Aprilia 125 AF-1
Par webmaster
23 octobre 1998
De la pointe de son mono-bras au museau du carénage, l'Aprilia respire la compétition. Pourtant, la finition générale rappelle plutôt une machine de tourisme de haut de gamme. Un standard de qualité qui étonne sur une 125 cm3.
| Pour | Contre |
| + Sophistication inégalée dans la cylindrée | – Boîte fragile (Sintesi) |
| + Finition excellente | – Gourmande en tout |
| + Performances d’italienne… | – Fiabilité relative |
La lignée des AF-1
Présentée en 1987, cette 125 cm3 fut la première à arborer un mono bras oscillant, alors en acier. Elle devient « Sintési » en 1988 et hérite pour l’occasion d’une fourche inversée. L’évolution « Futura » (1990) transforme la moto en une sportive radicale, qui sera améliorée encore en 1994, avec la RS 125 « Extréma ». Presque la moto de Biaggi…
Points à surveiller
Encore un engin transalpin qu’il faut sélectionner avec rigueur !
Selon l’entretien et l’utilisation (lubrifiants haut de gamme, vidanges régulières, temps de chauffe respecté, etc…), le moteur peut s’avérer très fiable. Ou au contraire accumuler casse sur casse. La segmentation peut être rincée dès 10 000 km, ou attendre le premier réalésage (30 000 km). Faiblesse chronique des séries « Sintési », le roulement de l’axe de sortie de boîte, sous-dimensionné, faiblit à partir de 20 000 km.
-L’avarie peut entraîner une casse plus grave de la boîte. Si les vitesses « accrochent » ou sautent (surtout 2e et 3e), attendez-vous à un hold-up à l’italienne dans votre tirelire… Surveillez enfin que la chaîne n’a pas frotté sur ce si joli bras oscillant, faute d’être assez tendue.
-Méfiez-vous, le modèle alu se découpe vite, sous l’effet dévastateur des maillons en furie.
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MEMO
- Mécanique : du pire au meilleur. Un moteur qui ne fonctionne correctement que dans les tours est généralement lessivé. Tendez l’oreille pour débusquer la bielle qui claque ou le vilebrequin qui usine les carters.
- Pompe à huile : a tendance à se dérégler. Attention aux risques de serrage (fréquent) ou, au contraire, au gros nuage bleu qui pue…
- Circuit de charge : les régulateurs ont des sautes d’humeur qui peuvent entraîner une consommation boulimique de batteries. Testez-la avec le phare : s’il y a du retard à l’allumage, les problèmes sont proches.
- Câbles : les AF-1 consomment autant de câbles qu’une bonne Guzzi. Surveillez le cheminement des gaines, à l’affût de pliures et les effilochures au niveau des réglages d’embrayage et d’accélérateur.








