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Pour 2016, Harley-Davidson a corrigé quelques défauts sur la Forty-Eight, en conservant une ergonomie bras allongés, dos arrondi et jambes (écartées) en avant qui convient à toutes les morphologies.

Plus à l’aise en ville
Deux points principaux ont été revus. Les amortisseurs arrière réglables, plus fermes et de meilleure facture évitent désormais au cadre de frotter en passant les ralentisseurs, alors que la fourche, aux tubes de plus fort diamètre et aux tés bien plus épais, procure une rigueur jusqu’alors inconnue.

À l’usage, l’avant s’avère moins flou à la mise sur l’angle, mais le pneu large monté sur une jante de 16 pouces n’est pas un exemple de précision en termes de guidage.

De toutes les manières, la très faible garde au sol n’encourage guère à une conduite de précision. Le train avant rigidifié participe aussi à l’amélioration de la capacité de freinage. Avec un simple disque désormais flottant devant, les distances de ralentissement sont sérieusement raccourcies. Notons que le frein arrière est toujours aussi puissant et que l’ABS se fait relativement discret.

Rien que du couple
Le bicylindre de 1200 cm3 Evo refroidi par air n’a pas été modifié. Il n’a aucun mal à arracher les 250 kg de métal US. Cette année, il reçoit cependant des échappements noirs à grille chromée à la sonorité un peu trop feutrée, et non les Screamin’ Eagle optionnels montés sur notre modèle d’essai.

En usage urbain, sa boîte cinq vitesses se montre lente, tire long, et malgré les good vibrations envoyées par le twin situé juste sous les fesses, l’injection appauvrie pour satisfaire aux normes antipollution génère un peu trop d’à-coups à la sollicitation de l’accélérateur ou à son relâchement.

Avec une conso avoisinant les 5,5 l/100 km, ce 1200 reste frugal, mais le réservoir de 7,9 l impose des arrêts bien trop fréquents. Dommage, car la nouvelle selle, allongée et disposant d’un bourrelet arrière, est bien plus confortable que par le passé.

Verdict
La Forty-Eight est un très bel objet, désormais plus équilibré et freinant mieux. Mais avec une autonomie aussi faible, une garde au sol limitée et un confort spartiate, elle reste une moto strictement urbaine ou destinée à de courtes escapades sur le réseau secondaire.

Dans la boutique motomag :

- La BD de Margerin : Je veux une Harley Tome 4
- Le recueil de dessins Harley de Philippe Gürel : Les américaines

Fiche technique

Fiche technique (données constructeur)

Moteur
Bicylindre en V à 45° refroidi par air 4T, culbuté, 2 soupapes par cylindre
Cylindrée : 1202 cm3 (88,9 x 96,8 mm)
Puissance maxi : 67 ch à 7.000 tr/min
Couple maxi : 9,8 m.kg à 3.200 tr/min
Alim./dépollution : injection/Euro 3
Transmission
Boîte de vitesses à 5 rapports
Transmission finale par courroie crantée
Partie-cycle
Frein Av (étrier à x pist.) : 1 disque, Ø 300 mm (2 juxt.)
Frein Ar (étrier à x pist.) : 1 disque, Ø 260 mm (2 juxt.)
Réservoir (réserve) : 7,95 litres (n.c)
Poids (vérifié) : 252 kg tous pleins faits
Hauteur de selle : 710 mm
Pratique
Coloris : noir, argent, rouge, or olive, pailleté or, pailleté bleu
Garantie : 2 ans pièces et M.O., assistance
Prix : 12.290 €

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