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CT au Parlement européen : eurodéputés inquiets CT au Parlement européen : convaincre les députés

Les professionnels du contrôle technique automobile sont-ils à l’origine des arguments utilisés par la commission Transports de la CE ?
Je me garderais de formuler cette accusation de manière radicale. Mais on notait, dans la liste des associations consultées, des gens intéressés au contrôle technique. Ce n’est pas neutre. Leur contribution ne doit pas constituer le pivot exclusif du système. Les fédérations de motocyclisme, européennes ou nationales, ont exprimé un point de vue différent.

Que pensez-vous de la position des chambres parlementaires françaises, qui se sont prononcées « contre » le contrôle technique 2RM ?
Ma position est claire : je ne défends pas le contrôle technique obligatoire pour les 2-roues. L’argument de la sécurité routière ne peut être valable.

Avez-vous pratiqué la moto ? Continuez-vous à le faire ?
Je suis scootériste, je circule sur un Piaggio 125. Entre 20 et 35 ans, j’ai pratiqué le trial à haute dose, sur une Montesa et une Bultaco. Je n’ai jamais possédé de moto routière.

Êtes-vous d’accord avec l’idée que le motard prête beaucoup plus d’attention à son véhicule que le conducteur automobile ? Pourquoi ?
Il est clair que oui. Pour plusieurs raisons. Le lien entre le conducteur et son deux-roues n’est pas purement utilitaire, il y a de l’affection. Mais c’est aussi une machine dont la mécanique est plus accessible. Quand on roule, si quelque chose ne va pas on le perçoit plus rapidement, et si on circule sur un engin qui n’est pas en ordre de marche, on peut le payer cher.

Estimez-vous que le Parlement européen se montrera favorable au projet de contrôle technique ?

Je ne peux vous donner à l’avance le résultat d’un vote. Il est impossible de connaître la position des 754 députés européens. S’il y a débat en plénière, je défendrai ma position mais il est difficile d’estimer celle de mes collègues. Ce sujet relève d’une appréciation personnelle et non d’une orientation politique, ou géographique. Les motards peuvent être de gauche comme de droite.

Comment agir, dans ce cas ?
Les motards ne sont pas majoritaires mais peuvent être actifs. Par un travail de lobbying, ce que font d’ailleurs les fédérations telles la Fema. La FFMC a fait le même travail chez les Français, elle est présente dans le débat, elle contacte les députés de son pays et leur explique ses arguments. Les autres organisations doivent la copier à l’échelle européenne. Les députés doivent comprendre que le monde de la moto, les usagers de la moto, qui sont des électeurs, sont contre l’instauration d’un contrôle technique obligatoire.

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