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La circulaire de Honda France adressée aux concessionnaires

Appât du gain...

Conseil n°1 : se rapprocher d’un spécialiste (Thibault Riester consultant Motosur et inspirateur de Diagmoto pour ne pas le nommer). Suit un mode d’emploi de la marche à suivre : créer une structure annexe (on ne peut être à la fois réparateur et contrôleur), un local séparé, investir environ 20.000 € dans le matériel et… espérer récupérer une part d’un gâteau de 850.000 cyclos/an. Et s’il en reste qui ne sont pas convaincus par le rapport investissement-rentabilité, patience, suggère le texte, le contrôle moto suit ! En résumé, un petit effort aujourd’hui, du gros pognon demain.

On ne peut certes pas en vouloir à une direction d’entreprise de penser à l’enrichissement de son réseau. Mais quand celui-ci passe ni plus ni moins par une tonte un peu plus serrée de ses clients commun, c’est beaucoup plus limite.

Pain béni pour les autorités

L’autre problème, c’est que ce faisant, Honda prépare tranquillement le terrain aux pouvoirs publics, dont le projet bloque, entre autres (n’oublions pas la colère des motards et la capacité de mobilisation de la FFMC) sur la logistique. Là, elle va leur être servie sur un plateau. « Ça y est, monsieur le Premier ministre, tout est prêt, vous pouvez signer ! »

Ce qui nous amène à conclure qu’entre ses clients et son réseau, Honda France a choisi. Lesdits clients, présents et futurs, apprécieront à leur juste mesure cette « sociale traîtrise ». Et pour nous, de belles manifs en perspective !

(*) Rappelons que, selon le rapport Maids, le mauvais état du véhicule n’est impliqué que dans 0,7% des cas.

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