Dossier sensible
Cette hypothèse est crédible. Il semble en effet étonnant de justifier le report de l’assemblée plénière d’une instance censée être indépendante de l’exécutif (ce qui était annoncé lors de la création du CNSR en 2012), par l’arrivée aux commandes d’un ministre et d’un délégué sécurité routière. Ce dernier a, de surcroit, pris son poste le 7 avril 2014, plus d’un mois avant la date initiale de l’assemblée du CNSR.

Mobilisation des anti
La mobilisation des anti-80 km/h, dont le point d’orgue fut les manifestations organisées par la FFMC le 12 avril, amplifiées par le lobbying des associations d’automobilistes, aurait donc influencé les décideurs politiques : pas question de gonfler la grogne des conducteurs français à l’approche d’une échéance électorale déjà compliquée.

Si cette hypothèse se vérifiait, il y aurait cependant fort à craindre que la mesure sera effectivement recommandée par le CNSR au gouvernement, le 16 juin donc et non plus le 16 mai. Ce que nombre de spécialistes ont déjà annoncé. Au vu de la composition du Conseil, l’issue d’un vote en plénière ne ferait aucun doute.

Expérimentation
Si c’est effectivement le cas, d’après nos informations, le CNSR recommanderait une phase d’expérimentation dans certains départements (les plus accidentogènes) plutôt qu’une généralisation d’emblée à l’ensemble des routes secondaires sur le territoire national. Expérimentation dont les modalités restent à définir.

Il reste également à savoir quand sera prise la décision d’adopter la mesure, ou phase de test : celle-ci revient au ministre de l’Intérieur qui, traditionnellement, l’annonce à l’issue d’un comité interministériel de sécurité routière (CISR). Mais si le ministre compte s’appuyer sur la recommandation du CNSR pour justifier la mesure, le calendrier va se compliquer, la trêve estivale et les migrations routières des grandes vacances arrivant très vite après le 16 juin.

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