Aprilia 750 Shiver

Par Nicolas Baudon

31 août 2010

Remise à niveau. Après deux ans d’existence, la Shiver revient – légèrement – bonifiée, pour mieux contenir la concurrence sur le segment très disputé des roadsters de moyenne cylindrée. Au menu, une robe moins austère et, surtout, une partie-cycle revue pour plus de rigidité.

| POUR | CONTRE |
| + Esthétique | – Lourdeur du train avant |
| + Moteur vivant | – Aspects pratiques absents |
| + Confort | – Levier d’embrayage ferme |

Essai paru dans Moto Mag n°270 (septembre 2010)

Toujours joliment dessinée, cette nouvelle mouture conserve les lignes de sa devancière, mais se débarrasse de l’austérité des précédents millésimes (cadre et habillage gris) grâce à de petites touches de couleur. Ainsi, la partie du cadre en treillis tubulaire devient rouge vif et l’habillage s’égaye, à l’image des logos apposés sur des écopes de réservoir. Le carbone fait aussi son apparition, le petit capot entourant le contacteur principal utilisant ce noble matériau. Bref, de petites attentions esthétiques qui renforcent son attrait.

Mais l’essentiel des évolutions se situe au niveau de la partie-cycle. En effet, les ingénieurs ont principalement revu le cadre en alu et le bras oscillant qui sont tous deux mieux cloisonnés afin d’augmenter la rigidité de la machine. La selle, enfin, a été réduite de 7 cm en largeur afin de faciliter l’accès.

La vie à bord demeure agréable grâce au confort de selle et à la position de conduite naturelle, légèrement en appui sur le guidon. L’adhérence précaire sur un parcours sinueux et humide a surtout permis de mettre en exergue la meilleure maîtrise de l’accélérateur « ride by wire » (sans câble) avec un temps de réponse moteur franchement plus rapide, quel que soit le mode utilisé (Rain, Touring ou Sport). Un plus qui se combine à la jolie sonorité du twin.

Au chapitre des suspensions, l’amortisseur arrière Sachs, pioché dans le catalogue des accessoires, est nouveau ; tout comme l’amortissement et l’hydraulique du train avant. Mais l’Aprilia 750 Shiver conserve encore la lourdeur de direction des précédents modèles, surtout lors des évolutions lentes. Une caractéristique qui ne manquera pas d’attirer notre attention lors d’un prochain comparatif.

Verdict. Les quelques retouches esthétiques, le confort revu et le travail effectué sur les suspensions devraient permettre à la Shiver de contenir les assauts de ses rivales directes (Kawasaki Z 750, Triumph 675 Street Triple ou BMW F 800 R), sans avoir à trop rougir. D’autant que sa mécanique inchangée, bien née et au caractère enjoué, demeure parmi les meilleures du moment et que son tarif relativement bien placé – 7 799 euros sans ABS, 8 399 euros avec – sont de réels atouts.

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FICHE TECHNIQUE

  • Moteur Type bicylindre en V à 90° refroidi par eau, 4T, 2 ACT, 4 soupapes par cylindre ;

Cylindrée (al. x cse) 749,9 cm3 (92 x 56,4 mm) ;
Puissance maxi 95 ch (72 kW) à 9 000 tr/min ;
Couple maxi 8,2 m.kg (81 N.m) à 7 000 tr/min ;
Alim./dépollution injection Ø 54 mm/Euro 3

  • Transmission

Boîte de vitesses 6 rapports ; transmission par chaîne

  • Partie-cycle

Frein Av (étrier x pist.) 2 disques Ø 320 mm (4 opp.) ;
Frein Ar (étrier x pist.) 1 disque Ø 245 mm (simple piston) ;
Réservoir (réserve) 16 litres (3) ;
Poids à sec 189 kg, 192 kg avec ABS

  • Pratique

Coloris gris et rouge, noir et rouge, blanc et noir ; Garantie 2 ans pièces et M.O. ; Prix (tarifs 09/10) 7799 € (8399 € avec ABS)

 

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