Comme les autres trois-roues Piaggio/Gilera, le 500 Fuoco souffre d’une sous-motorisation sensible surtout sur les trajets routiers.
En ville, il se faufile aussi bien qu’un deux-roues et le surpasse en matière de stabilité. Cet engin décalé et ludique n’a même pas le complexe de son tarif élevé (7 600 €) puisqu’il n’a pas de concurrent…
| POUR | CONTRE |
|---|---|
| + Machine ludique | - Sous-motorisation |
| + Stabilité partie-cycle | - Freins un peu justes |
| + Amortissement | - Prix élevé |
Essai du Gilera 500 Fuoco dans le Moto Magazine 237
Notre Numéro Spécial Scooter
Essais et mesures du PIAGGIO 125 MP3
Moteur monocylindre refroidi par eau, 4T, 1 ACT, 4 soupapes ;
Cylindrée (al. x cse) 492,7 cm3 (94 x 71 mm) ;
Puissance maxi 40 ch (28,11 kW) à 7 250 tr/min ;
Couple maxi 9,3 m.kg (43 N.m) à 5 500 tr/min ;
Alimentation/Dépollution injection électronique/Euro 3
Transmission
Boîte de vitesses variateur automatique CTV ;
Transmission finale par courroie
Partie-cycle
Frein Av (étrier à x pist.) 2 disques Ø 240 mm (2 juxt.) ;
Frein Ar (étrier à x pist.) 1 disque Ø 240 mm (2 opp.) ;
Réservoir (réserve) 12 litres (1,8) ;
Poids à sec 225 kg
Reprenant intégralement le châssis du 125 Piaggio ainsi que le fameux système à parallélogramme de son train avant, c’est surtout avec sa « carrosserie » que le 500 Fuoco entend imposer sa personnalité (voir les photos).
Le volume sous la selle s’est réduit ; il n’accepte plus qu’un seul intégral. Le tableau de bord, identique au MP3, est clair et complet. Hélas, la finition reste typiquement italienne.
Si le brave mono Piaggio de 40 ch, agrémenté d’un double allumage, fait illusion jusqu’à 130 km/h, il peine ensuite à atteindre les 155 compteur (contre 175 pour un X9). Dommage, car la partie-cycle imperturbable, même en courbe, pouvait supporter plus.
Malgré 45 kg de plus, le Fuoco reste extrêmement maniable au point de ressentir peu de différences avec le MP3 à basse vitesse. Sa liaison au sol « 3 points » lui autorise toutes les audaces et lui épargne les sanctions réservées à son pauvre cousin le deux-roues.
Son train avant absorbe sans broncher n’importe quel défaut de la chaussée et sa stabilité n’est jamais prise en défaut, même sur un rond-point humide abordé sur l’angle.
Toutefois, l’inclinaison jusqu’en butée des suspensions avant provoque une dérobade des roues jumelées, mais sans réelle conséquence sur la sécurité. Dans ce cas, le train arrière a tendance à « ripper ».
Certes, avec ses trois roues, le Gilera peut se passer d’ABS ; il n’en demeure pas moins que ses freins de MP3 s’avèrent un peu justes.
Philippe Pinard - 01/08/2007
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