Au cœur de l’hiver, une batterie faiblarde risque de vous imposer l’épreuve de la poussette… ou les transports en commun. Quelques précautions s’imposent donc à l’achat.
Comme de nombreux équipements passés entre les mains de notre service Conso, cet organe ne fait pas exception à la règle : payer le prix fort ne garantit en rien la qualité. C’est la puissance du démarrage (le cold crancking amperage) qui fera la différence entre une batterie de qualité et une autre. Les meilleures affronteront sans peine les frimas, les pires interdiront, mêmes neuves, au démarreur de s’ébrouer. Reste à faire son choix parmi les quatre types existant.
une bonne approche sur les différentes batteries qui sont commercialisées.Les batteries Standard ont l’avantage de pouvoir contrôler la qualité de l’électrolyte avec un pèse acide ( s’il en existe encore ) et éventuellement de déceler l’élément défectueux au démarrage ( dégagement de micro bulle ). Pour (...)
Bien seconder son antivol moto
Bien choisir ses plaquettes de freins
Bien choisir sa sacoche réservoir
Des indications (tension, capacité en Ah, temps de charge) notées sur le corps de la batterie permettent de disposer des informations essentielles lors des opérations de maintenance (charge d’entretien, une à deux fois par an). Des vis de serrage des bornes en laiton. Elles s’oxydent moins vite.
Une notice trop sommaire, ou mal traduite, fait courir le risque d’une mauvaise manipulation dès le raccordement de la batterie au faisceau électrique.
Quelle que soit la technologie, une batterie déteste être déchargée.
C’est au démarrage que l’écart se creuse entre une bonne et une mauvaise batterie.
Les batteries gel ne sont pas plus performantes mais conviennent aux positions « couchées ».
Attention, un mauvais stockage suffit à tuer une batterie gel.
Standard. Ce modèle d’entrée de gamme se caractérise par ses bouchons de remplissage qui servent à ajuster le niveau d’électrolyte (avec de l’eau distillée, jamais avec de l’acide). Parfait pour les petits budgets suffisamment soigneux pour le surveiller régulièrement. Lorsque ces batteries sont vendues sèches (sans électrolyte), veillez à la présence et à la qualité du kit de remplissage. En son absence, l’acide se répandra partout sauf au bon endroit (sur les doigts, ça fait mal).
Batterie anti-sulfate. Au fur et à mesure, les plaques d’alliage de plomb qui constituent la batterie se recouvrent de soufre. En se rechargeant, la batterie transforme ce sulfate en acide sulfurique. Si la moto reste longtemps sans rouler, l’épaisseur de soufre risque de devenir si importante que la transformation en acide s’opère. La batterie est alors bonne pour la décharge. Les procédés anti-sulftate retardent ce phénomène. Les batteries qui en sont équipées sont donc à privilégier si vous restez plusieurs semaines sans prendre le guidon.
Batterie sans entretien (BSE). « Sans entretien » ne signifie pas que l’on puisse s’en désintéresser jusqu’à ce qu’elle rende l’âme (au bout de 3 à 5 ans selon le modèle). Cette appellation ne concerne que l’électrolyte dans la mesure où celle-ci n’appelle pas de mise à niveau. Par contre, il n’est pas superflu de procéder à une charge d’entretien de temps à autre (avec un chargeur spécial moto).
Batterie gel. Le procédé consiste à gélifier l’électrolyte via l’adjonction d’une poudre et à placer des buvards entre les plaques de plomb. Son adoption massive dans le monde de la moto ne doit rien à la quête de performances. Les fabricants la plébiscitent parce que le manque de place impose souvent de positionner la batterie tête en bas ou de côté. Impensable avec un électrolyte liquide. Outre le fait d’être les plus chères, elles ont un autre inconvénient : vendues chargées dès leur production, leur stockage impose donc un dispositif permettant des charges d’entretien régulières. Sans cette précaution, une batterie au gel stockée 4 mois ne vaut plus rien. Demandez à votre concessionnaire de sortir son voltmètre afin d’en vérifier la charge…
Phil Defer - 09/12/2010
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