Après avoir fait quelques courses, je me prépare à rallier le magasin Ecomobiel à Anvers. J’opte pour les 41 km que google drive me propose en passant par l’A12 (de Bruxelles), c’est tout droit et facile. Je branche la moto sur le secteur pour remplir à ras bord la batterie de ma Brammo Empulse. 100 %, let’s go !

J’arrive devant le magasin et je vois l’organisatrice, Trui Hanoulle alias Elektrogirl, en pleine effervescence avec les gérants du magasin et les participants. J’entends du brouhaha venant de l’atelier et je passe de l’autre côté du bâtiment.

C’est là que ça se passe : une rangée de motos électriques, dont certains modèles que je n’avais encore jamais vus ! Je savais que j’allais passer une très bonne « pré-night ride » !

Prises… d’assaut
Je me gare dans l’atelier près des prises de courant, où sont déjà branchés les autres qui comme moi viennent de loin. Je sors mon adaptateur secteur et me branche. Chouette, ça charge et c’est drôlement rassurant. Je suis à 58 %. Pas de surprise, je m’y attendais, les autoroutes ça consomme !

Après des discussions avec les autres motards, j’entends l’appel d’Elektrogirl qui sonne le rassemblement. Il est temps de bien écouter les consignes de circulation en groupe à appliquer lors de cette Electric night ride. Je suis fort heureux d’enfin voir les motos Energica. Elles sont vraiment impressionnantes. J’en veux une !

En route !
19h et quelques minutes plus tard, ça y est on largue les amarres. 55 motos électriques commencent à parcourir les rues d’Anvers en file. Aucun gaz, aucun bruit qui écrase les tympans.

J’ai ma batterie à 80 % et me sens confortable parmi mes confrères électriques. Il y a pas mal de carrefours à traverser mais c’est égal pour nous : pas besoin de débrayer et embrayer tout le temps. Je peux rouler en 2e pendant le trajet et mes confrères sur les Zero Motorcycle et Energica n’ont même pas de boîte de vitesses. C’est ça le futur.

Tout se passe bien, les capitaines de chemin font leur travail en guidant les différents groupes, le cortège initial s’étant coupé au fil des feux rouges. On rejoint le peloton qui nous attend et on continue tous ensemble.

Une fois hors de la ville, direction le port d’Anvers. Il est temps de passer les vitesses. J’envie les Zero et leur transmission directe. Mais je m’amuse à ouvrir ma « manivelle » pour donner au moteur électrique un bon régime. Il n’y pas les explosions d’un moteur à combustion mais le bruit sifflant du moteur électrique est tout aussi enivrant.

La symphonie des turbines
On passe dans le tunnel sous l’Escaut et là c’est magique. 55 motos qui laissent s’exprimer la symphonie émise par leurs turbines ! Quelle harmonie.

Direction la zone industrielle pour un shooting photo. Les motos sont rassemblées en deux rangées au bord de la route. On s’arrête et on se dégourdit les jambes. Tout le monde est de bonne humeur et sourit devant la caméra.

On repart, et on s’arrête sous le tunnel. C’est le temps de la « slow race ». Avec une moto électrique, on peut très finement doser le couple au démarrage. Et donc circuler en équilibre à très faible allure. Un exercice amusant.

Il est temps de rentrer en passant par Ecomobiel où je vais pouvoir recharger pour rentrer à Bruxelles.

Récupération d’énergie
J’ai compté 43 km de trajet pour cette Night ride, et la batterie de ma Brammo est à moins de 28 %. Le système de récupération d’énergie au freinage a bien fonctionné en ville. Je rentre sans encombres à Bruxelles et me gare à côté de ma borne de recharge. Home sweet home !

Récit rédigé par Philippe le Belge

Dans la Boutique Motomag.com

- Ne manquez pas le reportage de Trui Hanoulle, organisatrice de l’Electric night ride, qui a parcouru 7 500 km en moto électrique, dans Moto Magazine n°325 (mars 2016) en vente par correspondance dans la Boutique Motomag.com

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