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David Anser
le 29 septembre 2017 à 11:34

Les scooters 3-roues plus accidentés que les autres catégories

La Mutuelle des motards a organisé le 21 septembre à Nice une soirée-débat sur la conduite et plus particulièrement sur l’accidentalité supérieure des 3 roues à moteur. Professionnels et usagers ont pu débattre pour mieux comprendre ce phénomène et y apporter des solutions.

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Anonyme

le 30 septembre 2017 à 03:23

Les scooters 3-roues plus accidentés que les autres catégories

Au delà de ce qui a déjà été avancé pour expliquer ce phénomène contre-intuitif, est-il raisonnable d’envisager, également, que ce que nous prenons pour une cause d’accidents, soit l’usage d’un 3RM, puisse être en réalité une conséquence ?
Pour le dire crûment : et si le client type de ce genre d’engins était d’abord quelqu’un qui doutait de ses capacités, un conducteur peu assuré, craignant la perte d’équilibre, doutant de ses réflexes, jugeant in fine indispensable cette béquille physico-psychologique que constitue la troisième roue pour compenser ses défaillances intrinsèques ?
Ou encore : ce n’est pas l’usage d’un déambulateur qui fait chuter les vieillards, c’est parce que ceux-ci sont plus sujets aux chutes et aux pertes d’équilibre qu’ils utilisent un déambulateur... ce qui ne les empêche pas de tomber parfois, et dans des proportions, même aidés par ce déambulateur, plus importante qu’un adulte encore dans la force de l’âge...

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FRED

le 30 septembre 2017 à 00:45

Les scooters 3-roues plus accidentés que les autres catégories

C’est surtout qu’il ne faut pas oublier que cette cylindrée "libre" est largement grevée par le poids superieur du véhicule par rapport à un scooter classique. Donc au final, un 3 roues 250 est équivalent en terme de performances à une moto 125, etc.
D’ailleurs, si cette puissance "importante" était l’explication du nombre d’accidents, cela impliquerait aussi que ceux-ci soient particulièrement grave. Or, ce n’est pas le cas, ce qui tend à prouver que les accidents ont lieu à des vitesses relativement basses, où la puissance ne change rien.

D’ailleurs, l’explication de cette sinistralité élevée est partiellement indiquée dans l’article : "et roule plus que son homologue à 2 roues".

ça fait toujours plaisir aux "vrais" motards de se dire qu’ils conduisent mieux parce qu’ils ont un joli papier rose dans leur poche. Le souci, c’est que ce n’est pas le cas. Et ce qui nous amène à l’utilité du permis, et surtout des points servant à valider l’aptitude (ou non) à conduire une moto

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Anonyme

le 29 septembre 2017 à 20:52

Les scooters 3-roues plus accidentés que les autres catégories

Mais où va-t-on, ma brave dame, si les motards eux-mêmes se rangent sous la bannière répressive de ce qui se fait en pire en matière d’administration française en attribuant à la puissance de nos machines le fondement de l’insécurité routière des deux-roues, et jetant ainsi aux orties les imposants efforts accomplis tant par la FFMC que par les instances européennes pour faire entendre raison aux promoteurs zélés et nazionaux (oh, lapsus clavis) de la "loi des sans-chevaux" !

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Collec

le 29 septembre 2017 à 17:46

Les scooters 3-roues plus accidentés que les autres catégories

D’accord avec toi Skramasaxe même s’il y a une "petite" nuance : il faut trois ans d’ancienneté au permis pour accéder aux trois roues de plus de 20 ch catégorie L5e...
Mais le pire n’est pas la non-limitation de puissance (AKA vitesse comme le leitmotiv imbécile de nos réprimeurs en chef) mais bien les comportements induits... On peut avoir une 125 de 15 chevaux et conduire comme un c..., et inversement une hypersport de 200 ch et conduire en respectant les autres !

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Skramasaxe

le 29 septembre 2017 à 16:16

Les scooters 3-roues plus accidentés que les autres catégories

Personnellement je trouve que le gros point noir de la formation des scooteristes à 3 roues, c’est le fait qu’ils n’aient, avec leur permis voiture, que la formation de 7h à effectuer, pour pouvoir rouler sur un scooter 3 roue SANS RESTRICTION DE PUISSANCE OU DE CYLINDREE. Eh oui, c’est hallucinant mais les 3 roues profitent d’un vide législatif qui les assimilent ni plus ni moins qu’à des triporteur des années 70, et dont il était inutile de brider les ardeurs vu l’utilisation qui était faite de ces engins. Quand on voit l’accidentalité des jeunes permis, malgré le bridage les 2 premières années, vous comprendrez mieux celle de ces gros scooter, piloté par des caisseux qui n’ont eux qu’une petite formation rapidement expédiée..... quand elle est réellement effectuée et pas juste "achetée"....

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Collec

le 29 septembre 2017 à 16:02

Les scooters 3-roues plus accidentés que les autres catégories

Eh oui, voir tout ce qui concerne l’homéostasie du risque... A ne plus enseigner le risque mais tout faire pour persuader le public qu’il est en sécurité, on le remet en danger. Concernant le 3-roues, j’en suis d’autant mieux persuadé que j’ai été le premier accidenté de France au guidon du MP3 125 premier du nom lors de sa présentation officielle à la presse ! Fauché par une voiture porte Maillot... Faire croire aux gens que sur un engin qui présente la même dangerosité que le deux-roues pour la majorité de ses accidents, qui pour mémoire sont pour la grande majorité d’entre eux causés par un tiers est un mensonge marketing... "On" a pudiquement oublié de souligner l’absence de carrosserie de ce scooter : c’est ballot !

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Anonyme

le 29 septembre 2017 à 14:49

Les scooters 3-roues plus accidentés que les autres catégories

Vendu comme un engin ultrasécurisant avec ses trois roues, à la fois par la marque et par la presse... petit extrait :

"Piaggio MP3 est le premier et seul scooter 3 roues équipé d’un dispositif de sécurité maximal. Le train avant révolutionnaire à parallélogramme articulé garantit une grande maniabilité et une excellente stabilité dans toutes les situations et quelle que soit l’état de la chaussée.
Pour augmenter la sécurité active, Piaggio MP3 est doté d’un freinage ABS et du tout nouveau système électronique ASR qui contrôle le patinage de la roue arrière pour apporter une meilleur motricité et prévenir tout risque de perte d’adhérence."

il offre à son possesseur l’illusion d’une extrême sécurité, débarrassant celui-ci de l’effort, voire de l’idée même, de travailler à tout moment à sa propre sécurité.

Chirac aurait dit : "trop de sécurité tue la sécurité"...
Hegel, lui, paraphrasant sa dialectique du maître et de l’esclave : "si, vous croyant le maître, vous devenez excessivement passif, la technique censée vous servir, en réalité finit par vous asservir, et amolli par cette oisiveté, vous finissez victime de cette technique".
Et pour finir, Pierre Dac : "il ne faut pas se fier aux choses qui ne peuvent pas arriver, car c’est justement celles-là qui arrivent"...

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