Choisir ses pare-mains anti-froid pour sa moto
Par Nicolas Baudon
Aldo Fusco
6 novembre 2015
Issus de la moto tout-terrain, mais adaptables à certains trails routiers ou supermotards, les pare-mains servent à préserver les commandes, à amoindrir les effets du froid et jouent un rôle esthétique.
Issus du monde de la moto verte, les pare-mains ont pour fonction initiale de protéger les mains des projections de pierres, des branches, etc. Pourtant, ce type d’accessoire se développe sur des machines qui ne mettront jamais les roues dans un chemin : supermot’, trails routiers et même certains roadsters type Ducati Hypermotard. Quels sont, alors, les critères à observer avant d’en choisir ?
La fonction « déflecteur »
Faire barrière aux flux d’air évite d’exposer les gants directement aux intempéries (vent, froid, pluie). De même qu’un pare-brise freine la fuite de calories et la pénétration de l’eau (certains s’élargissent d’ailleurs au niveau des commandes), les pare-mains peuvent avoir cette fonction. En effet, tant qu’il n’existe aucune production de chaleur (ex : poignées chauffantes), lutter contre le froid consiste à le retarder ! Contre la pluie, leur fonction est plus évidente. Les projections d’eau ne viennent plus marteler directement les gants, qui sont donc moins sollicités.
La fonction « rigidificateur »
Les pare-mains permettent également de protéger les leviers en cas de chute. Ce n’est alors plus ces derniers qui touchent le sol en premier. Mais cette rigidité peut-être également utile pour « donner une forme » à des manchons en hiver, les coursiers le savent bien ! Le vent ne vient plus plaquer les manchons sur les commandes, et si ceux-ci sont trempés ils ne risquent pas de mouiller les mains par contact.
Quels pare-mains pour quel type de machine ?
Il existe différents modèles, enveloppants plus ou moins la main, présentant une extrémité ouverte ou fermée en bout de guidon, plus ou moins rigide et dont les prix s’échelonnent de 20 à 100 €. En règle générale, les modèles « ouverts » (type Honda Varadero), sont assez hauts et ne posent pas de problème de montage puisqu’ils sont fixés uniquement côté cocotte. Intéressants comme déflecteurs, leur fonction anti-casse est dépendante de l’équation souplesse du plastique/poids de la machine…
Les modèles avec fixation en bout de guidon sont généralement livrés avec un kit de montage dont la pose reste aisée. Les kits sont prévus pour des guidons classiques, aux tailles non moins standards (diamètre : 22 ou 28 mm). Une partie en U sert de support côté cintre, une partie type « cheville du bâtiment » reçoit la vis côté extrémité. Très typés tout-terrain, l’utilité recherchée est une fonction anti-casse (certains modèles intègrent des barres de renforts en alu). Ils sont plus chers et la protection contre les intempéries est très relative.
Enfin, il existe des modèles à la fois enveloppants et comprenant une fixation en bout de guidon dédiés spécifiquement aux KTM Adventure et BMW R 1200 GS. Ils représentent un bon compromis entre les deux fonctions citées précédemment.
A RETENIR…
Les pare-mains fixés en un point (côté cocotte) font de bons déflecteurs mais protègent moins les leviers.
Les modèles tout-terrain sont plus étroits, plus chers, mais aussi plus solides et faciles à cumuler avec des manchons.
Entre ces deux écoles, il existe des modèles enveloppants et à double ancrage.
MAL VU
Les modèles trop souples qui n’ont qu’une fin esthétique. Un volume trop important pour le glisser sous un manchon

BIEN VU
Le double ancrage qui accroît la rigidité. À défaut, privilégiez une fixation en bout de guidon.







