Choisir son pantalon moto d’hiver

Par Nicolas Baudon

Guillaume Dayan

11 novembre 2015

Plus polyvalent que son homologue de pluie, le pantalon d’hiver offre sécurité, chaleur et étanchéité en moto. Coûteux, il se justifie cependant par les services rendus.

Un bon pantalon d’hiver réunit plusieurs qualités essentielles : retenir la chaleur du corps (pouvoir adiathermique), limiter la pénétration de l’air et de l’eau et minimiser les dégâts d’une glissade. Quelques modèles peuvent être portés par-dessus un pantalon de costume. Mais la plupart des pantalons d’hiver ne sont pas des surpantalons et se portent donc le plus souvent à même la peau ou par-dessus un collant technique. Le soyeux de la doublure a donc une incidence sur le confort et sur la facilité d’enfilage.

Soyez attentif à l’amplitude des soufflets au bas des jambes. Trop limitée, elle empêchera de recouvrir une botte ou une grosse chaussure de moto. Effet douche et réfrigération à la clé. Une doublure amovible garantit un nettoyage aisé (lire l’étiquette de recommandations lavage) et un emploi estival possible une fois dézippée. Jeter un œil au système de mise en place et de retrait de la doublure (pressions, Velcro, zip…). pour ne pas perdre 1/2 heure à chaque manipulation. À essayer en magasin.

Sécurité

Des rétroréflechissants constituent toujours un plus en terme de sécurité passive. Des passants pour une ceinture optimisent le maintien à la taille. Une patte à passer sous la botte évite au pantalon de rebiquer sur les chevilles sous l’effet du vent

 

Pas de pantalon sérieux sans protections. Attention, pour avancer le terme « protections », les fabricants sont désormais obligés de respecter la norme PR-EN 1621-1. Une coque conforme à ses exigences garantit l’absorption d’une partie de l’énergie d’un choc. Certains pantalons sont vendus sans coques mais avec la poche destinée à les accueillir. Prévoir alors quelques dizaines d’euros de plus. Des protections fixes ne facilitent pas l’entretien (lavage en machine proscrit). Sur certains modèles, on parle de simples renforts, c’est-à-dire d’empiècements ou surépaisseurs de textile dotés d’une bonne résistance à l’abrasion ou/et d’un point de fusion élevé (pour éviter de fondre contre le bitume). Ceci aux fesses, hanches, cuisses.

Étanchéité

Un pantalon sans braguette transforme, pour ces messieurs, tout arrêt pipi en calvaire. Une doublure non amovible et vous voilà condamné à remiser votre acquisition au placard à la belle saison.

Le premier procédé, plus économique, est l’enduction. Elle consiste à traiter la face interne du tissu. Son défaut : un manque de respirabilité. La membrane (Goretex, Sympatex, BW2 Tech) se prend en sandwich entre deux couches de vêtement. Elle barre la route aux embruns tout en aménageant une porte de sortie à la transpiration. Avantage : éviter que l’intérieur du pantalon ne s’humidifie par sudation (vecteur de refroidissement). Cette caractéristique est un gage de confort, y compris en hiver. Pour une étanchéité optimale, il faut aussi choisir un pantalon avec une longueur de jambe suffisante afin de contrebalancer sa remontée en position assise sur la moto. Sans quoi les projections d’eau détremperont les chevilles.

Matériaux

Un pantalon hiver doit pouvoir s’ajuster pour ne pas flotter au vent. (roulage avec les essayeurs de Moto Magazine)

Pour les coques de protection, exiger la conformité à la norme EN 1621-1 (à ne pas confondre avec le marquage CE). Pour les renforts, plusieurs solutions sont envisageables, plus ou moins coûteuses, plus ou moins efficaces. Un bon indicateur du niveau de sécurité est le Denier, terme technique désignant l’épaisseur du fil ayant servi à la confection du textile. Un Cordura 300 est moins résistant qu’un 600. On recommande en général de ne pas confier sa sécurité à un textile d’un Denier inférieur à 500.

À retenir…

  • Un pantalon d’hiver coûte cher (100 € minimum). Il préserve à la fois du froid et de la pluie tout en limitant les conséquences d’une glissade.
  • Opter pour un modèle avec protections homologuées et doublure amovible.

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