Sujet

Frédéric
le 20 mars 2012 à 21:57

Manif moto : tous dans la rue les 24 et 25 mars avec la FFMC

À un mois du premier tour de l’élection présidentielle, motocyclistes, scootéristes et cyclomotoristes, passionnés ou simples utilisateurs de 2-roues motorisés, sont invités à descendre dans les rues, partout en France. Afin de dire, aux côtés de la FFMC, qu’une autre politique de sécurité routière est possible.

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Anonyme

le 4 avril 2012 à 13:53

Même faute, même punition - @ Captain Beurk

Excellente analyse !

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Anonyme

le 26 mars 2012 à 00:58

Même faute, même punition - @ Captain Beurk

En matière de SR, comme dans d’autres domaines, j’essaie de rester pragmatique.

Je considère que l’on doit s’attaquer par ordre de priorité aux causes les plus importantes de l’accidentalité. L’alcool est la cause n°1. La prévention, la communication et la répression doivent commencer par cela. Là dessus, nous nous rejoignons sans peine.

Pour le reste, je considère qu’il est inutile de tendre le baton pour se faire battre. Les comportements à risque, accidentogènes, sont une infime minorité. Considérer que la mère de toutes les priorités devrait être la prise de conscience ou l’évolution des mentalités n’est pas approprié. C’est largement déjà fait aujourd’hui pour la grande majorité des usagers de la route.

Si la répression s’abat aveuglement et stupidement (quand même le brassard fluo et l’agrandissement des plaques, on fait difficilement pirer) sur nous, ce n’est pas parce que nous sommes les premiers responsables. Il convient de pointer d’autres raisons :
- le fait que les associations de victimes, les mêmes qui réclament toujours plus de répression, sont bien implantées dans les instances décisionnelles (au point qu’à chaque nouvelle mesure de la DSCR, c’est Mme Perrichon et le Professeur Got qu’on voit dans la lucarne, comme par hasard)
- le fait que la meilleure façon pour un responsable politique ou un haut-fonctionnaire de prouver son action n’est pas de négocier intelligemment dans le respect de l’intérêt général, mais de sortir une nième loi qui porte son nom
- la méconnaissance quasi-totale du monde motard de la part de ceux qui nous gouvernent ; le simple fait de comparer l’accidentalité 2RM et auto (qui ont des caractéristiques fort différentes) en témoigne, si ce n’est pas de la simple mauvaise foi ; le seul critère qui devrait être pris en compte est l’évolution du rapport sinistre/parc.

Loin de culpabiliser collectivement ou individuellement, il faut au contraire monter en puissance question lobbying (ne nous trompons pas, même dans une démocratie libérale, tout est rapport de force) et devenir aussi communicants que ceux qui croient pouvoir faire notre bien à notre place.

Chaque fois que nous nous laissons faire, nous prenons le risque, paradoxal, d’être encore plus montré du doigt. De ce point de vue, je suis heureux du succès des manifs de ce WE.

Enfin, je ne partage pas votre fatalisme vis à vis de la peur du gendarme. Les mentalités ont évolué. A force d’en parler dans les medias, d’en avoir fait une cause nationale (Chirac 2002 par exemple), les gens ont pris conscience qu’il fallait changer les choses pour conduire de manière plus apaisée. Et je suis certain que le jour où on communiquera efficacement sur l’alcool (ne nous leurrons pas, on l’a partiellement évité pour l’instant, par peur de froisser nos viticulteurs) comme on l’a fait pour la vitesse, le nombre de morts diminuera drastiquement, sans qu’il soit besoin d’une répression outrancière...

Il faudra aussi qu’on fasse pareil pour l’endormissement au volant, plus ou moins ignoré par ceux qui nous gouvernent, parce que moins abordable d’un point de vue répressif.

Bonne route à vous aussi.

