Un site de vente de produits de luxes divers (voitures, bateaux, montres) propose actuellement une étonnante moto de marque Lamborghini : la Design 90. Une machine vendue 55.000 €, tout de même. Mais qui se souvient de cette moto, produite à seulement 6 exemplaires ? On a un peu fouillé.

De Lamborghini, cet ovni de la production moto n’en a, en fait, que le nom. Commercialisée en 1986, sa conception a en effet été confiée au préparateur toulousain Boxer Bike (Boxer Design), alors spécialiste de Kawasaki. Et c’est logiquement sur la base d’une machine de cette marque qu’il l’a développée.

Un peu d’histoire
En 1984, Lamborghini est sauvée de la faillite et se retrouve dirigée pas les Suisses Patrick et Jean-Claude Mimran. C’est donc sous leur houlette que la firme de Sant’Agata fera une fugitive incursion dans le monde de la moto. Le choix du préparateur français est justifié si l’on considère que la moto se devait d’être une évocation des bolides italiens, la mythique Countach en tête : à l’époque, l’originalité, sinon l’audace du design des préparations de Boxer Bike rejoignent celles de Lamborghini (les voitures, pas les tracteurs !).

Chez Boxer Bike, c’est l’ingénieur (et pilote moto) Claude Fior qui est mis à contribution. Il planchera à partir d’une Kawasaki GPZ 1000 RX. Un des « avions » de l’époque, équipé d’un 4-cylindres en ligne de 997 cm3 à 16 soupapes, développant 125 ch, mais d’un poids non négligeable : 267 kg avec les pleins. La Design 90, elle, revendiquerait à peine plus de 170 kg à sec. Plus légère que la première Suzuki 750 GSX-R (176 kg) sortie un an plus tôt ! Dotée entre autres d’un échappement Devil, de freins Brembo et de jantes Goti, la « Lambo » revendique une vitesse de pointe de 258 km/h.

Flop commercial
Mais la Lamborghini Design 90, même réservée à une élite (elle était vendue 13.500 $, environ deux fois plus que la moto la plus chère de l’époque) ne rencontrera pas le succès escompté. De la série des 50 exemplaires prévus, seuls 6 seront produits. Fin de l’incartade moto de Lamborghini. Cinq de ces machines auraient survécu, dont celle vendue sur le très huppé site JamesList.

Un site sur lequel, à défaut d’avoir les moyens, on peut s’égarer à rêver. Par exemple à cette Brough Superior JAP 1000 plus neuve que neuve (114.000 € !) ou cette Yamaha 500 TZ ex-Barry Sheene (prix... sur demande)...

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