Moto pratique : comment se nourrir contre le froid

Par Nicolas Baudon

Jeff Copin

22 novembre 2011

L’alimentation est source de nombreux préjugés, notamment lorsqu’il s’agit de savoir quels sont les meilleurs plats et boissons pour affronter l’hiver. Voici quelques repères.

Thé ou café ?

Le froid et l’humidité de l’hiver n’incitent pas à boire. Et les boissons qui réchauffent permettent donc d’abord de s’hydrater. Thé et café sont des stimulants qui diminuent la perception de fatigue, augmentent la vigilance et favorisent une meilleure concentration… Mais les polyphénols oxydés contenus dans le thé font perdurer l’effet de la théine de 6 à 8 heures contre la moitié pour le café. Autre alternative : le bouillon de légumes. S’il ne donne pas « une petite claque », il apporte sels minéraux et vitamines.

Matin ou midi ? 

Le petit-déjeuner est encore plus important en hiver que le reste de l’année. Il empêche le coup de barre en milieu de matinée et évite donc le grignotage. Dans l’idéal, il doit comporter au moins des glucides (pain, biscottes), des lipides (laitages, fromage) et des protéines (fruits secs, céréales). Commencer le petit-déjeuner par un fruit frais stimule les sécrétions digestives, ouvre l’appétit et apporte des vitamines (C surtout). Le midi, éviter les plats en sauce, mijotés et souvent trop gras. Privilégier les poissons issus des mers froides (saumon, maquereau, hareng, thon), car les graisses qu’ils contiennent favorisent la fluidification du sang, et sa circulation. Primordial lorsqu’il fait froid.

Hamburger ou barre chocolatée ?

Bien que la plupart des chaînes de fast-foods rivalisent d’ingéniosité pour vanter les mérites nutritionnels de leurs produits, le hamburger contient une quantité non négligeable de produits inopportuns (sel et sucre raffinés, graisses hydrogénées et transgéniques…). La barre chocolatée est donc plus indiquée en cas de « petit creux » (à condition de lire la composition…). La consommation de ces friandises riches en glucides simples rapidement assimilables permet de reconstituer les réserves. Elles peuvent être avantageusement remplacées par des fruits secs.

Vitamine C ou D ?

Si la vitamine C est très utilisée l’hiver pour mieux résister aux infections, elle ne joue aucun rôle curatif. On oublie plus fréquemment la vitamine D, essentielle pour favoriser l’absorption du calcium par l’organisme. Elle est directement synthétisée par notre peau via les rayons solaires, qui font souvent défaut en hiver. D’où la nécessité de renforcer les apports de vitamine D au travers de l’alimentation (champignons, sardines, huîtres, beurre…).

À retenir…

- Ne pas négliger le petit-déjeuner. Au pire, manger un fruit. Retour ligne manuel
- Consommer des boissons chaudes, pour s’hydrater. Retour ligne manuel
- Compenser la carence en vitamine D induite par le manque de soleil.

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