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Anonyme

le 25 mars 2012 à 18:33

Même faute, même punition - @ Captain Beurk

Oup’s. C’est vrai j’avais mal lu. Méa culpa. Ce sont tout de même des usagers de deux roues. Ah ouis, mais nous, on est différent. Ca doit être ça...

Reste quand même que rouler alcoolisé sur une moto, qui demande la totalité de ses moyens et une attention beaucoup plus soutenue qu’en bagnole, cela laisse songeur. Mais sur ce sujet, nous n’avons pas - me semble-t-il - un jugement différent.

Pour l’exemple cité dans mon dernier post, il est réel. Et tout simplement navrant pour l’image qu’il véhicule.

Moi, je dis juste ne pas être étonné de la dérive répressive en cours (qui ne va pas manquer de s’accentuer si nos comportement individuels n’évoluent pas) même si j’en suis à la subir comme tout le monde.
Je persiste et je signe quand je dis que la peur du gendarme est efficace et que malheureusement nous n’avons pas les mentalités et le civisme pour nous comporter naturellement en adultes responsables. Je ne dis pas que c’est une fatalité, je constate juste qu’on n’a que ce qu’on mérite (évidemment c’est parfois difficile à entendre).
Sans doute, quelque part, nous devons être victime de cette dérive sociétale qui légifère de plus en plus, qui va vers toujours plus d’assistanat ce qui a comme effet pervers une déresponsabilisation individuelle et entraine plus facilement le rejet de la faute sur l’autre, sur le système ect.
Mais ce système justement, c’est nous qui l’avons créé (on a les élus que l’on mérite).

Après, chacun doit voir ce qui l’arrange dans toute cette affaire de SR. En fait, au delà de chaque cas individuel, je ne m’estime ni meilleur ni pire que mes compatriotes motards. j’en fait parti.
Désolé d’être à contre courant et bonne route.

Captain Beurk

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Anonyme

le 25 mars 2012 à 12:42

Même faute, même punition - @ Captain Beurk

Je vais finir par croire que vous ne savez pas lire. J’ai ouvert votre "ouvrage de référence".

Le taux que vous donnez (36,1 %) est celui des cyclomoteurs !! Et pas celui de l’ensemble des 2RM...

Les motocyclettes, c’est 20,2 % ! C’est à la page 188 du même "ouvrage de référence".

Quant au cas que vous citez, pris dans votre vécu personnel, non pas que je mette en doute votre sincérité, mais comme disait mon prof de math, un exemple ne prouve rien. J’espère juste, mais sans grande illusion, car combien d’entre eux ont le permis moto, que nos responsables de la SR, en instance CISR, ne prennent pas leur décision avec le même doigt mouillé que le votre...

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auteur
Anonyme

le 25 mars 2012 à 04:57

Même faute, même punition - @ Captain Beurk

Ben, ce sont tout simplement les chiffre tirés du "Bilan 2009 de la SR en France".

Mais c’est vrai, j’ai fait une erreur : page 189 de cet ouvrage de référence il est dit " ...on note qu’un cyclomotoriste sur trois 36,1% impliqué dans un accident mortel présente un taux d’alcool supérieur au taux légal". Effectivement, j’étais optimiste avec mes 38%.

Au delà de ce chiffre, il faut hélas noter que la tendance est stable depuis 10 ans. Aucune amélioration. Il ne faudra donc pas s’étonner à l’avenir que les politiques s’occupent de matraquer les récalcitrants...

Nota : comme prévu, manif hier matin dans ma région pour dénoncer cette "politique aveugle du tout répressif". OK, normal, certaines des revendications sont légitimes.
Puis, dispersion des motards et retour de ceux-ci vers leurs horizons respectifs.
Et là, j’te l’donne en mille Emile : deux de nos chers motards responsables s’en retournent vers la même direction que moi et se mettent à me doubler et à partir dans des weelings à 90/100km/h en dépassant de surcrôit une voiture auto-école qui n’a pas manqué de faire un bel écart.

Quand je dis qu’on ferait quand même mieux de balayer d’abord devant sa porte...

