Choisir ses gants moto aérés !

Par Nicolas Baudon

Aldo Fusco

29 juillet 2014

Supporter des gants par grosse chaleur n’est pas toujours agréable ; et forte est la tentation de les retirer. Pourtant, des gants aérés permettent de se protéger sans... mariner. Y avez-vous pensé ?

Le rôle des gants est d’abord d’assurer une protection en cas de chute, et ils restent tout aussi indispensables en été ! La probabilité d’une gamelle reste équivalente, et si le froid n’est plus à craindre, les coups de soleil sont une autre source de souffrance. Des gants aérés assurent ainsi une protection, tout en étant confortables. Voici les différents types qui existent.

Deux grandes familles

Cuir ou textile ; sport, route ou ville ; budget, look et protection, mais aussi qualité de la ventilation… sont autant de critères qui vont guider votre choix. Mais globalement, deux catégories se partagent le créneau : les gants tout cuir, qui rappellent les modèles utilisés sur circuit, avec microperforations et renforts sur le coup-de-poing, les phalanges et, le cas échéant, un système antiretournement de l’auriculaire ; et les gants dits textiles, dont le revers est constitué d’un maillage serré et élastique en fibres synthétiques.

La sécurité est assurée par une coque rigide sur le coup-de-poing et des renforts cuir côté paume. La première option, plus onéreuse, sera plus adaptée aux longs trajets routiers, tandis que la seconde, moins résistante, restera cantonnée aux trajets urbains.

Confort et dextérité

Pour s’assurer du confort des gants et du degré de dextérité, il est préférable d’essayer les gants avant d’arrêter son choix. Certaines marques taillent petit, d’autres grand, et il est donc délicat d’acheter à distance. 
Préférez un gant bien ajusté, avec une fermeture au niveau des poignets par un large velcro plutôt qu’un insert élastique. L’ajustement n’en sera que meilleur, et le problème de l’avachissement de l’élastique est contourné. 
Assurez-vous de la présence de perforations entre les doigts pour les aérer. En revanche, il ne doit y en avoir ni sur la tranche ni sur la paume, pour des raisons évidentes de sécurité. La ventilation est en général plus efficace sur les synthétiques, mais ceux-ci sont moins sûrs.
Dernier point, des empiècements d’un cuir différent sous les doigts sont les bienvenus pour assurer un meilleur grip sur le levier.

Sécurité

Pour sa résistance à l’abrasion, le cuir est à préférer au textile, tout comme les coques rigides ou les mousses denses sur le dessus de la main. Sur la paume, du cuir double épaisseur ou du kevlar est impératif.
Pour les modèles à maillage synthétique, veillez à la solidité des coutures quel que soit le modèle, à la présence d’empiècements de cuir sous les doigts et à une coque, parfois en plusieurs parties ou articulée par une section « en soufflet » pour la souplesse, sur le coup-de-poing.

Le maintien du gant est crucial. Celui-ci ne doit jamais pouvoir être retiré sans défaire le velcro (ou tout autre système de serrage), pour éviter qu’il soit arraché en cas de chute.

Mal vu

Les gants de cyclistes, qui laissent les doigts nus et n’offrent qu’une protection très sommaire…
Les fausses aérations, courantes sur les modèles « premier prix ».
Les velcros de fermeture du gant, simplement collés et sans couture.

Bien vu

L’aération entre les doigts permet de moduler la fraîcheur en serrant ou en écartant les doigts.
Sur les modèles sport, un recouvrement de la couture sur la tranche assure une bonne solidité et une meilleure pérennité.

A retenir…

Les gants tout cuir et lookés piste sont particulièrement rassurants face à l’éventualité d’une chute (nombreux renforts et protections). Mais plus difficilement supportables lors de canicules en ville.
Les modèles plus urbains sont constitués d’un maillage extensible en textile synthétique. Malgré la présence d’une coque, ils sont moins protecteurs en cas de chute, mais plus confortables.

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