Contact. Un effleurement du démarreur, le twin à 90° s’ébroue ; cartographie en mode « Touring », et on s’élance dans une sonorité fort sympathique. Légère, bien équilibrée et disposant d’un très bon diamètre de braquage (4,30 m), l’Aprilia se joue des pièges de la circulation urbaine.

Fini les à-coups et le temps de retard à l’accélération de la Shiver (voir Moto Mag 239) grâce à un « drive by wire », cher à la firme de Noale, maintenant (relativement) au point. Mais s’agissant d’un twin, la souplesse n’est pas son fort, gare alors aux sous-régimes.

Route. C’est sur route sinueuse que l’on profite le mieux de l’Aprilia. Elle y dévoile toutes ses qualités (mais aussi ses petits défauts). Les suspensions souples et débattements importants n’empêchent pas la moto de garder son cap.

Le train avant est précis, son contrôle (contre-braquage notamment) est aisé grâce au large guidon. Tarage hydraulique des suspensions trop faible, il faut toutefois s’habituer aux mouvements parasites qui en découlent.

Le freinage est vraiment puissant, limite casse-gueule sur le mouillé. Méfiance aussi alors à la prise du levier droit : la moto plonge, la suspension arrière a tendance à « pomper » à l’accélération en sortie de courbe.

Des comportements « approximatifs » qui n’entament pas vraiment sa précision. Sous réserve d’un peu d’expérience, c’est même marrant. Surtout vue la fougue du moteur en mode « Sport » : la moindre sollicitation au-dessus de 3.000 tr/mn catapulte la moto entre deux virages.

Verdict. La Dorsoduro, moto ludique aux bonnes prestations dynamiques, ne fait aucun compromis « grand public ». Seules les KTM peuvent jouer sur son terrain. Mais, en marge des réalités du monde moto et de la route en général, la Dorsoduro a ce petit quelque chose de subversif qui fait tout son charme. Un remède à la mélancolie, on vous dit !

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