| POUR | CONTRE |
|---|---|
| + Qualité de construction/finition | - Demande de l’expérience pour garder la tête froide… |
| + Sensations de conduite | - Quotidien difficile (aspects pratiques inexistants) |
| + Sonorité et caractère du moteur (en mode Sport) | - Tarif un peu élevé |
jolie ligne, trés fun pour ce supermot qui vient nettement chasser sur les terres de ducati et ktm.quelques ecueils toutefois, la machine est lourde (186kgs) à sec, une autonomie ridicule, notez que pour aller chercher le pain cela suffit. et une fois de plus le tarif qui est trop élevé. bonne (...)
L’essai de l’Aprilia Shiver
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Retrouvez l’essai complet de l’Aprilia Dorsoduro
Données constructeur
Moteur
Type Bicylindre en V à 90° refroidi par eau,
4T, 2 ACT, 4 soupapes par cylindre ;
Cylindrée (al. x cse) 749,9 cm3 (92 x 56,4 mm) ;
Puissance maxi 92 ch (67,3 kW) à 8.750 tr/min ;
Couple maxi 8,4 m.kg (82 N.m) à 4.500 tr/min ;
Alim./dépollution injection/Euro 3
Transmission
Boîte de vitesses 6 rapports ;
Transmission finale par chaîne (16x46) ;
Partie-cycle
Frein Av (étrier à x pist.) 2 disque Ø 320 mm (4 opp.) ;
Frein Ar (étrier à x pist.) 1 disque Ø 240 mm (1) ;
Réservoir (réserve) 12 litres (n.c.) ;
Poids à sec 186 kg
Pratique
Coloris noir, argent ; Garantie 2 ans pièces et M.O., assistance ;
Prix 8.849 € (Tarif 2008) ;
Disponible en 34 ch
Contact. Un effleurement du démarreur, le twin à 90° s’ébroue ; cartographie en mode « Touring », et on s’élance dans une sonorité fort sympathique. Légère, bien équilibrée et disposant d’un très bon diamètre de braquage (4,30 m), l’Aprilia se joue des pièges de la circulation urbaine.
Fini les à-coups et le temps de retard à l’accélération de la Shiver (voir Moto Mag 239) grâce à un « drive by wire », cher à la firme de Noale, maintenant (relativement) au point. Mais s’agissant d’un twin, la souplesse n’est pas son fort, gare alors aux sous-régimes.
Route. C’est sur route sinueuse que l’on profite le mieux de l’Aprilia. Elle y dévoile toutes ses qualités (mais aussi ses petits défauts). Les suspensions souples et débattements importants n’empêchent pas la moto de garder son cap.
Le train avant est précis, son contrôle (contre-braquage notamment) est aisé grâce au large guidon. Tarage hydraulique des suspensions trop faible, il faut toutefois s’habituer aux mouvements parasites qui en découlent.
Le freinage est vraiment puissant, limite casse-gueule sur le mouillé. Méfiance aussi alors à la prise du levier droit : la moto plonge, la suspension arrière a tendance à « pomper » à l’accélération en sortie de courbe.
Des comportements « approximatifs » qui n’entament pas vraiment sa précision. Sous réserve d’un peu d’expérience, c’est même marrant. Surtout vue la fougue du moteur en mode « Sport » : la moindre sollicitation au-dessus de 3.000 tr/mn catapulte la moto entre deux virages.
Verdict. La Dorsoduro, moto ludique aux bonnes prestations dynamiques, ne fait aucun compromis « grand public ». Seules les KTM peuvent jouer sur son terrain. Mais, en marge des réalités du monde moto et de la route en général, la Dorsoduro a ce petit quelque chose de subversif qui fait tout son charme. Un remède à la mélancolie, on vous dit !
Axel Mellerin - 04/06/2008
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