Certaines portions de chaussée sont plus exposées au phénomène de glissance que d’autres. Délicat en moto. Apprendre à les repérer permet de traverser la saison froide sans dommages.
Ombre et humidité
Tous les tronçons qui restent à l’ombre toute la journée (sous-bois, versant non ensoleillé) sont potentiellement dangereux. De même, les routes situées aux abords de zones humides (lacs, étangs, mares, cours d’eau) peuvent rester gelées sous l’effet de la condensation. C’est aussi le cas en arrivant à la station de lavage, où le brouillard émis se transforme en verglas au contact du sol gelé.
Boues et dépôts
Les entrées et sorties d’exploitations agricoles, de chantiers BTP et d’entrepôts, où la chaussée est « nettoyée » des produits antigel par les passages successifs de véhicules, et en même temps souillée de résidus qui peuvent accroître la glissance (végétaux, gravats, boue…). Certaines routes sont traversées de ruissellements (fossés qui débordent, écoulements des eaux de surfaces, etc.). Autant d’endroits qui deviennent des patinoires en puissance.
salut ; je veux signaler une zone hyper dangereuse en hiver (heureusement, n’ayant pas de moto...neige, j’avais sorti le 806 !) : il s’agit du pont en sortie de l’A4 à noisy le grand (de paris vers province) au niveau de villiers sur marne. de même, il faut signaler sur le pont niveau champigny (A86 (...)
Attention aux chaussées suspendues et aux zones exposées à l’ombre et aux courants d’air.
Gare aux zones de travaux, sorties de carrière et autres chemins agricoles.
Les routes qui jouxtent les cours d’eau et les plans d’eau peuvent être recouvertes de givre ou de boue en période de crue.
Courants d’air
D’une façon générale, se méfier de toutes les chaussées surélevées soumises aux courants d’air. Il s’agit des ponts, de certaines bretelles d’entrées et sorties de voies rapides. Sur ces ouvrages, souvent à armature métallique, le givre prend immédiatement du fait de l’absence d’inertie thermique du sol. Le gel peut donc coloniser ces endroits, alors que toutes les autres routes sont épargnées. Redoubler d’attention à l’approche de toutes les parties de routes en surplomb (plateaux, lignes de crêtes), exposées en permanence aux vents.
En ville
Les entrées et sorties de parkings souterrains sont très exposées aux courants d’air générateurs de verglas. Un phénomène souvent aggravé par les marquages peints. Les autres endroits à risque sont les grands boulevards, les vastes carrefours, les couloirs de vent entre immeubles…
Gare aussi aux dispositifs d’arrosage automatique de massifs fleuris mis en fonction inopinément au cœur de la saison froide ! Et aux zones d’attente (feux tricolores, ronds-points, stations-service…) où s’accumulent résidus de sel et condensation des échappements s’épanchant des véhicules lors de leur arrêt.
Jeff Copin - 01/02/2012
Aborder et circuler en moto sur une chaussée en travaux requiert des précautions. Ouvriers, engins et chaussées défoncées représentent des dangers différents. Astuces pour négocier l’obstacle sans y laisser de plumes.
L’hiver entraîne des conditions de circulation particulières, surtout pour les motards. Même si le réseau routier est surveillé, les conditions météorologiques et les mesures de viabilisation mises en œuvre varient d’une route à l’autre. Rappel des précautions à prendre en deux-roues.
Fréquent entre octobre et février, le brouillard complique la conduite des motos. Quelques astuces permettent cependant de rouler sans encombre dans ces conditions de visibilité limitée.
Même si les conditions de circulation sont moins difficiles qu’en montagne, la conduite hivernale en milieu urbain impose des précautions spécifiques.
La première précaution utile, quel que soit le type de parcours, est de ralentir l’allure. Mais il convient aussi de repérer tous les pièges.
Le respect de la distance de sécurité est une règle - peu respectée - du code de la route, mais surtout une question de survie pour un motard ! Laisser un espace suffisant pour s’arrêter reste essentiel.