À Allinge en Haute-Savoie, un motard de 29 ans, qui rentrait chez lui après le travail, est décédé après avoir été percuté par une voiture dans la nuit du samedi 13 au dimanche 14 mai 2017. C’est le site du quotidien Le Dauphiné Libéré qui a dévoilé ce terrible fait divers : vers 1h du matin, un automobiliste a découvert le corps du motard gisant à côté de son véhicule, sur la RD 903, à l’intersection avec le chemin de Chignens.

Délit de fuite
Le conducteur a prévenu les secours, trop tard hélas pour le motocycliste. Son décès aurait pu être évité.
Arrivés sur place, les gendarmes ont rapidement conclu à un choc avec une automobile ; ils sont remontés aux origines du drame : un 4x4 semble avoir heurté le motard à l’intersection et ne s’est pas arrêté.

Après plusieurs heures de recherche, ses occupants, un homme et une femme, ont été appréhendés le dimanche en fin de journée… de retour de randonnée. Pourtant, au vu de l’état de leur voiture, le procureur de la République estimait n’avoir « aucun doute sur le fait que ce soit le bon véhicule », rapportait Le Dauphiné Libéré.

L’automobiliste incarcéré
Le couple a été placé en garde à vue, puis mis en examen pour homicide involontaire aggravé (par le non-respect d’un stop et le délit de fuite) et non-assistance à personne en péril.

Le conducteur a été incarcéré à l’issue de son passage devant le juge d’instruction et le juge des libertés et de la détention, relate Le Dauphiné Libéré.

La fuite du conducteur tiers, ennemi des motards
L’autopsie réalisée a révélé que le motard n’était pas mort sur le coup. Si ce couple s’était arrêté et lui avait porté secours, le motard aurait peut-être survécu.
Ce dramatique événement illustre ce qui représente l’un des pires écueils pour le motocycliste solitaire sur la route : la fuite du conducteur tiers après un choc.

À la suite d’une collision avec un véhicule carrossé, le motard risque la chute et des blessures graves, parfois irréversibles. Sans témoin, un automobiliste indélicat, protégé par sa carrosserie, peut repartir tandis que le motocycliste est à terre.

Dans le cas de l’accident d’Allinges, les gendarmes ont réussi à retrouver rapidement l’auteur des faits. Ce n’est pas toujours le cas. Sans tiers identifié, la famille du motard ne trouve personne contre qui se retourner, peut difficilement prouver qu’il a été victime d’un choc et que l’accident n’a pas pour cause une « perte de contrôle du véhicule », comme cela peut être écrit dans le rapport d’accident. Lequel sinistre rejoindra alors la catégorie des accidents de moto « sans tiers identifié »…

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