification Crit’Air. Cette ZCR concernera-t-elle les deux-roues motorisés ou non, comme c’est le cas dans celle de la commune voisine de Dunkerque ? On ne le sait pas encore.

La préfecture du Bas-Rhin a également annoncé qu’elle appliquera la circulation différenciée à partir du 1er novembre 2017 sur les 33 communes qui constituent le territoire de l’Eurométrople autour de Strasbourg.

Vignette obligatoire
Dans ces agglomérations, les usagers n’ont donc plus d’autre choix que d’arborer la fameuse vignette Crit’Air sur leur pare-brise, saute-vent ou tête de fourche. Suite au décret ministériel du 5 mai 2017, l’article R. 411-19 du Code de la Route prévoit que les mesures préfectorales anti-pics de pollution puissent comporter des interdictions de circulation en fonction du certificat pour la qualité de l’air Crit’Air.
Depuis le 1er juillet 2017, est réprimé le fait de circuler dans le périmètre des restrictions préfectorales de circulation sans que le véhicule ne soit pourvu de sa vignette Crit’Air.
Le prix de l’amende ? 68 €.

Pour mémoire cette vignette se commande en ligne et coûte 4,18 € (frais postaux inclus). Au 12 juillet, le ministère de l’Ecologie indiquait avoir vendu 6,9 millions de vignettes Crit’Air pour un parc roulant total d’environ 40 millions de véhicules.

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