Bien choisir sa béquille d’atelier moto
Par Guillaume Dayan
31 août 2005
Rares sont désormais les motos équipées d'origine d'une centrale. Résultat : la moindre opération d'entretien devient fastidieuse. Pour un coût limité, une béquille d'atelier permet de renouer avec le plaisir de la self-mécanique.
Tombée en désuétude au nom du gain de poids et de l’optimisation des coûts, la béquille centrale n’équipe plus d’origine que quelques rares motos. -Privées de cet équipement, les machines actuelles donnent du fil à retordre à leur propriétaire.
-Graisser ou retendre une chaîne, démonter une roue arrière ou nettoyer les mâchoires de frein vire vite au calvaire.
-Investir dans une béquille d’atelier se justifie d’autant plus que le prix a fondu (à partir de 40 euro).
-Un achat amorti en deux ou trois vidanges.
–Pour quelle moto ? Les fabricants accolent le qualificatif « universel » à leurs modèles de béquilles. Méfiance !
-La béquille qui conviendrait à une sportive, un trail et un custom reste à inventer.
-Celle-ci doit effectivement être adaptée à l’écartement du bras oscillant et à la garde au sol de votre machine.
La hauteur de levage devra aussi compenser le débattement des amortisseurs une fois la moto en l’air.
Écartement réglable : Certaines béquilles s’ajustent selon la largeur du bras oscillant. L’atout du sur-mesure sur le prêt-à-porter. Pratique aussi pour entretenir les motos des potes ou la mob du papy. Une béquille bien conçue offre un dispositif de serrage (par écrou ou, mieux, par vis papillon) pour éviter que l’écartement ne varie inopinément.
–Dispositifs de levage :
À la main. La force nécessaire à la manipulation d’un modèle à main sera d’autant plus grande que le levier sera court. Une poignée ergonomique en bout de levier facilite la préhension. Un bras de levier minimaliste impose d’utiliser ses deux mains pour soulever la moto. Périlleux. Mieux vaut en garder une libre pour assurer l’équilibre de la moto lors du levage. Un bras de levier démontable est un plus. Pratique pour le rangement mais aussi pour éviter, en bricolant, de trébucher contre.
Au pied. Ces outils demandent moins d’efforts. Ils sont aussi plus compacts (bras de levier moins encombrant) et se casent donc mieux dans un coin du garage. Leur inconvénient réside dans une descente souvent brutale. Alors pour éviter que la moto ne tombe, déplier la latérale.
Roulettes : Une béquille dotée de roulettes à sa base se hisse plus facilement. Accessoirement, en se substituant au train arrière, les roulettes permettent de déplacer la moto béquillée.
Stabilité : La qualité d’une béquille se mesure à sa stabilité et non au nombre de couches de peinture dont elle est couverte. Une fois sur béquille, bougez fermement votre machine pour voir si elle n’oscille pas. Et si le vendeur ne vous permet pas d’essayer le modèle en direct, un forum de discussion peut constituer une bonne source d’informations.

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A retenir…
-*Pour l’entretien – et pour un prix voisin – une béquille d’atelier remplace avantageusement une centrale optionnelle.
-*Assurez-vous que le modèle que vous achetez correspond à la garde au sol et à l’écartement du bras oscillant de votre machine.
-*La stabilité est le critère majeur pour guider votre choix.
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