Triumph 2300 Rocket III

Par Francesco Scuderi

10 septembre 2004

La Triumph 2300 Rocket III n'est pas une surprise. Voilà plus de quatre ans que Triumph travaillait sur un cruiser destiné au marché US : un gros moteur, du couple et une position "pieds en avant". Pour cela, Triumph a choisi la voie de l'originalité avec un trois-cylindres en ligne. Bluffant !

| POUR | CONTRE |
| + Originalité | – Prix |
| + Moteur expressif | – Position de conduite |
| + Partie-cycle | – Suspensions arrière |

Les premiers tours de roues au guidon de la Triumph 2300 Rocket III sont moins impressionnants que la moto elle-même. On s’attendait à devoir déplacer un pachyderme et l’on découvre une moto facile à conduire dans le trafic citadin, avec des réactions prévisibles, tant côté moteur que partie-cycle.

Le guidon est large, mais sans exagération, la selle confortable. La position de conduite est très typée custom avec des repose-pied en avant et les jambes écartées. Le levier d’embrayage à câble fait cheap et une partie du faisceau électrique est trop apparente. Mais dans l’ensemble la finition s’avère de bonne qualité.

Quelle que soit le rapport engagé, il est possible de repartir sur un filet de gaz à moins de 1000 tr/mn avec la Triumph 2300 Rocket III et d’évoluer paisiblement. Quelle souplesse !
-En revanche la transmission l’est moins. La boîte précise se montre ferme, avec une course assez longue. Et l’ensemble arbre et cardan ne fait pas preuve d’une grande douceur.

La musique de la Triumph 2300 Rocket III change complètement lorsqu’on tourne la poignée. Tout s’emballe ! L’impression d’avoir un camion qui pousse se double d’une montée d’adrénaline.
-La motricité est excellente grâce au gros pneu arrière et au limiteur de couple qui empêche la roue de patiner. Le freinage qui suit généralement peu après est suffisant, sans plus. L’arrière bloque assez facilement. La fourche est en accord avec les capacités du frein avant.

Le terrain de prédilection cette fusée sont les grands axes autoroutiers. Elle y brille par sa stabilité et sa capacité à rouler à 130 km/h à 3000 tr/mn. L’engin est d’ailleurs capable d’atteindre 200 km/h.

Sur route sinueuse, la Triumph 2300 Rocket III sort bien son épingle du jeu et il est presque étonnant de constater qu’il est possible d’user de la grosse patate que délivre ce moteur en toute sérénité.
-Malgré son embonpoint, la moto s’avère facile à manier entre deux virages et fait preuve d’une bonne précision. Ainsi, le rythme peut même être, disons, soutenu. Attention toutefois à ne pas se laisser embarquer…
-Les suspensions arrière sont trop freinées en détente. La moto sautille de l’arrière donnant une sensation d’instabilité. Le confort en prend un coup : bon jusqu’alors, il devient peu acceptable.

À lire aussi

Consultez aussi

Fiche technique

  • Moteur

Type 3 cylindres en ligne refroidi par eau, 4 T, 2 ACT, 4 soupapes par cylindre ; Cylindrée (al. x cse) 2294 cm3 (101,6 x 94,3 mm) ; Puissance maxi 106 ch (78 kW) à 5750 tr/min ; Couple maxi 20,3 m.kg (19,9 N.m) à 2500 tr/m ; Démarreur électrique

  • Transmission

Boîte de vitesses 5 rapports ; Transmission finale par arbre et cardan

  • Partie-cycle

Cadre En acier tubulaire à doubles épines ; Bras oscillant Double, en acier ; Roues Avant En aluminium coulé à 5 bâtons, 17 x 3,5 ; Roues Arrière En aluminium coulé à 5 bâtons, 16 x 7,5 ; Pneus Avant 150/80 V 17 ; Pneus Arrière 240/50 R 16 ; Suspension Avant Fourche inversée de 43 mm ; Suspension Arrière Deux combinés chromés, réglable en précontrainte ; Frein Av (étrier à x pist.) 2 disques Ø 320 mm (4 opp.) ; Frein Ar (étrier à x pist.) 1 disque Ø 316 mm (2 opp.)

  • Dimensions

Longueur 2.480 mm ; Largeur aux guidons 880 mm ; Hauteur 1.150 mm ; Hauteur de selle 740 mm ; Empattement 1.690 mm ; Chasse 32° / 152 mm ; Poids à sec 320 kg ; Capacité du réservoir 25 litres

  • Pratique

Garantie 2 ans pièces et M.O.

 

Laisser un commentaire