Le directeur général de Club 14 (Axa) a réagi à notre article du 23 avril. Il persiste à penser qu’un contrôle technique 2-roues est indispensable…
L’article que nous avons publié vendredi 23 avril, annonçant qu’Axa-Club 14 se prononçait en faveur d’un contrôle technique moto, a suscité la réaction de nombreux internautes, très mécontents si l’on en croit les nombreuses réactions au forum. Elle a également incité Hervé Gicquel, directeur général de Club 14, à nous contacter.
Débat d’utilité publique
Nous le laissons développer son point de vue sur le contrôle technique : en tant qu’intervenant aux réunions de concertation sur les deux-roues motorisés à la Sécurité routière, il l’expose bien devant le gouvernement. Nous ouvrons donc le débat pour les internautes de motomag.com.
De moins en moins de motards passionnés
« Les motards passionnés qui entretiennent amoureusement leur machine sont de moins en moins nombreux, selon Hervé Gicquel. Nous organisons des événements motos, dans lesquels nous constatons les défauts suivants :
Arretez avec vos loi pour tout ! pays fliqué,laissez nous le peu de liberté qu’il nous reste, si vous voulez nous prendre encore du fric faite le avec les 4X4 ! Comment allons nous garder nos vielle bécanne des année 70 ou 80 avec vos loi ? je sais vous en voulez plus de nos vieux 2 temps,ou (...)
Ce n’est pas par manque de volonté des pilotes, mais par manque de temps à consacrer à l’entretien. »
Visite technique
Hervé Gicquel estime donc qu’une visite technique devrait « être obligatoire lors de la vente à l’occasion d’une moto ou d’un scooter, et spontanée le reste de la vie d’un deux-roues ». Cette visite, d’un coût de 30 à 35 euros, « permettrait de sécuriser la transaction. Nous avons une population d’usagers utilitaires qui se développe à grande vitesse ».
Réduire les coûts d’entretien
Le DG de Club 14 explique, d’autre part, que cette visite technique « permettrait de réduire les coûts d’entretien des véhicules : il est dommage de devoir changer un disque de frein à cause des plaquettes usées ; de même, un kit-chaîne peut durer plus longtemps si on lubrifie les maillons ». Et Monsieur Gicquel de conclure : « Il ne faut pas se voiler la face, si les associations de défense des motards ne s’emparent pas du contrôle technique, Bruxelles l’imposera à sa manière dans quelques années. »
Verdict : argumentaire à revoir…
Tout comme la FFMC ou la Mutuelle des Motards, nous sommes clairement opposé à l’opinion que Club 14 : la visite technique pourra en aucun cas constituer une garantie lors de la vente d’un véhicule. « Un argument souvent avancé pour légitimer un contrôle technique moto est celui de sécuriser les transactions entre particuliers », explique la FFMC sur son site dédié au CT moto. « L’argument est fallacieux. D’une part parce que les transactions entre particuliers sont déjà couvertes par la garantie contre les vices cachés. Mais surtout car le contrôle technique n’est absolument pas une garantie : en cas de problème, le centre de contrôle technique n’est pas directement responsable, c’est le vendeur du véhicule qui le reste. Pour mettre en cause le CT, il faut que l’acheteur exerce une action en justice contre le vendeur et celui-ci peut alors se retourner contre le CT. »
La porte ouverte
La visite technique est bien l’occasion d’ouvrir une porte vers le contrôle technique qui videra les poches des motards aux profit des structures de contrôles qui voient là l’occasion d’étendre leur marché déjà bien juteux avec l’automobile.
Nicolas Grumel - 04/05/2010
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