S’y retrouver dans les GPS moto
Par Nicolas Baudon
Guillaume Dayan
12 mai 2009
Cet assistant ne coûte désormais guère plus qu’un train de pneus. Il permet de ne pas se perdre, d’élaborer un itinéraire mais également, dans sa version la plus sophistiquée, d’éviter les radars. Un investissement vite amorti…
Devenu accessible (moins de 100 euros en entrée de gamme), le GPS a séduit 2,5 millions de Français en 2009. Les motards se laissent eux aussi convaincre comme en atteste le nombre de GPS spécifiques moto désormais disponibles sur le marché. A tel point qu’il devient délicat de s’orienter parmi les différents modèles. Conseils.
Deux appareils permettent de trouver sa route : les GPS autonomes – également appelés Sem (système embarqué mobile) – et les smartphones qui intègrent de plus en plus souvent une fonctionnalité de guidage. Chacune des deux solutions a ses avantages et ses inconvénients particuliers.
Alimentation/autonomie
Les GPS consomment beaucoup d’énergie. Le plus souvent, ils se chargent sur une prise allume-cigare 12 volts, une rareté à moto, voire à un support connecté à la batterie (disponible pour certains modèles). Heureusement, un adaptateur « secteur » est le plus souvent fourni de série. Veillez aussi à la capacité de la batterie (exprimée en mAh) et à son autonomie (généralement 5 h).
Certains GPS sont alimentés par des batteries amovibles. Il suffit alors d’en acheter une seconde qui prendra le relais de la première une fois déchargée.
Écran
Les SEM offrent une meilleure diagonale d’écran et donc une lisibilité accrue. Attention, la taille ne fait pas tout : la clarté des instructions affichées est tout aussi fondamentale. Celles-ci doivent être décryptées en un clin d’œil pour ne pas risquer l’accident. Si vous souhaitez tout de même bénéficier de l’écran (et non vous contenter du simple guidage vocal), assurez-vous de l’existence d’un boîtier étanche spécifique facile à fixer au guidon. Le lecteur de carte de la sacoche réservoir est déconseillé dans la mesure où de nombreux reflets amoindrissent la lisibilité de l’écran et imposent de quitter la route des yeux à chaque vérification d’itinéraire.

Une cartographie européenne est un atout. Demander son chemin à un passant dans la langue de Goethe ou de Shakespeare peut en effet être délicat… Une fréquence élevée de mises à jour garantit des infos toujours d’actualité (nouvelle rocade, nouveau radar fixe, nouvelle station-service…)
Guidage vocal
Ce principe correspond mieux aux exigences de sécurité à moto. Votre solution GPS devra donc intégrer une prise jack pour y raccorder une oreillette ou, mieux, être compatible Bluetooth pour ne pas s’encombrer de fils. Une oreillette avec un réglage de volume accessible permet d’adapter le niveau sonore selon sa vitesse.
Qualité du récepteur
Tous les récepteurs GPS ne se valent pas. Certains sont plus sensibles au phénomène de « canyoning » ou « zone d’ombre ». En clair, ils perdent le signal au centre d’un groupe d’immeubles ou sur une route bordée d’arbres touffus. Le récepteur SIRF Star 3 bénéficie à l’heure actuelle d’une bonne cote de popularité.
Infos pratiques
Les logiciels de navigation intègrent des POI (Point Of Interest). Il s’agit, selon les éditeurs, des stations-service, des restaurants, des parkings ou encore des radars. Pour avoir des POI de première fraîcheur, mais également éliminer d’éventuels bugs, assurez-vous de la fréquence des mises à jour. Une fois par trimestre est un minimum. Attention, tous les logiciels ne signalent pas les radars.

L’absence de prise casque impose de n’utiliser que le mode de guidage visuel, parfois périlleux à moto.
Info trafic
Disponible sur les modèles les plus luxueux, l’info trafic, souvent survendue, se révèle en définitive peu utile à moto. Cette fonctionnalité, accessible sur abonnement, coûte quelques dizaines d’euros par an.
À retenir…
Favoriser le double guidage, vocal et visuel.
Positionner l’écran dans le champ de vision.
Être prévenu des radars évite le stress (prudence, quand même !).






