Comparatif BMW F 800 GS / Honda 700 Transalp / Suzuki DL 650 V-Strom / Yamaha 660 Ténéré (2008)

Par Axel Mellerin

3 mai 2008

le goût du large. Quatre trails dont trois nouveautés aux caractères bien distincts. À l’heure où les roadsters se taillent la plus grosse part du marché, les trails ont bien du mal à faire leur trou, et pourtant… Polyvalents, amusants et pas trop chers à entretenir, ils méritent plus de reconnaissance. Cette virée, qui compte trois nouveaux modèles aux noms emblématiques, orientés route ou tout-chemin, nous a (re)convaincus du bien-fondé du concept.

« GS », « Transalp », « Ténéré »… ces patronymes évocateurs, griffant depuis plus de 20 ans carénages et réservoirs, sont pour beaucoup synonymes d’évasion, de plaisirs simples et, souvent, de premiers émois motocyclistes… Aujourd’hui, même si l’engouement pour ces machines et l’image qu’ils véhiculent est un peu retombé, les constructeurs n’en persistent pas moins à faire évoluer leurs modèles emblématiques. En douceur, mais pas dans le même sens. BMW F 800 GS, Suzuki 650 V-Strom et Honda Transalp 700 ont franchement « glissé » vers le trail routier, alors que Yamaha ose le contre-pied et plonge dans les racines du concept pour sa nouvelle Ténéré. « Moi, je l’aime bien la sauterelle de chez Yam’ », lance Stephen, notre éloquent photographe. Haute et fine, la Ténéré donne en effet l’impression d’être montée sur des échasses ! Ses grands débattements de suspension (200 mm) et la finesse induite par son monocylindre nous renvoient à l’âge d’or des trails, époque bénie ou les motos dites « tout chemin » associaient gabarit et poids contenus. Quant à son style particulier (la tête de fourche quasi verticale, il fallait oser !) et le choix de coloris à l’ancienne, ils font mouche à nos yeux. Nous tous, ou presque, apprécions l’angle décalé pris par Yamaha pour sa dernière reine du désert…

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|   | POUR | CONTRE |
| BMW F 800 GS |+ Tenue de route
+ Moteur volontaire
+ Finition d’ensemble |- Vibrations dans les tours
– Confort général
– Tarif avec quelques options… |
| Honda 700 Transalp |+ Confort et position de conduite
+ Châssis sain
+ Freinage couplé |- Moteur sans personnalité
– Design discutable
– Boîte de vitesses un peu rude |
| Suzuki DL 650 V-Strom |+ Moteur enjoué
+ Confort et protection
+ Tarif démocratique |- Style lourdingue
– Poids embarqué
– Gabarit imposant en ville |
| Yamaha 660 Ténéré |+ L’esprit du monocylindre « simple »
+ Look qui fait mouche
+ Autonomie |- Poids (pour un mono)
– Moteur parfois « limite »
– Hauteur de selle |
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Autre jouet convoité par la troupe conviée pour ce roulage, la BMW F 800 GS, dernier avatar de la série F. Son côté « techno-militaire » lui attire d’indiscutables faveurs. Design moderne (le cadre en treillis tubulaire, « ça le fait »), couleurs sobres et mates, « elle ressemble à une jeep à deux roues ! », jette un coursier béhèmviste de passage dans nos locaux. D’autres la trouvent « trop BMW, le bec de canard, les teintes grises noires mates, y’en a marre ». Ceci dit, elle a au moins le mérite de faire causer dans les chaumières, ce dont la Transalp, et plus encore la V-Strom, ne peuvent se vanter. Pour la première, un style peu marqué et passe-partout qui justement… ne passe pas ! Son style « bio » tout en rondeur est désuet pour beaucoup et les dessins géométriques (à angles droits, eux) sur les carénages laissent dubitatifs… Quant à la V-Strom, non seulement elle ne suscitait pas de fantasmes à sa sortie, mais maintenant que le temps a fait son office, elle paraît décidément bien fade.

Prise en main : agiles en ville.

