Comment utiliser un préventif anticrevaison

Par Guillaume Dayan

23 avril 2015

Couramment utilisés en TT sur quatre et deux roues, les préventifs anticrevaison méritent aussi, malgré leur prix élevé, l’attention de ceux qui pratiquent la moto sur route. Veillez juste au respect de quelques règles élémentaires pour vous assurer un déplacement sans remorquage.

Les motards verts, qui soumettent leurs pneus à rude épreuve, recourent fréquemment aux préventifs anticrevaison. Ces dispositifs sont si redoutables d’efficacité qu’il n’est pas rare de découvrir, une fois le pneu démonté, plusieurs clous dans la bande de roulement.

Même si une moto de tourisme ou un véhicule urbain imposent moins de contraintes, adopter un tel dispositif n’est jamais superflu pour qui n’aime pas perdre son temps en réparations délicates ou son argent en remorquage.

Le prix du produit est élevé (25 € environ pour deux roues), mais il en vaut la chandelle. Le recours à un anticrevaison est d’autant plus recommandé que sa machine n’est pas montée de pneus flambant neufs. En effet, 85 à 90 % des crevaisons affectent le pneu arrière lorsque son usure dépasse 50 %.

Précaution

Les préventifs sont d’une utilisation universelle. Ils s’adaptent aussi bien aux pneus à chambre qu’aux tubeless, aux trains avant qu’arrière.

La seule restriction concerne les machines hypersport du fait de la présence quasi systématique d’un balourd résiduel de 15 à 60 g occasionné par la circulation du produit dans le pneu. Si ce phénomène affecte peu le pneu arrière, il peut se révéler dangereux à l’avant en perturbant la tenue cap à haute vitesse.

Application

Le moyen le plus simple d’injecter le préventif dans le pneu reste la valve (celle-ci étant dans la partie haute du pneu afin de permettre l’écoulement du produit). Assurez-vous qu’un démonte-obus est fourni avec le kit afin de faciliter l’intervention.

Une fois le produit injecté, il faut mettre un petit coup de gonfleur afin d’éviter que l’excédent ne se fige dans la valve. Les kits qui se pressurent à l’aide d’un pistolet réclament moins d’huile de coude que ceux à main.

Quantité

Une formule ésotérique permet de calculer le volume exact, en ml, de liquide à injecter par pneu : L x D x 3,14 x 0,0012 (L = largeur de la bande de roulement en mm, D = diamètre du pneu en mm).
Les non-matheux pourront se rabattre sur la règle des « environ 250 ml par pneu », voire sur l’éventuel tableau fourni par le fabricant. Si vous optez pour un kit prévu pour deux roues (soit 500 ml, hum y’en a deux qui suivent dans la salle…), privilégiez les flacons gradués pour une répartition équitable entre pneu avant et arrière.

Les conditionnements d’1 litre, prévus pour les 4-roues, permettent quelques économies. Pour en réaliser de plus substantielles, certains, parmi les amateurs de quad, achètent leur préventif chez les revendeurs de matériel agricole (tondeuse, tracteur, brouette).

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Bien vu

Un flacon gradué permet de répartir uniformément la dose entre pneu avant et pneu arrière. Un pistolet poussoir facilite la mise en œuvre.

Mal vu

Un produit fourni sans démonte-obus impose de repartir à la station-service la plus proche pour pouvoir l’injecter.

À retenir…

  • L’usage d’un préventif est fort recommandé sur un pneu à mi-usure.
  • Tous les préventifs sont efficaces, c’est leur facilité de mise en œuvre qui fait la différence.
  • L’usage d’un préventif est déconseillé sur les pneus avant des hypersportives (balourd).

 

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