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Déjà 7 ans que ce curieux 3-roues canadien sillonne nos routes et satisfait ceux que l’inclinaison inquiète mais qui aiment encore rouler nez au vent. Si les modèles RS et ST restent propulsés par un twin Rotax au tempérament sportif, le RT (touring) reçoit un inédit 3-cylindres de 1330 cm3 et 115 ch. Plus doux et plus onctueux, il offre 3 m.kg de couple supplémentaire dès 5 000 tr/min (13,2 m.kg) et dispose enfin d’un 6e rapport type « overdrive ».

À l’usage, les accélérations restent franches malgré les 459 kg (à sec). On gagne donc en agrément, mais on perd en sensations « motardes » tant ce moteur impose un fonctionnement « automobile ».

Équipé d’un mode éco indiquant quand passer les rapports, il est un peu plus sobre : 8,6 l/100 km en usage mixte, soit 300 km d’autonomie. Malgré une suspension arrière revue et une selle ultra-confortable, le RT chahute son passager dès que la route est abîmée et les assistances combinées (antipatinage, ABS, contrôle de stabilité) se déclenchent toujours aussi rapidement en courbes.

Plus homogène avec sa motorisation inédite, le nouveau Spyder RT gagne en confort d’utilisation sur autoroute et dans les relances. Mais son poids élevé, couplé à des assistances trop présentes, le rend toujours peu adapté au réseau secondaire et ses routes abîmées, là où les RS et ST peuvent encore amuser.

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