« Dans la liste des options pour la Ténéré, il y a un escabeau ? », souffle Jean-Jacques, qui peine à se jucher sur la belle ! C’est vrai, Yamaha a fait fort ! Entre une hauteur de selle culminant à 900 mm et une assise passager encore plus haute de 10 cm, enfourcher cette monture exige des talents de sauteur en hauteur ! Les grands débattements, c’est bien, mais ça se paye cash ! Dans son genre, la F 800 GS n’est pas mal non plus : elle est haute (860 mm de hauteur de selle) et son guidon est très large (près de 90 cm !) ; comprenez encore une bécane pour les grands. Mais, au moins, il en existe une version « selle basse » (une option gratuite, qui l’eût cru !) qui fait gagner 5 centimètres. Alors, dans ce monde de grands, que reste-il aux « moyens » ? La Transalp et la V-Strom, bien sûr ! Avec des hauteurs de selle raisonnables (830 mm pour la Honda, 820 mm pour la Suz’) et des guidons normaux, on se retrouve avec ces deux-là presque en terrain connu, et la prise en main est instinctive.
Bardas arrimés, jauges de carburant et moral des troupes au beau fixe, en route ! Comme toujours (on n’a pas encore déménagé dans le sud, mais on ne désespère pas…), nos comparatifs commencent par les affres de la circulation francilienne, circulation que tous les provinciaux nous envient, c’est bien connu…

Et au petit jeu du lèche pare-chocs, les trails s’en sortent plutôt bien. Hauts sur pattes, ils offrent une bonne vision et la position droite, bras écartés, conforte l’état d’alerte. Ajoutez à cela des diamètres de braquage autorisant les demi-tours dans une cabine téléphonique (moins de 5 m pour toutes sauf la V-Strom qui demande 5,25 m) et vous voilà promu roi de la ville ! Ceci posé, deux motos sortent du lot, la BMW et la Transalp. La teutonne pour l’incroyable souplesse de l’ensemble moteur-transmission qui permet de musarder sur un poil de gaz sur les rapports supérieurs et la Honda pour son équilibre et son gabarit contenu. La Suz’, plus lourde et large, est moins à l’aise, tout comme la Yamaha, fluette mais dotée d’un moteur pas souple pour un sou (les gromonos, ça n’aime pas trop les évolutions à bas régime).

La bretelle d’accès de l’autoroute A6 avalée, ce sont 250 bornes d’ennui (mais nécessaires pour un bon comparatif) qui se profilent. Vainqueur du gros lot (roulements de tambour…), Nicolas, le pilote de la V-Strom ! Pour lui, le grand ruban n’est qu’une formalité. Bien assis, protégé et bercé par le ronronnement du twin exempt de vibrations parasites, il tue l’ennui en laissant vagabonder ses pensées… Occupation (presque) partagée par Jean-Jacques sur la Transalp, qui loue une position et un confort de selle dignes d’une GT, mais reste réservé sur la protection assez médiocre de la bulle. Derrière, l’humeur est moins fleurie. La BMW fait mentir la réputation de confort propre aux productions de la marque à l’hélice. La selle est dure (voire dure dure), anguleuse et étroite. La bulle ne protège pas vraiment et le moteur distille de bien mauvaises vibrations, ces dernières montant crescendo avec le régime moteur si bien qu’à 140 compteur (soit 5 500 tr/min), on est presque à la « limite » acceptable pour les mains sur les longs parcours. Stephen, juché (ou plutôt perché !) sur la Ténéré, n’est guère mieux loti. Le moteur vibre, la selle est aussi étroite que ferme. Seule consolation : la protection. Malgré une position verticale, façon « je pousse l’air plus que je le pénètre », la bulle est vraiment efficace. Et notre homme d’en déduire que les lois qui régissent l’aérodynamique sont décidément bien étranges…

Comportement – Moteur : Y en a pour tous les goûts.

