Alors que les pouvoirs publics semblent revenus aux gesticulations pour traiter de la question de la sécurité des deux-roues, la FFMC dénonce la remise sur le tapis du très controversé contrôle technique moto. Explication !
Sécurité ou gros sous ?
Annoncé par la déléguée interministérielle à la sécurité routière lors des dernières journées parlementaires de la sécurité routière le contrôle technique réapparaît comme la prochaine solution miracle des pouvoirs publics.
La FFMC y voit plutôt une nouvelle « pompe à fric » !
En effet, les études d’accidentologie montrent que les accidents de moto ne sont pas causés par des défaillances techniques du véhicule.
Cette donnée est corroborée par le fait que le contrôle de l’état du véhicule fait partie intégrante de la formation et de l’examen au permis de conduire moto, et que le véhicule « moto » permet un accès et un contrôle aisé par son propriétaire des principaux éléments de sécurité.
En dehors de toute considération, dans une optique strictement de sécurité publique, et pour la sécurité des motards eux-mêmes, un contrôle technique pratiqué par l’Etat du véhicule, contrôle réalisé de manière neutre, répond objectivement à des soucis objectifs et respectables de sécurité routière, et est un (...)
(m.à.j : le 10/12/2008) Procédure VE : le retour du contrôle technique moto
Plus sur le sujet : voir l’article annonçant le probable futur contrôle technique
Retrouvez vos commentaires concernant le CT moto sur le forum du précédent article sur le sujet
Contrôle technique moto selon Bussereau : les gros cubes en ligne de mire !
L’aspect « sécurité » de leur véhicule n’est d’ailleurs généralement pas laissé au hasard par les usagers de deux-roues à moteur, et, pour les moins bricoleurs, la fréquence d’entretien impose de toute façon à ce que le véhicule passe entre les mains d’un professionnel tous les 5.000 km en moyenne, contrairement à la voiture.
Pourquoi alors remettre sur le tapis cette « fausse bonne » idée sinon pour prétendre « faire quelque chose » ?
L’Etat céderait une fois de plus à la tentation de vouloir tout contrôler, en assortissant ces contrôles de leur lot de sanctions ?
Principal bénéficiaire, les centres de contrôle
Au final, le seul intérêt d’un contrôle technique moto est pour les centres de contrôle qui ont bien mesuré les perspectives juteuses d’un marché en expansion. Voilà des gens qui savent faire du lobbying !
Quant aux utilisateurs, ils viendront là verser une dîme supplémentaire et surtout totalement injustifiée.
La FFMC réaffirme donc son opposition à la mise en place d’un contrôle technique, dénonce la prétendue « ouverture » des pouvoirs publics qui lui proposent d’en discuter les modalités, et s’inquiète des dérives du législateur qui accumule les réglementations inutiles, en voulant trouver des solutions à des problèmes qui n’existent pas.
Nota : L’étude MAIDS indique que seuls 0.7% des accidents de deux-roues motorisés seraient liés à une défaillance technique.
Le 5 décembre, une proposition de loi pour imposer le contrôle technique moto a été déposé par le député UMP Thierry Mariani. En savoir un plus en lisant la dépêche « Une proposition de loi sur le contrôle technique moto »
La FFMC avec Moto Mag - 05/12/2007
À l’initiative de la FFMC 63, plusieurs rails de « sécurité » ont enfin été équipés de lisses basses dans le département du Puy-de-Dôme.
Dans l’Yonne, grâce à la FFMC 89, le Conseil général a décidé de doubler une partie des glissières de sécurité du département, afin qu’elle ne soient plus des « guillotines à motards ». Une grande satisfaction de l’antenne locale de la FFMC.
La première réunion des États généraux de la moto s’est déroulée ce vendredi 5 juin 2009. Présentées par Michèle Merli assistée du préfet Régis Guyot, auteur d’un rapport pour le gouvernement, les associations des représentants de la moto (FFM, FFMC, SMA,…) ont eu quelques minutes pour intervenir…
Le tunnel de l’A86 entre Rueil-Malmaison et Versailles, devant être interdit aux deux-roues motorisés, devrait ouvrir le 27 juin 2009. Pour Laurence Moroy, de la FFMC, cette interdiction pourrait devenir la première d’une longue liste. Interview.
La déléguée interministérielle à la sécurité routière, Michel Merli a répondu à nos questions présentes sur l’organisation des états généraux de la moto, prévus pour se tenir en avril. Réponses trop vagues pour être rassurantes !