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auteur
Anonyme

le 25 mars 2012 à 04:10

Manif moto : tous dans la rue les 24 et 25 mars avec la FFMC

Eh bien, si nous sommes dans un état totalitaire, qu’est-ce que cela doit être en Iran...

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auteur
Anonyme

le 24 mars 2012 à 14:49

Manif moto : tous dans la rue les 24 et 25 mars avec la FFMC

oups, j’avais pas vu ta réponse..... je suis désolé, ça ne partait certainement pas d’une mauvaise intention !!!

Grand V !!

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auteur
Anonyme

le 24 mars 2012 à 13:13

Manif moto : tous dans la rue les 24 et 25 mars avec la FFMC

Je ne crois pas que vigipirate écarlate soit la cause de l’interdiction de manifester, ce n’est qu’un " argument " fallacieux. En effet, la mairie de Toulouse a organisée hier un rassemblement place du Capitol qui a réuni 4.000 personnes et réitère celui-ci demain. A mon sens, il y a une volonté de délibérée de faire taire toutes expressions démocratiques contestataires ; des manifestations syndicales ont été interdites. J’estime que nous avons une démonstration de ce qu’un Etat peut tomber, sous des prétextes divers, surfant sur une émotion légitime, dans des dérives totalitaires.

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auteur
Anonyme

le 24 mars 2012 à 12:16

Manif moto : tous dans la rue les 24 et 25 mars avec la FFMC

"Vérités" est un bien grand mot...

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auteur
Anonyme

le 24 mars 2012 à 10:50

Même faute, même punition - @ Captain Beurk

C’est extrait du petit bréviaire illustré de la DSCR ??...

Concernant l’alcoolémie, je ne polémiquerai pas, puisque nous sommes d’accord. Sauf sur un point, celle des motards. Le chiffre que vous avancez pour les motards est faux, l’alcoolémie relevée pour les motards lors d’accident est inférieure en pourcentage à la moyenne (elle est de l’ordre de 20 %).

Sur la vitesse. Une nouvelle fois, on confond vitesse excessive (c’est-à-dire inadaptée à la route) et excès de vitesse. C’est pratique, ça permet de justifier la politique du radar.

La vitesse excessive (la vraie cause de l’accident) est rarement comptabilisée en temps que telle dans les accidents. Les estimations les plus sérieuses font état de la possibilité d’épargner 18% des vies si les vitesses excessives disparaissaient totalement. D’autres études ont montré qu’elle intervenait en réalité pour moins de 10 % dans les vraies causes d’accident. Il ne faut pas oublier non plus, le facteur alcool qui est souvent la cause première dans le comportement inadapté à la conduite.

Quant à l’hypothèse de Nilsson, ça reste une hypothèse. Je vous confirme, en revanche, que lorsque dans les années 70, on est passé de la vitesse limite 100 à 90 sur les routes, aucune amélioration statistique n’a été enregistré... Donc Nilsson...

Quant au résultat spectaculaire depuis 2003, laissez moi rire. Il a été répété ici et ailleurs à de nombreuses reprises que la baisse de la sinistralité a été constante depuis des décennies. On n’a observé aucun gap à partir de l’installation des radars fixe, fin 2003. Le gouvernement s’attribue le mérite qui revient à d’autres, je pense aux constructeurs automobiles et aux équipementiers qui ont fait réellement progresser la sécurité passive et active de leurs véhicules. C’est ce qui explique la baisse linéaire des accidents : le renouvellement continuel du parc avec des véhicules en permanence plus sûrs que les anciens. Le gouvernement a-t-il le droit de s’attribuer le mérite d’autrui, je n’en sais rien, mais on a aussi le droit de ne pas être con et de rendre à César ce qui revient à César.