Sortie 22 (Avallon) en vue, il est grand temps d’attaquer les routes pleines de pifs et de pafs pour juger sur pied (sur roue, plutôt…) des performances de nos montures. Cap au sud direction Montsauche-les-Settons par les départementales morvandelles, farcies de gravillons en cette période « pré estivalo-touristique ». D’entrée de jeu, la bavaroise prend le commandement. Difficile de faire plus incisif que la F 800 GS sur ce terrain de jeu. Avec son centre de gravité bas (merci le réservoir de carburant sous la selle), sa petite roue avant (90 mm de large) et son large guidon (au bras de levier important), l’allemande enchaîne les courbes avec un entrain digne d’un bon roadster ; les changements d’angle se font d’une pichenette et la bonne stabilité induite par des suspensions assez fermes autorise des passages en courbe bien au-delà des limites du raisonnable et des limitations en vigueur. L’avant se place au millimètre et le reste suit sans broncher. La neutralité du châssis est un atout de taille. Ces bonnes prestations dynamiques sont secondées par un moteur volontaire et puissant (89 ch sur notre banc). Linéaire malgré son architecture et son calage à 360°, il en « donne » sur une large plage de régime, peut-être d’une manière un poil trop « électrique ». La transmission, enfin, est à l’unisson de ces performances moteur. Ici, rien de commun avec la rudesse de ses cousines « F » : les à-coups sont aux abonnés absents (cool !) et les rapports s’enchaînent en silence. Un plaisir que l’on savoure encore plus s’agissant d’une BMW, d’habitude plus rude sur ce chapitre. La seule ombre à ce tableau, c’est le feeling du freinage. Levier et pédale sont mollassones au toucher, donnant l’impression de serrer une éponge, sans pour autant que la puissance en souffre.

La Transalp, et plus particulièrement son châssis sûr et équilibré, est aussi à la fête sur ce terrain de jeu. Avec elle, pas de coup de Jarnac à prévoir, c’est sain en toutes circonstances pour peu que l’on reste dans les limites du raisonnable. Facile à placer, elle dispose d’un train avant au comportement assez « routier » (merci la roue de 19 pouces) et d’un équilibre sans faille. Le travail des suspensions limite l’effet de « tangage » au maximum lors des changements de rythme, un point positif pour la stabilité d’ensemble. Louons encore ici le freinage couplé CBS-ABS Honda, un petit pas pour l’homme mais un pas de géant pour l’humanité motarde ! Par contre, le moteur n’est pas aussi brillant. Sans véritable personnalité, il faut constamment le cravacher pour avancer ! Les 60 ch sont à la peine pour « arracher » les 226 kg (plus le pilote) lors des relances, et il ne faut pas hésiter à user du sélecteur pour rester dans les tours. Et ce médiocre rapport poids/puissance l’expose aux menaces de la V-Strom et dans une moindre mesure, de la Ténéré…

La Suz’ demande un peu de poigne pour s’inscrire sur la trajectoire (son centre de gravité semble élevé, la faute au moteur bicylindre assez haut), mais une fois placée, c’est une ode au dieu stabilité. Elle ne bouge pas d’un poil et survole trous et bosses avec la sérénité d’un bonze en méditation. Et que dire de son moteur ? Un twin bien sympa (et bien connu), à la mélodie enjouée et au caractère volontaire, de loin celui le plus « communicatif » de ce plateau. Son freinage (des doubles pistons juxtaposés à l’avant) est à la hauteur des performances de la moto mais le toucher de levier n’est pas des plus fermes. Le rôle de « serre-file » échoit donc à la Ténéré, dont les prestations d’ensemble sont en retrait par rapport aux concurrentes du jour. Lourde malgré les apparences (209 kg), peu puissante (51 ch) et haute sur pattes, elle marque un peu le pas dans les méandres du Morvan. Si son moteur se montre bien sympa, sa plage d’utilisation est vraiment trop juste. Peu souple, il refuse le combat sous les 3 000 tours et s’essouffle en léchant les 6 000 tours, ce qui laisse une plage étroite… Mais sympathique ! Ça vibre, ça vit, ça poum-poum, et ça balance son couple maxi (6,5 m.kg à 4 700 tr/min) dans la bonne humeur : un gromono, quoi ! Quant à son châssis, il est sain mais haut perché, ce qui induit une inertie à la prise et au changement d’angle et une certaine imprécision en entrée de courbe sur les freins (la fourche est trop souple). Mais comparée aux trails « verts » d’il y a dix ans, la moto fait montre d’un comportement bien plus moderne et ludique. Concluons par le freinage : puissant, dosable, il accepterait bien plus que ce que la Ténéré peut donner…

