Essai Kawasaki 650 Versys

Par François Barrois

16 février 2010

Malgré sa polyvalence, la Kawasaki 650 Versys n’a pas conquis le public, contrairement à ses sœurs ER-6. Retouchée esthétiquement et mieux dotée sur le plan pratique, la nouvelle mouture se veut plus séduisante et se fait plus dynamique. Contact.

| POUR | CONTRE |
| + Ligne améliorée | – Amortisseur arrière trop souple |
| + Vibrations atténuées | – Tarif version ABS |
| + Protection efficace | – Toujours pas de béquille centrale |

Malgré un succès timide, Kawasaki est convaincu par le concept multi-usages de la Versys, entre trail, roadster et supermotard. Pour séduire les sceptiques, la firme s’est d’abord attelée à l’esthétique de la moto : nouveau regard à triple optique, écopes aux traits bombés et dynamisés, platines en plastique mieux travaillées, clignotants affinés, selle redessinée et arrière-train raboté.

La selle disponible en trois tailles est nouvelle, elle est aussi plus accueillante. Le confort de conduite est aussi amélioré par la nouvelle bulle, réglable en trois positions, qui dévie efficacement le flux d’air vers les épaules. Montée sur silentblocs, elle ne vibre plus, tout comme les repose-pieds, équipés de nouvelles gommes absorbantes. Le bicylindre vertical de 64 chevaux profite aussi de nouvelles fixations sur silentblocs.

Ce dernier reste identique à l’ancien modèle. Plus coupleux à bas et mi-régime que celui des ER-6, il est aussi plus joueur et moins cogneur. Au-delà des 7 000 tr/min, il excelle, laissant échapper le joli ronronnement de la sortie d’échappement redessinée.

Joueuse et facile à placer grâce à sa jante avant de 17 pouces, la Versys n’appelait pas la critique en ce qui concerne son comportement dynamique. La partie-cycle n’a donc que peu évolué, conservant le joli bras oscillant asymétrique et la fourche inversée à grand débattement, réglable en détente et précharge. Mais l’amortisseur arrière, seulement réglable en précharge, est trop souple : il rend le train arrière légèrement flou sur l’angle dès que le rythme s’accélère franchement.

Sur sol détrempé, la version ABS nous paraît bienvenue, malgré les 600 euros en sus, et grâce à un meilleur feeling au levier que la version standard. Le système de freinage de cette dernière est toutefois bien suffisant en matière de puissance pour ce type de machines, pas franchement destiné aux gros freineurs.

Verdict. Agile, facile, à l’aise en ville comme sur routes de montagne, la nouvelle Kawasaki 650 Versys joue toujours aussi bien le rôle de moto à tout faire. Elle est aussi plus séduisante et réellement mieux finie. Des atouts pour contrer la concurrence, BMW F 800 GS en tête.

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-*Essai Kawasaki 650 Versys (2007)
-*Essai BMW F 800 GS
-*Essai Ducati Hypermotard 796
-*Essai Yamaha 900 TDM
-*Bilan occasion : Kawasaki 650 Versys (réservé abonnés)

FICHE TECHNIQUE

  • Moteur Type : bicylindre en ligne refroidi par eau 4T, 2 ACT, 4 soupapes par cylindre Cylindrée (al. x cse) : 649 cm3 (83 x 60 mm) ; Injection ;

Puissance maxi 64 ch (47 kW) à 8.000 tr/min ;
Couple maxi 6.2 m.kg (61 N.m) à 6.800 tr/min ;
Alim./dépollution injection/Euro 3 ; démarreur électrique
Transmission Boîte de vitesses : 6 rapports ; transmission finale : par chaîne
Partie-cycle : frein Av (étrier x pist.) : 2 disques, Ø 300 mm (2 juxt.) ; frein Ar (étrier x pist.) : 1 disque, Ø 220 mm (1) ; ABS en option ; réservoir 19 litres ; poids avec les pleins 206 kg (209 avec ABS).
Pratique Coloris noir, jaune ; garantie 2 ans pièces et M.O. ; prix (tarifs 02/10) 7 399 € (7 999 € avec ABS)

 

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