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auteur
Anonyme

le 24 mars 2012 à 06:12

Même faute, même punition - @ Captain Beurk

Pour info, voici quelques statistiques (année 2009) concernant l’alcool et la vitesse :

Pour l’alcool :
La proportion des accidents corporels avec alcool s’élève à 10,6 %.
Il s’élève à 29,6 % pour les accidents mortels.
On estime à 1200 vies le nombre de tués qui auraient été sauvés si aucun des conducteurs n’avait conduit avec un taux d’alcoolémie positif.
On constate que malgré les diverses les évolutions législatives et réglementaires aucune évolution significative de la proportion des accidents en présence du facteur alcool (toujours autour de 30 % des accidents mortels) n’est constatée. Néanmoins, si cette proportion reste stable, cela signifie que en valeur absolue le nombre d’accidents mortels et celui des personnes tuées baisse aussi.
Le scénario type d’accident mortel avec un dépassement du taux d’alcool légal est un accident survenant à un véhicule seul, circulant sur une route départementale hors agglomération, hors l’intersection.

==> 71 % des accidents mortels survenant la nuit impliquaient un conducteur au-dessus du taux d’alcoolémie autorisé. Lorsque l’on s’intéresse aux nuits de week-ends ou de jours fériés, ce sont 41 % des accidents mortels qui présentent le facteur « alcool ».
==> Les usagers et l’alcool : Les conducteurs masculins sont très fortement surreprésentés dans les accidents corporels avec alcool. Ils représentent 72,8 % des conducteurs sous l’influence de l’alcool. Ce trait s’accentue encore dans les accidents mortels, le taux de conducteur masculin s’élevant à 92 %.
==> Les conducteurs au taux positif utilisent le plus souvent des voitures légères (68,1 % des conducteurs au taux d’alcoolémie positif conduisaient des voitures de tourisme contre 63,2 % dans les accidents en général).
==> Sur l’ensemble des deux-roues motorisés impliqués dans un accident corporel, 36,1 % des conducteurs avaient un taux d’alcoolémie positif (à l’inverse, les chauffeurs PL = 1,7%).
==> 29,9 % des conducteurs impliqués dans des accidents mortels n’étaient pas ceinturés (et 11,7 % pour les accidents corporels).

Les taux d’alcoolémie :
==> 8,8% impliqués dans les accidents corporels  alcoolémie inférieure à 0,8 g/l (contraventionnel)
==> 28,8% avec une alcoolémie comprise entre 0,8 g/l et 1,5 g/l (délictuel)
==> 38% des conducteurs conduisaient avec une alcoolémie supérieure à 2 g/l.

Et maintenant, la vitesse :
C’est un facteur de risque particulier dans la mesure où il est presque toujours présent dans une collision comme facteur d’occurrence et/ou facteur de gravité. Les motards - puisqu’il ne sont pas protégés par une carosserie, sont concernés au premier chef.
Les vitesses excessives (excès de vitesse et vitesses inappropriées) sont mises en cause dans 25 à 30% des accidents mortels (2ème facteur après l’alcool, c’était l’inverse avant 2002).

En effet, indépendamment de la genèse de l’accident :
1. la marge de réaction des conducteurs pour éviter le choc est déterminée par leurs vitesses.
2. De plus, la gravité de l’accident (le degré d’atteinte corporelle) dépend étroitement de l’énergie de choc,
Le non-respect des vitesses à fait l’objet de près de 10 millions d’infractions en 2009
Le non-respect des limitations générales de la vitesse concerne
==> environ 32 % des automobilistes (contre 59 % en 2002),
==> 43 % des conducteurs de poids lourds (contre 65 % en 2002)
==> 44 % des motocyclistes (contre 76 % en 2002), tous réseaux et toutes limitations confondus.

Les dépassements de plus de 10 km/h de la vitesse maximale autorisée sont en baisse légère pour les véhicules légers en 2009 mais en forte diminution pour les motocyclistes (10,4 % VHL légers - 10,6 %, PL et 24,4 % pour les motocyclistes (contre 34,7 % en 2008 ). C’est dans les traversées d’agglomération (18 %) et sur les autoroutes de dégagement (19 %) que les taux de dépassement des limitations de plus de 10 km/h sont les plus élevés.