Verdict

Ici, il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses ! Amateurs de confort sur route, la V-Strom et la Transalp vous tendent leur selle, la première avec un tarif canon de 6 499 € (sans ABS), somme à laquelle il faut ajouter 500 € pour s’offrir la plus moderne Honda (6 990 €, sans ABS). Cela mérite réflexion, d’autant qu’à nos yeux, la Honda propose le meilleur rapport prix/prestations de ce comparatif. Arsouilleurs de tout poil, la BMW comblera vos envies de trajectoires au cordeau, mais son prix élevé (9 950 €, sans ABS), comparé à la concurrence du jour, la place un peu à part. Et pour les rêveurs, les nostalgiques de l’époque dorée des trails et pour qui le mot « Ténéré » se prononce avec des trémolos dans la voix, la Yamaha comblera votre soif d’aventure, au fin fond d’un désert… comme au coin de votre rue ! Le tout pour 6 990 €. Elle n’est pas belle, la vie de baroudeur des temps modernes ?

Avec la participation de Nicolas Lelong et de maria et jean-jacques babou.

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Version papier :

Tout-terrain

Si votre envie d’aller tâter de la piste est de plus en plus grande, jetez-vous comme un seul homme sur la Ténéré. D’abord parce qu’en cas de chute, c’est elle qui épuise le moins le portefeuille grâce à des protège-réservoir latéraux en plastique gris, qui savent « encaisser » les petites gamelles (vécu…). Son étroitesse au niveau de la selle permet de bien tenir la moto en position debout et la garde au sol (245 mm) limite les frottements dans les parties escarpées. De plus, le couple du mono disponible assez tôt est un atout pour sortir d’un bourbier d’un coup de gaz. Pour profiter à fond de cette petite sauterelle en hors-piste, il faut toutefois lui offrir des pneumatiques au profil plus tout-terrain, la monte d’origine n’étant pas le top. Les trois autres proposent quant à elles l’ABS, mais en option. Cerise sur le gâteau BMW, le système est déconnectable, un vrai plus pour le tout-terrain.

Duo

L’avis de maria, passagère au long cours sur BMW R 1200 GS

Suzuki quatre étoiles
Sur la Ténéré, les rêves de sable chaud s’évanouissent très vite derrière des suspensions inefficaces, des poignées de maintien inaccessibles ; sans parler de l’escabeau nécessaire à son accès !
La BMW offre une selle un peu ferme et des suspensions trop dures, passe encore. Mais, plus ennuyeux, le repose-pied gauche, décalé à cause de l’échappement, entraîne assez rapidement des douleurs à la hanche. Dommage car cette fois les poignées passager sont bien positionnées.
La Honda possède quant à elle une selle confortable mais ses suspensions filtrent mal les défauts de la route. Les repose-pieds sont bien placés, mais du moteur s’échappe un son métallique désagréable à la longue.
Le meilleur est donc pour la fin avec la Suzuki V-Strom, nirvana du passager. Selle confortable, bonnes poignées de maintien, moteur suffisamment coupleux pour deux avec bagages, suspensions performantes, pieds bien positionnés… Faut-il en dire plus ?

Chouette… La nuit

Pour ceux qui aiment rouler de nuit, par simple plaisir ou pour être plus tranquilles,
la BMW (photo) et la V-Strom s’imposent ! Médaille d’or pour la première, dont la puissance de feu de croisement est digne de celle d’un avion de ligne. Les pleins phares sont presque inutiles tant les codes couvrent un tapis large, long et dense ! La Suz’ n’est pas mal non plus mais l’éclairage semble moins puissant (lumière moins blanche). Derrière, Yamaha et Honda offrent de piètres prestations, avec mention « presque nulle » pour la Transalp. Son éclairage tient plus du cyclo que de la moto. Faisceau étroit
(à peine la largeur d’une départementale), plein phare peu puissant, il va falloir penser à investir dans un kit au xénon…

