« Sur la route, je m’engage, je partage » Voulant couper court à l’image du motard voyou qui ne respecte pas les règles, la FFMC34, l’AFDM et l’AMDM reprennent un slogan de la FFMC nationale et lancent une campagne de communication pour le partage de la route.
« Sur la route, je m’engage, je partage » Voulant couper court à l’image du motard voyou qui ne respecte pas les règles, la FFMC34, en compagnie de l’AFDM* et de l’AMDM**, reprend un slogan de la FFMC nationale pour lancer une campagne de communication en faveur du partage en bonne intelligence de la route.
Bonsoir Les motards ne sont pas des voyous mais il reste beaucoup à faire afin de marginaliser ceux d’entre nous dont la conduite est irresponsable. J’ai 32 ans de pratique et je vois beaucoup trop de motards qui doublent sur la lgne blanche, mettent en danger le véhicule venant en sens inverse, (...)
Retrouvez l’argumentaire développé par l’antenne de l’Hérault, ainsi que le dépliant disponible en PDF sur le site de la FFMC34 : http://www.ffmc34.org
(*) AFDM (Association de formation des motards), le site : http://afdm.free.fr
(**) AMDM (Assurance mutuelle des motards) le site :
http://www.amdm.fr/internet2005
Le constat de la mortalité motarde héraultaise est peu reluisant. Ils ont été 36 motardes et motards à trouver la mort sur les routes du département en 2005. Une tendance qui semble s’inverser pour 2006.
À l’échelle nationale, la mortalité de cette catégorie d’usagers de la route est en relative augmentation. Relative, car si elle n’a pas subi la chute de celle des automobilistes, la mortalité des usagers de deux-roues motorisés (2RM) n’est jamais mise en perspective de l’explosion du nombre de ventes de machines. Notamment celle des petites cylindrées (125 cm3 moto et scooters).
La donne est donc faussée et favorise les préjugés envers les motards. Ils sont trop souvent montrés du doigt comme des irresponsables. Leur passe-temps favori serait de rouler en toute inconscience au mépris des règles établies du Code de la route, et à celles, informelles, qui prévalent à la sécurité de chacun.
Une mobilisation nécessaire
« C’est la nécessité de combattre ces idées reçues, de faire progresser la notion de partage de la route et de respect entre les usagers, et l’impérieux besoin de revoir fondamentalement la formation à la conduite - des automobilistes comme des motards - qui ont poussé la FFMC34, l’AFDM de Montpellier et la Mutuelle des Motards à se mobiliser aujourd’hui. »
Cette mobilisation a débuté en marge de la Semaine de la sécurité routière. La FFMC, l’AMDM et l’AFDM ont édité un dépliant sur le partage de la route, illustré par le talentueux Ptiluc. À l’adresse des motards et des automobilistes, il explique notamment pourquoi ce partage conditionne inévitablement la sécurité de tous. Ils se voient prodiguer des conseils avisés pour mettre en application le mieux possible ce partage en bonne intelligence. Pour une connaissance mutuelle, la FFMC34 propose que des opérations « Motards d’un jour » soient mises en place.
Le dépliant, édité dans un premier temps à 25.000 exemplaires, est disponible dans 150 lieux du département de l’Hérault. Une opération qui ne saurait durer seulement le temps de cette Semaine de la sécurité routière. La sécurité reste une lutte quotidienne nécessaire.

Quand la communication prime...
En politique, de manière générale, « l’effet d’annonce » est un mode de communication couramment usité par les décideurs de tous bords. La sécurité routière n’échappe pas à la règle. Prenons l’exemple des radars. Ils sont souvent présentés comme un dispositif qui « sauve des vies ». Un médecin sauve des vies, les radars sont censés contribuer à ce qu’il y ait moins de morts. La nuance a son importance : inconsciemment, « sauver des vies » a sans doute plus d’impact sur le public que « éviter des morts ». Mais, quelle que soit la formule employée, elle a l’avantage de légitimer la sanction, qui financièrement rapporte plus qu’elle ne coûte.
... la sécurité trinque
Or, comme le rappelle la FFMC34, « la formation est plus utile que la sanction ». Car, notamment, elle a l’atout de pouvoir enseigner les raisons pour lesquelles il est important, pour la sécurité, de réellement prendre en compte les autres usagers.
La sanction, dont l’automatisme reste très discutable, ne peut venir raisonnablement qu’en complément. Seule, elle revient à traiter les conséquences sans s’attaquer aux causes.
Pour le moment, la formation renforcée, réclamée de longue date par la FFMC et ici rappelée par l’antenne de l’Hérault, reste le parent pauvre de la Sécurité routière.
Grégoire Acerra - 31/10/2006
Fin février 2012, la Sécurité routière remettra sa feuille de route sur la mise en place des limiteurs s’adaptant à la vitesse autorisée (Lavia) à Nicolas Sarkozy. Un mois avant la remise de ce rapport, la polémique gronde déjà...
On le redoutait, et on avait raison : l’obligation de porter un brassard rétro-réfléchissant est annoncée, ce 4 janvier par le ministre de l’Intérieur. Un arrêté daté du 3 janvier 2012 précise que son port sera obligatoire pour les conducteurs de 2-roues à moteur à partir du 1er janvier 2013.
C’est en ces termes que l’antenne de la Fédération française des motards en colère (FFMC) de la Nièvre titre son dernier communiqué de presse, en date du 23 novembre 2011. Les militants ont souhaité réagir face au mauvais traitement dont les motards accidentés font souvent l’objet dans les médias locaux et de la part des pouvoirs publics.
Le brassard fluo obligatoire dès le 1er janvier 2012 ! C’est ce qu’annonçait le dossier de presse sur la sécurité routière, publié le 30 novembre par l’Élysée… Le monsieur SR du gouvernement, Jean-Luc Névache, a rectifié le tir, le lendemain sur le stand de la FFMC au salon de la moto.
Les motards du Vaucluse se sont donnés rendez-vous à Cavaillon, le samedi 29 octobre, à l’appel de la FFMC 84 pour des opérations coup de poing contre des radars automatiques, symboles de la politique spectacle en matière de sécurité routière.