Bien choisir son sac polochon pour moto

Par Nicolas Baudon

Aldo Fusco

17 juillet 2013

Le sac de marin en toile est devenu étanche en adoptant une enduction plastique. Solide, polyvalent et résistant aux intempéries, il est apprécié des motards. Il en existe cependant différents types et à différents prix.

Pour emporter ses affaires à moto, du quotidien à la grande transhumance, les solutions peuvent varier ou se compléter. La bagagerie rigide, fort pratique, nécessite toutefois un support spécifique et se montre encombrante et chère. Les sacoches cavalières ne s’adaptent pas à toutes les motos (proximité des échappements) alors que celles dédiées au réservoir ont souvent une capacité limitée. Le sac polochon, simplissime, présente l’avantage d’offrir du volume compatible avec tout type de moto, d’être étanche et surtout de s’adapter à toutes les bourses.

Matériau

Il existe du matériel tout public, du type sac de sport ou de voyage, en toile ou en nylon. Mais si l’on considère l’étanchéité comme primordiale, le choix s’orientera plus judicieusement vers les sacs en toile plastifiée à panneaux thermosoudés. Il existe globalement deux catégories, dont la fourchette de prix s’étend de 7 à 120 € : ceux qui s’ouvrent par le haut et ceux qui s’ouvrent sur la longueur.

Accès

Séduisant pour son extrême simplicité et sa qualité de fourre-tout, le simple tube se ferme par le haut en roulant les bords avant de les maintenir par un clip. Pas de fermeture à glissière ou de coutures en nombre qui risquent d’affaiblir sa durée de vie. L’étanchéité est parfaite, au point de nécessiter d’en chasser l’air avant de le fermer sous peine d’obtenir un flotteur ! Leur contenance varie généralement de 30 à 90 litres. Une fois vidés de leur contenu, ces sacs ont un encombrement très réduit. Mais toute qualité a son revers : pour s’en convaincre, il suffit de chercher ce qui est au fond…

Pour parer ce défaut de principe, certains fabricants ont choisi de doter leurs polochons d’une ouverture sur la longueur. Deux modes s’imposent alors : la classique glissière, protégée par un large rabat (éventuellement maintenu en place par des Velcro) ; et le mode enroulement, adapté dans le sens de la longueur. Ces deux solutions existent en matériel de sport nautique, mais les équipementiers moto le proposent également.

Portage et arrimage

Les polochons les plus basiques sont totalement dépouillés. D’autres sont munis d’une simple poignée de portage. Les plus évolués possèdent des sangles permettant de les porter au dos ou en bandoulière – pratique lorsqu’on redevient piéton.  Des modèles spécifiques moto sont également munis de boucles ou de sangles et crochets intégrés destinés à faciliter l’arrimage sur la moto. Le must, évidemment.

Bien vu

La pochette filet intégrée qui permet d’y glisser tendeurs, sangles ou bouteille d’eau.

Les couleurs réfléchissantes qui améliorent la sécurité passive.
Les sangles intégrées aux extrémités qui permettent de réduire le volume lorsque le sac n’est pas plein.

Mal vu

L’étanchéité assurée par une housse supplémentaire.
Le matériau trop fin et fragile de certains sacs marins.

A retenir…

  Souples et étanches, les sacs polochons s’adaptent à toutes les motos. 
  Les toiles plastifiées avec une fermeture « roulées/clipsées » sont solides et garantissent une parfaite étanchéité. 
  Une ouverture sur la longueur facilite le remplissage. 
  Les sangles intégrées facilitent le portage.

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