Aspects Pratiques

  • Commandes La BMW dispose d’un réglage en écartement de tous les leviers (frein avant et embrayage). Sur les autres, seuls les leviers de frein s’ajustent. Les commandes aux pieds sont réglables en hauteur sur toutes les motos.
  • Rétroviseurs Avec des guidons larges, ils sont efficaces sur toutes les motos ; la palme revient à ceux de la BMW, insensibles qui plus est aux importantes vibrations du moteur !
  • Béquille Latérales pour toutes et centrales en option sur la BMW (138 E), la Transalp (280 E !) et la V-Strom (205 E). Un équipement qui nous semble obligatoire sur ce type de machines, pour charger, nettoyer la boue, changer une chambre à air…
  • Bagages et antivol Clef codée sur la Honda, la Suzuki, la Yamaha, la BMW étant à la traîne. Les deux dernières n’offrent aucune place sous leur selle. Seules la Honda et la Suz’ proposent un logement pour un U. Pour les bagages, toutes disposent de porte-paquets (pas bien grands sur la BMW et la Yamaha). Reste les options bagagerie rigide, chères, très chères… Comptez 1 309 € (gloups !) pour le kit valises « alu » chez Yamaha et 1 255 E pour le kit « plastique » chez BMW ! Là, ça ne passe pas !
  • Carburant Bouchons sur charnières pour toutes les motos, le remplissage est pratique sur la Honda et la Yamaha (gros orifices), plus compliqué sur la Suzuki (petit orifice) et franchement galère sur la BMW : le positionnement sur le côté est génial, mais la forme du goulot favorise les refoulements lors du remplissage, on en met partout.

Entretien courant

  • Huile moteur Bouchons jauge dans le cadre, derrière la colonne de direction sur la Yamaha, carter sec oblige. Hublot de contrôle pour la Suzuki. Bouchons jauge sur les carters moteur de la Honda et la BMW.
  • Tension de chaîne Par axes poussés sur la BMW et la Ténéré, avec des graduations visibles. Par axe tiré façon « Mobylette » sur la Transalp et la V-Strom (pas très classe). Et comme dit le proverbe : « Si tu n’as pas de centrale, la galère va devenir ton Graal ! »
  • Trousse à outils Le minimum syndical ! Mais on peut retendre sa chaîne et régler ses suspensions, exception faite de la BMW qui n’offre rien de série pour la tension de chaîne secondaire ; un scandale !
  • Suspensions Seules les fourches de la Suz’ et de la Yam’ sont réglables (précontrainte). Toutes disposent d’amortisseurs réglables en précontrainte, par molette à main sur la V-Strom et la BMW (pratique) et par bagues sur les deux autres à l’accès quasi impossible ! La Honda propose en plus un réglage hydraulique (compression) par vis au travers du cache latéral gauche et la BMW un réglage de la détente hydraulique au pied de l’amortisseur.

L’avis de Jean-Jacques

Roule en BMW R 1200 GS

Parfum d’aventure Souvenirs, souvenirs… de sensations, de liberté et de rêves. Le temps des premiers rallyes-raids, des premières aventures. Cette nouvelle Ténéré apporte tout cela et plus encore. Un moteur volontaire quoique manquant un peu de chevaux et de souplesse, une autonomie énorme, un confort honnête (sans plus) et surtout, un débattement permettant toutes les fantaisies malgré le poids un peu élevé de l’engin. Reste que… je pleure, je pleure de devoir prendre l’escabeau à cause de mon 1,68 m pour accéder à mon rêve d’aventure. Mais n’est-ce pas le prix des rêves !

L’avis de Nicolas

Roule en kawasaki ZZR 1100

Attachante et efficace J’ai vraiment craqué pour cette tête de canard mal réveillée en tenue de baroudeuse. Il faut dire qu’avec son cadre noir et son coloris gris foncé, la F 800 GS en impose ! À son bord, j’ai l’impression d’être sur un supermotard avec les 85 chevaux d’un twin parallèle souple et rageur. En effet, la teutonne fait preuve de stabilité et de maniabilité. Elle reste joueuse et rigoureuse quel que soit l’état de la route. Avec elle, j’ai un sentiment de contrôle et de sécurité permanent. Alors c’est vrai qu’elle est un peu haute de selle, que le confort et la protection sont perfectibles mais elle est tellement attachante et efficace que je lui pardonne tout ça volontiers !

 

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