La surbotte pâtit d’un look peu flatteur. C’est pourtant un complément idéal du pantalon de pluie pour qui souhaite garder les pieds au sec, et un accessoire utile pour protéger ses chaussures de ville des agressions du sélecteur.
Deux grandes familles de surbottes se partagent le marché, les PVC et les nylons.
L’avantage des modèles PVC est une étanchéité infaillible et un effet coupe-vent naturel (matériau très prisé des marins pêcheurs). Idéal pour les gros rouleurs amenés à lutter contre la pluie et le froid. Enfin, on apprécie aussi la bonne adhérence des semelles optimisant la préhension des commandes aux pieds.
Inconvénients, leur prix est élevé et l’encombrement important rend improbable leur rangement sous la selle. L’enfilage et le retrait restent délicats, le PVC ayant tendance à s’agripper au cuir des chaussures. Ce défaut sera minimisé en saupoudrant du talc ou de la farine dans la surbotte.
Et puis le look « décontamination de site sensible » ou « tankiste » est peu flatteur.
La pluie, j’en rigole. Ce n’est pas pour elle que je cherche des sur-bottes, mais pour protéger mes jolies chaussures d’été que j’ai choisie claire et aérée. Ma moto est souvent très sale, pleine d’huile. Mais j’ai surtout les pieds sous les carbus qui eux ne sont plus très étanches. (Je vous laisse (...)
Passez outre le look peu flatteur des surbottes. Il vaut mieux rouler « inélégant » et arriver les pieds secs que préserver son image et attraper un gros rhume.
Les modèles PVC reçoivent la palme de l’efficacité tant pour lutter contre la pluie que le froid. Mais ils coûtent plus chers et occupent plus de place dans le top-case ou la sacoche réservoir. Idéal pour les gros rouleurs. Pour des usages épisodiques, un modèle nylon fera très bien l’affaire. Évitez toutefois les surbottes dont la semelle recourt également à ce synthétique sous peine de les voir se déchirer à force de frotter contre les commandes et le bitume.
Avant l’achat, il est conseillé d’essayer ses surbottes équipé(e) de sa combinaison de pluie. Une bonne façon de s’assurer que la surbotte passe sans problème sous la jambe du pantalon.
Dans le cas contraire, elle se transformera en entonnoir et noiera les pieds en quelques minutes. Effet réfrigérant garanti. Prendre au moins une pointure de plus que la botte.
Souples et fines, les surbottes nylon se rangent, s’enfilent et s’ôtent plus facilement que les modèles PVC. Inconvénients, elles sont plus fragilité et la longévité moindre. Et pour le look, le côté « bloc opératoire » ne lui fait pas prendre l’avantage sur le PVC.
Privilégier les modèles dont la tige (le dos de la surbotte) s’ouvre sur toute la longueur : l’enfilage n’en sera que plus aisé. Deux solutions existent : le velcro et le zip.
Le premier se manipule plus facilement avec des gros gants d’hiver mais perd de son efficacité avec le temps. Le second, lui, garantit une fermeture optimale.
À moins de n’utiliser vos surbottes qu’à dose homéopathique, éviter les modèles à semelles nylon. Très fragiles, celles-ci ne résisteront pas longtemps au contact du sélecteur, du frein arrière et du bitume.
Guillaume Dayan - 28/08/2010
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