Yamaha X-Max 125 / MBK Evolis 2014 : toujours au top
Par François Barrois
19 décembre 2013
Incontournable dans les scooters 125, le Yamaha X-Max évolue légèrement en 2014. Ce scooter « GT », reconnu pour sa rigueur et ses performances, adopte un dessin modernisé, un confort optimisé et quelques aspects pratiques revus. Essai express en région parisienne.
Petit logo « Fabrication Française » fièrement apposé sur le tablier, les nouveaux Yamaha X-Max et MBK Evolis mettent désormais en avant leurs origines tricolores. Assemblés dans l’usine de Saint-Quentin (02), «les deux pieds dans la betterave », comme le rappelle le patron de Yamaha France Eric de Seynes, ces deux scooters qui trustent le marché français depuis leur apparition en 2006, évoluent très légèrement dans leur version 2014 pour offrir un peu plus de confort.
Design : X-Max 400 Replica
Si la carrosserie prend un peu de volume et présente des lignes plus tendues, plus proche du grand frère X-Max 400, le nouveau design semble taper dans l’œil des nombreux scootéristes croisés sur notre trajet. Feu arrière à LED, jantes à bâtons plus fins, regard félin : ce relooking est une réussite et améliore légèrement la protection globale.
{{ {Digital inside }}}
Plus que le dessin extérieur, c’est la vue de l’intérieur qui évolue grandement pour le conducteur : fini les aiguilles, la planche de bord passe au tout digital et sépare les données de vitesse – tours-minute dans la fenêtre de gauche ; le trip, l’heure et les informations de consommation dans la fenêtre de droite. L’ensemble est désormais contrôlé via une commande au guidon droit. À l’intérieur du tablier, la capacité de rangement évolue via deux espaces (dont un verrouillable). Enfin la trappe à essence a été modifiée pour en faciliter l’ouverture.
Confort en légère hausse
Côté confort, la selle a été revue et permet un maintien du séant très légèrement amélioré (creux prononcé). Elle prend cependant de la hauteur (+18 mm) pour culminer à 790 mm, ce qui rend le scooter toujours aussi délicat à manier pour les personnes de petite taille. Sous cette nouvelle selle, l’espace de rangement reste inchangé. On peut toujours placer deux casques intégraux sans problème (47 l).
Stabilité et rigueur au programme
La partie-cycle offre toujours des prestations de premier ordre. Malgré un poids inchangé (173 kg tous pleins faits avec ABS), le châssis tubulaire rigide propose un savant mélange de rigueur et de stabilité, tandis que les suspensions, toujours un poil fermes, ne talonnent jamais. Les amortisseurs arrières (réglables en précharge, 5 positions) ont cependant été retouchés pour offrir un peu plus de souplesse, ce que notre court essai par temps froid ne nous a pas permis de ressentir réellement. Notons enfin le passage à gauche du puissant frein à disque avant (ABS en option pour 400 euros supplémentaires) et son feeling toujours aussi sportif au levier.
Moteur inchangé : et alors ?
Inchangé, le moteur monocylindre de 15 chevaux offre toujours de bons départs au feu, des reprises au top de la catégorie et une vitesse maximum qui le rend particulièrement appréciable en usage périurbain, lors des dépassements de camion. Lorsque la vitesse autorisée atteint les 130 km/h, ce n’est pas non plus un problème pour le X-Max qui dispose d’une bonne allonge. Logiquement, la consommation n’évolue pas et devrait toujours se situer autour des 3,5 litres aux cent.
Verdict
Plutôt réussi, ce relooking maintient l’intérêt du modèle dans un marché 125 en berne (-50 % en 4 ans). Si les améliorations apportées au niveau du tableau de bord offrent un véritable plus qualitatif, les retouches de suspension et de selle ne sont pas transcendantes et ne relèguent pas le millésime 2013 aux oubliettes…
Reste qu’avec une hausse de tarif de 100 euros (4.399 € sans ABS), le X-Max se situe toujours parmi les scooters 125 les plus dispendieux du marché.
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Yamaha D’Light

En parallèle de notre essai du nouveau X-Max, nous avons pris en main un scooter destiné aux déplacements urbains, le petit Yamaha D’light.
Vendu moins de 2.000 euros, ce petit urbain au look néo-rétro n’a certes pas le panache de son grand frère (moteur de 114 cm3, 7 ch, vitesse maxi 90 km/h) mais son petit gabarit (98 kg), son centre de gravité bas, ses fins pneus montés sur des jantes de 12 pouces le rendent particulièrement maniable et pratique en ville.
Au chapitre des regrets, on notera les suspensions qui talonnent rapidement et le freinage tout juste suffisant, mais il profite d’une finition de bon aloi, d’ espaces de rangement (jet sous la selle, bac et crochet) et d’un tarif plancher, ce qui en fera un bon allier pour celles et ceux qui recherchent une machine simple, économique et facile d’usage.
fiche technique
(données constructeur)
–Moteur
monocylindre refroidi par eau 4T, 1 ACT
Cylindrée (al. x cse) : 124 cm3 (52 x 58,6 mm)
Puissance maxi 14,15 ch à 9.000 tr/min
Couple maxi 1,94 Nm à 6.750 tr/min
Alim./dépollution : injection/Euro 3
–Transmission
Automatique
Transmission finale par courroie
–Partie-cycle
Frein av (étrier à x pist.) 1 disque Ø 267 mm (2 juxt.)
Frein ar (étrier à x pist.) 1 disque Ø 240 mm (1)
Réservoir (réserve) 13,2 litres (n.c.)
Poids déclarés tous pleins faits 169 kg (173 kg ABS)
–Pratique
Coloris noir,gris mat, gris et blanc mat
Tarif : 4.399 € (4.799 € avec ABS)