On a tendance à rouler plus vite de nuit sur tous les réseaux, excepté sur les autoroutes de liaison.

En ce qui concerne la vitesse moyenne pratiquée de jour par les automobilistes en France, on observe qu’elle passe de 80,6 km/h en 2008 à 80,1 km/h en 2009, tous réseaux confondus. Depuis 2002, c’est une réduction de plus de 10 km/h (– 11,7 %) qui a été obtenue, ce qui représente un effort considérable avec le résultat impressionnant que l’on sait quant à la réduction de la mortalité. En appliquant l’hypothèse de G. Nilsson selon laquelle une variation de 1 % de Vmoy.  - 4 % du taux d’accidents mortels, en 2009, si tous les usagers avaient respectés les limitations de vitesse, le gain aurait eu pour effet une baisse de 17,9 % du nombre d’accidents mortels. On en déduit qu’au moins 760 personnes auraient pu avoir la vie épargnée. Ce gain potentiel serait considérablement plus élevé si, au-delà du respect des limites de vitesse, tous les conducteurs adoptaient en toute circonstance une vitesse appropriée– comme l’impose le Code de la Route, mais ce gain ne peut être estimé.
Tout ce qui est cité supra doit nous faire réfléchir sur notre comportement individuel.

Captain Beurk

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auteur
Anonyme

le 24 mars 2012 à 05:33

Manif moto : tous dans la rue les 24 et 25 mars avec la FFMC

Ben ouais, quand il s’agit des mêmes sujets de fond, et même si certaines vérité ne sont pas bonnes à entendre, il faut que le message soit martelé.

Nota : je ne suis pas à la solde du gouvernement, je suis juste un motard qui balaye devant sa porte...

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auteur
Anonyme

le 24 mars 2012 à 05:26

Manif moto : tous dans la rue les 24 et 25 mars avec la FFMC

Attends que la mesure Vigipirate Ecarlate soit levée...

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auteur
Anonyme

le 23 mars 2012 à 23:52

Manif moto : tous dans la rue les 24 et 25 mars avec la FFMC

Déni de démocratie !!!
Je proteste vigoureusement contre le fait que la manif de Toulouse soit annulée suite aux derniers évènements : tous les rassemblements à Toulouse sont interdits exceptés ceux organisés par la mairie. Pour lutter contre toutes les formes de totalitarismes et de fanatismes la seule expression est celle de l’expression démocratique... une manifestation publique est une des expressions de cette démocratie. La plus grande forme de respect que l’on peut montrer aux victimes des derniers évènements est de démontrer que le vie continue malgré tout, de ne pas rester sur son quant à soi, de continuer à s’exprimer, à crier nos colères. Nous devons opposer à l’horreur notre dignité d’hommes et de femmes libres en gardant la tête haute ; nos pères et nos mères l’ont démontrés dans des périodes bien plus sombres de notre histoire.
Interdire de manifester quelque soit la raison est un déni de démocratie inadmissible !

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auteur
Anonyme

le 23 mars 2012 à 17:09

Même faute, même punition - @ Captain Beurk

Vous le dites vous-même, la courbe de l’accidentologie a fortement baissé en 40 ans. Reste à savoir pourquoi avant de gober la propagande de la DSCR depuis l’époque de Gérondeau, qui a finit sa carrière au sein des automobiles clubs...

Sur la vitesse, je me permets de vous rappeler que les limitations originelles avaient uniquement pour but de maîtriser nos dépenses énergétiques, après la première crise du pétrole. Quand vous regardez les courbes, vous vous apercevez ainsi que la réduction de la vitesse (de 100 à 90) n’a eu aucun effet. De même, l’accidentalité a baissé avant la mise en place des premiers radars automatiques, et leur implantation n’a permis d’observer aucun saut quantitatif... Le saut, si saut il y a est intervenu dès le discours de Chirac en 2002 sur les grands chantiers du candidat. Ce qui tendrait à prouver que le changement de mentalité (remise en question individuelle) a bien été au RV.

