En cas de mauvaise charge de la batterie, le régulateur est souvent incriminé. Or seuls des tests précis peuvent le mettre en cause ou le déclarer en bon fonctionnement.
Fonction du RR. La tension fournie par l’alternateur augmente avec le régime. Elle doit donc être limitée à une certaine valeur, pour ne pas causer de dégâts. En clair, elle ne doit pas dépasser « tant » de volts, en général 14 à 15. C’est le rôle du régulateur. Cette tension est alternative, comme dans une prise de courant. Il faut qu’elle soit redressée en une tension continue « avec un + et un - », seule exploitable par l’équipement de la moto, et d’abord par la batterie. Toute cette alchimie électronique s’effectue dans un seul élément : le régulateur-redresseur, ou RR.
Contrôles préalables. Pour tester le RR, il est impératif d’avoir mis hors de cause l’alternateur et la batterie (NdSR : LIENS vers articles ? ou voir MM n° XX). Vérifiez de près la propreté des connexions : la multibroche principale, plus le fil noir (masse), parfois pris sous une des vis du RR (Étape 1). Le RR suspect doit alors être testé lui-même. Certains modèles, une fois « grillés », présentent des symptômes indéniables de surchauffe (Étape 2). Une vérification électrique ne vient que confirmer le mal.
tres utile votre artticle et conseils !
1 Les connexions sont un point faible du circuit de charge. Elles doivent être parfaitement propres pour ne pas fausser les tests. De plus, un point de passage affaibli provoque une surchauffe locale.

2 Les composants du redresseur-régulateur sont noyés dans une résine de protection, ici en bon état, mais souvent boursouflée ou craquelée de façon très visible après une surchauffe fatale.

3 L’état des composants se teste en débranchant simplement la broche de connexion et en appliquant une à une les mesures décrites dans une revue technique. Facile, même si l’on ne possède aucune connaissance en électronique.

Avant de mettre en cause le régulateur-redresseur, un contrôle rigoureux de la batterie et de l’alternateur est indispensable.
Ne tassez jamais d’affaires (pantalon de pluie, etc.) contre le régulateur : mal refroidi, il pourrait griller.
Le mauvais état des connexions est l’une des causes les plus fréquentes des pannes de charge.
Tension de charge.
Pour rappel, le RR peut être suspecté si la tension moteur tournant dépasse largement 15 V. Dans ce cas, vérifiez que le « plus après contact » arrive bien au RR : ici, c’est le fil vert (Étape 1). A contrario, si la tension mesurée à la batterie reste faible, elle se révèlera parfois correcte, prise au fil rouge directement à la sortie du RR.
Dans ce cas, ce n’est qu’un problème de câblage. Si rien n’y fait, passez aux tests internes du RR avec un multimètre, selon le mode décrit par le manuel d’entretien (RMT ou autre). Même sans rien connaître en électronique, vous n’avez qu’à effectuer les mesures simples qui y sont citées (Étape 3). Une fois tous ces points vérifiés, vous saurez avec certitude si le « régul’ » est définitivement HS.
Les tests décrits ici concernent les régulateurs-redresseurs pour alternateurs triphasés à aimants permanents, les plus répandus. Ils différent si l’alternateur est autorégulé voir MM N° 255, ou à régulation sur l’induction. À vérifier sur le manuel d’entretien.
Guillaume de Crop - 29/11/2011
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