Bien choisir son blouson de cuir
Par Nicolas Baudon
Guillaume Dayan
26 juin 2013
Pour résister aux polyvalents textiles, les cuirs sont désormais plus chauds et plus étanches grâce à une conception « multicouche ». Leur coût reste élevé mais leur sécurité, leur longévité et leur noblesse justifient l’investissement. Et puis, dans les soirées branchées, ils peuvent même être à la mode…
Un cuir digne de ce nom ne se contente pas d’offrir une protection optimale en cas de chute.
Il doit également faire obstacle au froid et, dans une moindre mesure, à la pluie.
Pour s’assurer qu’il répond à ces exigences, plusieurs points doivent faire l’objet d’une attention particulière en magasin.
Les blousons dotés de sous-vestes thermiques évitent une trop forte déperdition de chaleur par temps frais.
Cette couche ouatée sera choisie amovible pour être ôtée au plus fort de l’été. Son système de maintien (zip, Velcro ou boutons pression) doit se manipuler aisément (effectuer l’opération en magasin).
La sous-veste doit être bien tendue pour éviter l’apparition de douloureux faux plis, notamment aux manches.
Enfin, préférer un blouson doublé coton plutôt que nylon. En collant à la peau, ce matériau s’avère inconfortable les jours de grand soleil.

La graisse permet d’entretenir durablement son cuir. A passer surtout avant et après la pluie.
Les courants d’air
La lutte contre le froid passe aussi par de bons serrages à la taille, au col et aux poignets. Fermer les écoutilles demeure un excellent moyen d’interdire au vent glacé de venir caresser la peau ; et un blouson bien ajusté ne risquera pas de se relever et d’exposer la peau à l’abrasion du bitume en cas de glissade.
Des serrages poignets suffisamment amples pour permettre, les jours de pluie, de passer les manchettes des gants à l’intérieur des manches.
Enfin, de bons serrages permettent d’adapter pile poil le blouson à la morphologie de chacun. La pénétration dans l’air s’en trouve optimisée et la fatigue diminuée.
L’étanchéité
La lutte contre l’orage passe par l’enduction du cuir d’une résine qui limite la pénétration de l’eau ou par l’insertion d’une membrane étanche et respirante de type Goretex. Coûteux mais redoutable d’efficacité.
La sécurité

On a rien trouvé de mieux que le cuir pour résister à l’abrasion en cas de chute. Voir les tests réalisés par Moto Magazine.
Le cuir demeure la matière reine pour se protéger de l’abrasion du bitume. Encore faut-il respecter certaines exigences : le talon d’Achille réside souvent dans des coutures de mauvaise qualité.
Pour ne pas se désagréger sous l’effet de l’élévation de température dû à la glissade, elles seront doublées ou cachées dans un repli du blouson afin d’éviter tout contact direct avec le sol. Les protections optimisent elles aussi indiscutablement la sécurité sous réserve de conformité aux normes européennes 1621-2 (dorsale) et 1621-1 (épaules et coudes).

Des protections conformes à la réglementation européenne et fournies d’origine et non en option.
Matériaux
La protection offerte par le cuir demeure inégalée, mais différentes qualités existent. Petit lexique pour vous aider à décrypter les appellations ayant cours dans l’univers de la tannerie.
Pleine fleur : partie la plus noble du cuir correspondant à la face supérieur du derme de l’animal, celle sur laquelle étaient implantés les poils.
Fleur corrigée : fleur poncée afin d’en éliminer les défauts de surface apparus au cours de la vie de l’animal (rides, marquage, cicatrices).
Croûte : partie interne de la peau. Offre une moindre résistance à l’abrasion que la fleur.
A retenir…
- Le cuir reste prisé pour sa protection optimale
et sa beauté naturelle. - S’il est peu chaud et pas étanche, il convient d’être attentif
à la sous-veste (si l’on ne supporte pas les combines de pluie). - Bien choisi, il peut vous accompagner d’un bout à l’autre de l’année, de -5 °C à +30 °C.






