Le gouvernement et les grandes enseignes de contrôle technique persistent à imposer un contrôle technique pour les 2RM. Face à cela, les usagers concernés ont manifesté massivement les 16 et 17 avril. « Cette mobilisation démontre une nouvelle fois qu’une sécurité routière mise en place sans concertation continuera à se heurter aux réalités de terrain, explique la FFMC. La contestation devrait s’intensifier dans les prochaines semaines ».

Des manifestations très suivies
Plus de 10 000 manifestants à Paris, 3 000 à Lyon, 2 000 à Toulouse et bien d’autres. Près de 70 manifestations ont été organisées dans toute la France pour protester contre le projet de contrôle technique à la revente des 2RM. « Cette grande mobilisation nationale montre la détermination et l’exaspération des usagers de 2RM face à un projet inutile et coûteux », constate la FFMC.

Rappel des principaux arguments
« Ce projet de contrôle technique moto ne repose sur aucun élément objectif et constitue un mensonge pour l’ensemble des usagers de motos, scooters et 3-roues, met en garde la FFMC. Et ce, au seul profit des centres de contrôles techniques qui ne voient dans cette mesure que la possibilité d’un contrôle périodique généralisé, ce que dénoncent les usagers concernés depuis 2007. Pour rappel, ce contrôle nous revient aujourd’hui par la volonté d’Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière nommé il y a tout juste un an ».

Le Conseil national de sécurité routière (CNSR) désavoué
La commission deux-roues du CNSR, n’avait pas retenu la proposition de mise en place d’un contrôle technique. Passant outre, le Premier ministre a désavoué l’instance qu’il a lui-même réactivée en 2012. « Ce passage en force ne peut conduire qu’à une défiance de plus en plus grande entre les politiques et les usagers, au détriment d’une réelle politique de sécurité routière », déplore la FFMC.

La FFMC souhaite aujourd’hui un retrait du projet de contrôle technique et la mise en place d’une réelle participation des acteurs concernés aux politiques de sécurité routière, afin d’arriver, ensemble, à faire baisser l’accidentalité. « Si ces revendications n’étaient pas entendues, elle appelle à durcir la mobilisation ».

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