Bien choisir ses bottes pour la moto
Par Nicolas Baudon
Gullaume Dayan
14 octobre 2014
Les bottes de moto, malgré un physique souvent ingrat, possèdent des atouts d’étanchéité et de sécurité optimales. Si ça vous botte... de mettre vos pieds au régime sec !
Les motards les plus récalcitrants finissent souvent par être convaincus de l’utilité de porter des bottes (surtout le lendemain d’un orage avec la goutte au nez ou après une glissade). Encore faut-il les choisir selon son usage.
A porter toute la journée ou seulement à moto ?

-Se méfier de la mauvaise tenue de certains renforts fixés par velcro.
-Des boucles, des crochets et des sigles métalliques, ça fait joli. Mais ça aggrave aussi les contusions en cas de chute, en perçant le cuir.
Dans le premier cas, veiller au confort. Un cuir, une semelle ou une tige trop rigide rendent la marche douloureuse. Toute chaussure nécessite un temps de rodage, mais n’espérez pas de miracle : les bottes doivent être confortables dès l’essayage. Les pieds ayant tendance à gonfler au fil des heures, essayez-les plutôt le soir.
Si vous n’utilisez vos bottes qu’à moto, mettez le confort au second plan au profit de la sécurité. La quantité de renforts devra être alors plus conséquente. Un essayage sur la moto est indispensable pour s’assurer de l’absence d’entrave, surtout une sportive qui accentuent la pliure de la cheville.
Les matériaux

-Une fermeture éclair qui descend presque jusqu’à la plante des pieds pour un désenfilage facile.
-Un velcro au sommet de la botte permet un ajustement parfait à sa morphologie. Ce dispositif se complète parfois d’un lacet. Idéal.
-Un rétro-réfléchissant (pas caché par le pantalon) pour optimiser la sécurité passive.
Le cuir conserve la faveur de nombreux bottiers, mais certains utilisent du simili (ex : Lorica). Plus économique, certes, mais aussi plus sensible au vieillissement et parfois inconfortable (replis à l’intérieur). Choisissez la semelle antidérapante et résistante aux hydrocarbures afin d’éviter une perte d’équilibre sur des repose-pieds mouillés ou sa dégradation rapide après avoir pataugé sur du carburant répandu à la station-service.
Étanchéité

Les jours de pluie, la visibilité n’est pas au top, surtout la nuit. D’où l’utilité de patchs réfléchissants qui, situés dans l’axe des phares, aide à être mieux perçu.
Le cuir n’offre naturellement qu’une barrière relative. Pour lutter contre l’orage, il se trouve désormais épaulé par des membranes étanches et respirantes. Ces films, confectionnés comme une chausson inséré dans la botte, voient leur efficacité contre la pluie et pour favoriser la respirabilité varier fortement selon leur qualité. Privilégier des marques ayant fait leurs preuves (Goretex, Sympatex).
Sécurité

L’étiquette d’homologation – obligatoire – certifie que la botte répond à des exigences minimales de protection et de confort.
Toutes les bottes de moto doivent être certifiées conformes à la norme EN 13634. Ce cahier des charges impose de répondre au minimum à des tests rigoureux concernant, entre autres, la résistance à l’abrasion, la coupure, l’écrasement latéral (dans le cas où le pied resterait coincé sous la moto lors d’une chute), etc. L’étiquette de conformité est constituée d’une loto surplombant une série de quatre chiffres indiquant le niveau (1 ou 2, la meilleure note) obtenu aux tests obligatoires. Ces indications peuvent être complétés par la mention de tests optionnels (WR, étanchéité, IPA, protection de la cheville, IPS, protection du tibia, etc.).
A retenir…

Un soufflet placé sur le cou de pied favorise les mouvements de la cheville.
- Trouver le meilleur compromis protection-confort, au besoin en procédant à l’essayage sur sa moto.
- Les inserts techniques, étanches et respirants, ont fait des progrès énormes.
- Attention aux gadgets esthétiques qui risquent de blesser en cas de chute (pas de coques en métal).