Le bridage des autos, le LAVIA sont de ce point de vue de fausses bonnes idées, qui participent plus de l’autophobie maladive de certains que d’une vraie politique de sécurité routière...

Aujourd’hui, les grands gisements sont dans la lutte contre l’alcool (je vous rejoins sur ce point) et la lutte contre l’endormissement, révélé par 40 millions d’automobilistes, mais peu mis en avant par le gouvernement, car ne rapportant rien et nécessitant ici comme ailleurs plus de prévention que de répression...

Il faut rappeler aussi que les dernières mesures du CISR ont été prises, à contre-courant (puisque l’accidentalité 2010 et 2011 avaient fortement baissé), sous la pression des assoces type LCVR, remontées contre l’assouplissement du permis à point...

Bref, des mesures essentiellement politiciennes et démagogiques, sans aucun lien avec la SR. Ce n’est pas comme ça qu’on améliorera les choses... La répression ne peut être acceptable et être acceptée que si elle repose effectivement sur des statistiques fiables et si les moyens sont à due proportion. Comment accepter que la lutte contre l’alcool soit le parent pauvre des contrôles alors qu’il représente la cause n°1 des accidents corporels ?

Commençons déjà par ramener la DSCR (à défaut de la supprimer) dans le giron de l’Equipement si on veut vraiment faire progresser la sécurité routière en France.

Quant au coup des 24 milliards (repris en boucle par les Perrichon and Got), on aimerait bien avoir le détail du calcul... Mais il faut surtout rappeler que ça n’est pas un argument recevable. Interdit-on aux gens de fumer, de boire (ailleurs que sur la route), de manger gras et sucré, alors qu’il est largement démontré que ces comportements à risque sont à l’origine de dizaines de milliers de cancers, de maladies cardiovasculaires, de diabète de type 2, qui représentent également des coups financiers importants. Faut-il aussi interdire tous les sports extrêmes, ou pire, le simple cocooning, qui avec ses 20000 accidents domestiques annuels, dépassent largement la sinistralité de la route...

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auteur
Anonyme

le 23 mars 2012 à 00:46

Manif moto : tous dans la rue les 24 et 25 mars avec la FFMC

En tous cas, du coté des poltiques, c’est reparti comme avant. L’union nationale aura fait long feu...

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auteur
Anonyme

le 23 mars 2012 à 00:44

Manif moto : tous dans la rue les 24 et 25 mars avec la FFMC

dis voir, t’es vraiment obligé de faire un copier coller de tous ce que tu dis, entre le blog d ela FFMC et cet article ? Parce que deja qu’au depart, ça fait bien propagande gouvernementale, mais le copier-coller ajoute en plus l’effet "troll".

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auteur
Anonyme

le 22 mars 2012 à 22:49

Manif moto : tous dans la rue les 24 et 25 mars avec la FFMC

Dans deux générations de conducteurs, on se souviendra du système LAVIA avec nostalgie tellement tout ce qui concernera la circulation routière sera devenu robotisé...

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auteur
Anonyme

le 22 mars 2012 à 20:40

Manif moto : tous dans la rue les 24 et 25 mars avec la FFMC

Ben si, dans pas mal de régions (à commencer par chez moi, en Bretagne) c’est perçu comme un terme péjoratif : Bécassine a laissé des traces...
Mais bon, on ne va pas en faire un fromage...

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auteur
Anonyme

le 22 mars 2012 à 20:16

Manif moto : tous dans la rue les 24 et 25 mars avec la FFMC

Je savais pas que "province" était irrespectueux ! Moi, j’habite la province et je ne me sens pas insulté quand on me qualifie de provincial... d’ailleurs, je suis le premier, je ne dis pas que je suis un "régional" :) Et puis l’IDF, c’est aussi une région, qui n’est pas en province ;)

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